Directives Opérationnelles pour l’Appui

 

Au Développement de la Petite Enfance (DPE)

 

dans les Programmes multisectoriels VIH/SIDA

 

en Afrique

 

 

 

 

 

 

 


Table des matières

 

Préface................................................................................................................................ 3

Remerciements................................................................................................................... 4

Acronymes et Abréviations................................................................................................ 5

I.  Introduction.................................................................................................................... 6

1.1      Définition du DPE................................................................................................................ 6

1.2 A qui ce guide est-il destiné ?................................................................................................... 6

1.3 Ce que propose ce guide et ce qu'il propose ne pas.................................................................. 7

1.4 Pourquoi inclure des activités DPE au sein d'un programme National VIH/SIDA?...................... 7

1.5 Bénéficiaires potentiels des activités DPE dans les pays affectés par le SIDA........................... 10

II.  Activités VIH/SIDA à orientation DPE en Afrique.................................................. 11

2.1 Activités DPE VIH/SIDA considérations d'ordre général........................................................ 12

2.1.1 Groupes prioritaires..................................................................................... 13

2.1.2 Ciblage des bénéficiaires.............................................................................. 15

2.2 Types d’interventions............................................................................................................. 18

2.3 Services: Instruments d’intervention........................................................................................ 28

2.4 A Ensemble d’interventions proposées.................................................................................... 30

III.  Activités d’opérationalisation................................................................................... 31

3.1 Suivi et Evaluation.................................................................................................................. 32

3.1.1 Données de base et analyse situationnelle...................................................... 33

3.1.2 Indicateurs................................................................................................... 34

3.2 Implication et capacité d'intervention des Ministères................................................................ 35

3.3      Politiques-clé to d’appui aux jeunes enfants victimes du VIH/SIDA..................................... 37

3.4      A Ensemble de politiques proposées.................................................................................. 39

3.5 Subventions aux Organisations de la Société Civile (OSC)...................................................... 42

3.5.1 Le Contexte................................................................................................. 42

3.5.2 Types de propositions des OSC intégrant/s'occupant des jeunes enfants........ 42

3.5.3  Ce qu'un requérant doit garder à l'esprit....................................................... 43

3.5.4 Considérations lors de la révision des propositions d'allocation...................... 44

IV.  Besoins en matière de recherche............................................................................. 45

V.  Leçons apprises et recommandations........................................................................ 46

5.1      Généralités........................................................................................................................ 46

5.2  Contenu du programme......................................................................................................... 47

5.3 Suivi et évaluation du programme (M&E)............................................................................... 48

VI.  Conclusions................................................................................................................ 48

Appendices........................................................................................................................ 48

 

 


Préface

 

Le VIH/SIDA est la cause principale de décès en Afrique Subsaharienne. D’ici à la fin de l’année 2002, environ 30 millions d’Africains vivront avec le virus[1]. En 2001, 12% des enfants en Afrique Subsaharienne étaient orphelins et le nombre d’orphelins augmente rapidement à cause du SIDA. Il y a plus de 34 millions d’orphelins dans la région, dont 11 millions à cause du SIDA[2]. En Afrique et au sein de la communauté des donateurs, on réalise de plus en plus que les accomplissements futurs autant que la survie dépendront d’un effort de développement multisectoriel. Cette approche est la pièce maîtresse des stratégies nationales pour contrôler le VIH/DSIDA.

 

La Banque Mondiale a été un appui considérable pour cette stratégie. Début 2002, le Conseil d’Administration de la banque Mondiale a approuvé une enveloppe de 1.0 milliards de $ US au profit du MAP( Multi-country VIH/SIDA Program for Africa). Plus de 0.6 milliards de $ US ont été engagés dans 16 pays et un nombre à peu près similaire de pays africains sont en train de préparer des projets MAP. Ces fonds représentent la première tranche  d’un programme d’appui de la Banque Mondiale, de 12 à 15 ans. Pratiquement toutes les agences techniques du Système des Nations-Unies, ainsi que les agences bilatérales, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et les organisations non-gouvernementales sont engagées.

 

L’une des plus grandes inquiétudes, cependant, a trait aux circonstances de plus en plus préoccupantes des enfants, des familles et des communautés victimes du VIH/SIDA. Le but de ce document, est d’expliquer la raison pour laquelle les services en direction des jeunes enfants sont essentiels et de quelle façon ils peuvent être totalement intégrés dans le cadre

d’un programme VIH/SIDA national multisectoriel.

 

Ces directives seront partagées au sein des groupes de réseau  DPE et VIH/SIDA ; nous vous remercions de nous faire parvenir vos commentaires par courrier électronique à l’adresse suivante : ecd@worldbank.org

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Remerciements

 

Ce document a été préparé par Richard Seifman et Amber Surrency de la Banque Mondiale. Le Fonds Présidentiel d’Urgences de la banque Mondiale pour l’enfance et la jeunesse et l’équipe du développement de la Petite Enfance (DPE) ont financé ce projet. Les auteurs remercient le personnel de la Banque mondiale pour leur appui et leur soutien, en particulier Mary Eming Young (équipe DPE) ainsi que Keith Hansen et l’équipe ACT Africa, Rhoi Wangila (Ark Foundation for Africa)  qui a généreusement offert ses commentaires au cours de la préparation de ce document, Linda Richardson qui a participé en publiant l’avant-projet de ce document et Julie Wagshal (équipe DPE de la Banque mondiale) qui a offert un appui administratif durant toute la durée de ce projet et dont le travail a été fort apprécié. Nous remercions également Betty Bigombe de la Banque Mondiale pour sa perspicacité et sa contribution à l’avant-projet.

 

Plusieurs membres du personnel de la Banque Mondiale, représentant divers secteurs, ont contribué de façon importante au cours du processus de révision finale : Jonathan Brown, Don Bundy, Shiyan Chao, Sheila Dutta, Adriana Jaramillo, Nadeem Mohamed, Eileen Murray et Gylfi Palsson. Nous remercions plus particulièrement Margaret Akinware (UNICEF), Judith Evans (Fondation Bernard Van Leer ), Cassie Landers (Consultante Développement de la petite Enfance), Diane Lusk et Chloé O’Gara (Academy for Educational Development), Mary Jane Rotheram-Borus (Centre de Santé Communautaire de l’Université de Los Angeles, Californie) et John Williamson (USAID) dont la contribution a été significative.

 

La traduction française de ce document a été effectuée par Jean-michel Mavongou et appuyée par Unicef Mauritanie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Acronymes et Abréviations

 

 

SIDA               Acquired Immune Deficiency Syndrome/Syndrome d’Immunodéficience Acquise

ART                Anti-retroviral therapy/Thérapie anti-rétrovirale

BCC                Behavioral change communications/Communications sur les changements de comportements

CBO               Community-based organization/Organisations communautaires

CS                   Community and civil society initiative/Initiative de la société civile

CSO                Civil society organization/ Organisations de la société civile

DPE                Early child development/Développement de la petite enfance

FBO                Faith-based organization/Organisation confessionnelle

GOM              Generic Operations Manual/Manuel des Opérations génériques

VIH                 Human immunodeficiency virus/Virus d’Immunodéficience Humaine

IEC                 Information, education, and communication/sic

MAP               Multi-Country VIH/SIDA Program for Africa/Programme VIH/SIDA inter pays pour l’Afrique

MDG               Millennium Development Goals/Objectifs millenium de développement

M&E               Monitoring and evaluation/Monitoring et évaluation

MTCT             Mother-to-child transmission/Transmission de mère à enfant

NAC               National SIDA Council/Conseil National de lutte contre SIDA

NAS                National SIDA Secretaria/Secrétariat National pour la lutte contre le SIDA

NFE                Non-formal education/Education informelle

NGO               Non-governmental organization/Organisation non-gouvernementale

OVC               Orphans and other vulnerable children/Orphelins et autres enfants vulnérables

PLWHA          People living with VIH/SIDA/Victimes du SIDA

PMTCT                      Prevention of mother-to-child transmission/Prévention de la transmission de mère à enfant

TOR                Terms of reference/Termes de référence

TOT                Training of trainer/Formation de formateurs

UN                  United Nations/Nations Unies

UNICEF         United Nations Children’s Fund/Fonds des Nations Unies pour l’Enfance

UNSIDA         Joint United Nations Program on VIH/SIDA/Programme collectif des N.-U. contre le SIDA

VCT                Voluntary Counseling and Testing/Dépistage et conseil volontaire

WHO              World Health Organization/Organisation Mondiale de la Santé


I.  Introduction

 

Ce document offre des instructions pour incorporer des activités en direction des nourrissons et des jeunes enfants, dans les programmes VIH/SIDA en Afrique. Des interventions efficaces et de grande envergure visant à  garantir aux jeunes enfants un développement physique, émotionnel et cognitif sain  sont nécessaires en Afrique Subsaharienne et doivent constituer une composante clé de tout programme intégré bien conçu, de façon à prévenir et atténuer l’impact du VIH/SIDA en Afrique.     

 

1.1    Définition du DPE

 

L’UNICEF définit le DPE comme une approche exhaustive à l’égard des politiques et programmes en direction des enfants de la naissance à l’age de huit ans, de leurs parents et de leurs tuteurs. Le but des programmes intégrés DPE est de protéger les droits des enfants à développer leur  plein potentiel, sur le plan cognitif, émotionnel, social et physique. Les services communautaires répondant aux besoins des nourrissons et des jeunes enfants sont déterminants pour le DPE. Ils doivent porter une attention particulière à la santé, à la nutrition, à l’éducation, ainsi qu’à l’hygiène de l’eau et de l’environnement dans les foyers et au sein des communautés. L’approche promeut et stimule les droits des jeunes enfants à la survie, à la croissance et au développement[3]       

 

1.2 A qui ce guide est-il destiné ?

 

Ce guide a été conçu à l’attention de:

 

q       Praticiens VIH/SIDA- les professionnels du Conseil National de lutte contre SIDA (NAC)et du Secrétariat National pour la lutte contre le SIDA (NAS), les Responsables et membres de la Commission des programmes bilatéraux et multilatéraux contre le VIH/SIDA, les différents ministères sectoriels ayant des responsabilités envers les jeunes enfants, les responsables d’organisations non-gouvernementales, les leaders communautaires et différentes personnes au sein des secteurs privé et public impliqués dans le développement des politiques et stratégies nationales ;

 

q       Personnels des agences donatrices et techniques bilatérales et multilatérales;

 

q       Planificateurs des projets éducatifs VIH/SIDA et autonomie fonctionnelle/ Guides à la vie active désireux d’adapter les directives relatives aux besoins des jeunes enfants en Afrique à leur propre situation

 

1.3 Ce que propose ce guide et ce qu'il propose ne pas

 

Ce qu’il propose:

 

1.      Il procure des directives visant à développer des politiques nationales, des programmes et des interventions en direction des jeunes enfants infectés ou victimes du VIH/SIDA ainsi que des procédures pour soutenir, « encadrer » et évaluer ces efforts;

 

2.      Il inclut des suggestions pour les interventions en faveur des jeunes enfants infectés ou victimes du VIH/SIDA;

 

3.       Il sert de ressource pour d’autres sujets de programmes VIH/SIDA, qu’ils soient concernés directement ou indirectement.

 

Ce qu’il ne propose pas:

 

            1.      S’occuper en profondeur de questions techniques ou couvrir les périodes situées immédiatement avant et après la naissance. Les soins ‘prénatals’ ou ‘périnatals’, tels que la prévention de la TMF relèvent bien évidemment du bien–être des jeunes enfants, mais doivent manifestement être traités dans un document à part.

 

            2.      Procurer des informations sur les aspects de la gestion du Programme National VIH/SIDA relatifs, par exemple, au domaine financier, à celui des achats, de l’établissement des rapports ainsi que des activités de supervision.

 

            3.       S’occuper des questions de l’accès à l’éducation de base.

 

1.4 Pourquoi inclure des activités DPE au sein d'un programme National VIH/SIDA?

 

La petite enfance représente la période la plus rapide du développement dans la vie d’un être humain. Les effets du VIH/SIDA sur les nourrissons et les jeunes enfants sont sans précédant et menacent d’ores et déjà d’ébranler tout ce qui a été édifié dans le domaine de la santé infantile et de l’éducation en Afrique sub-saharienne. Les jeunes enfants victimes du VIH/SIDA ont des besoins uniques en termes de santé, d’éducation, et de protection psychosociale, et nécessitent des interventions prioritaires visant à leur conférer leurs droits humains fondamentaux.

 

Bien que la plupart des programmes VIH/SIDA prétendent à une couverture globale comprenant des enfants de tous âges, et ce faisant, peuvent bénéficier aux jeunes enfants, du moins potentiellement, les éléments de programmes conçus spécifiquement pour pallier les besoins des écoliers de la maternelle en âge d’être scolarisés sont, quant à eux, plutôt rares. Le tableau ci-dessous (voir page suivante) capture brièvement les effets négatifs du VIH/SIDA sur les jeunes enfants.

Les stratégies d’intervention efficaces sont celles qui incorporent la coopération/collaboration inter-sectorielle, de même que des approches innovantes, en accordant une attention toute particulière à la culture locale ainsi qu’aux ressources. Autant d’attributs qui se retrouvent au mieux, lorsque les communautés sont directement impliquées au sein d’initiatives à la base. Ce guide procure une grille d’intervention qui capture les différents aspects des interventions, des leçons apprises et des commentaires, ainsi que des indicateurs éventuels permettant de mesurer les résultats (voir section 2.2).


Le graphique de flux ci-dessous est une illustration des effets négatifs sur les jeunes enfants nés au sein de communautés infectées par le VIH/SIDA.   Il convient de noter que certains enfants ressortissants de communautés affectées par le virus ne sont pas forcément nés dans un ménage comportant des parents séropositifs ou des familles surchargées, bien que les effets de la pauvreté s’ajoutent aux problèmes des enfants nés au sein de communautés affectées par le VIH/SIDA

 

 

Figure 1: Effets négatifs sur les jeunes enfants nés au sein de communautés infectées par le VIH/SIDA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


1.5 Bénéficiaires potentiels des activités DPE dans les pays affectés par le SIDA

 

Dans ce guide, les termes ‘Enfants victimes du VIH/SIDA’ et ‘activités DPE VIH/SIDA’ font référence aux enfants de la maternelle en âge d’être scolarisés (de 0 à 8 ans environ) infectés par le SIDA ou qui sont en état de vulnérabilité en raison de circonstances prévalant au sein de leur famille ou communauté.

 

Les bénéficiaires potentiels, directs, des activités orientées vers le DPE dans les pays affectés par le SIDA comprennent:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les bénéfices de ces interventions au sein des communautés affectées par le SIDA sont considérables. Par exemple, les activités DPE VIH/SIDA :

 

Ø     Responsabilisent les membres des communautés en leur permettant d’identifier et d’aider leurs résidents les plus vulnérables – généralement les femmes, les nourrissons et les jeunes enfants.

 

Ø     Assistent les enfants les plus démunis ai sein de foyers affectés par le SIDA en améliorant leurs chances de survie et leurs performances scolaires et académiques.

 

Ø     S’occupent des besoins entrecroisés des femmes et des enfants. Il est plus probable, par exemple, que les jeunes filles, qui d’ailleurs sont généralement plus à même de devenir des gardiennes dans les communautés victimes du SIDA, fréquenteront et resteront à l’école, si elles participent à ces  programmes[4] [5].  

 

Ø     Procurent une assistance sûre aux enfants.

 

Ø     Servent à véhiculer des messages forts de prévention contre le VIH/SIDA à l’adresse des tuteurs adultes.

 

Ø     Eduquent et responsabilisent les tuteurs pour leur permettre d’offrir un environnement holistique permettant aux jeunes enfants de s ‘épanouir et de devenir des adultes sains et productifs.

 

Ø     Facilitent la participation des femmes à la main d’œuvre formelle et informelle, laquelle génère des revenus supplémentaires permettant de s’occuper des jeunes enfants ainsi que des membres du foyer malades ou mourants.

 

II.  Activités VIH/SIDA à orientation DPE en Afrique

 

L’Afrique posséde la population la plus jeune du monde. Environ 130 millions d’enfants, en Afrique sub-saharienne (soit 20% de la population totale) sont sérieusement vulnérables à cause du VIH/SIDA. Les familles continuent d’être dévastées par la pandémie du SIDA et la pauvreté. L’accès aux soins de santé est difficile, la mortalité infantile est la plus grande au monde, et les enfants meurent de maladies infantiles prévisibles

 

Plus de 95 % des jeunes enfants en Afrique n’ont accès ni aux programmes de stimulation précoce, ni aux soins, ni à la maternelle gratuite. La plupart de ces programmes, en Afrique, sont organisés à la base.

 

Pour être efficaces, les soins et la protection des jeunes enfants victimes du VIH/SIDA doivent faire partie des priorités globales de développement de toute nation. Un plan exhaustif devrait être clair et appuyer les intérêts des jeunes enfants pauvres. Un tel plan devrait comprendre des arrangements pour une mise en œuvre, une gestion, une coordination, et un contrôle de la qualité efficients, ainsi que des programmes de monitoring et d’évaluation à la base.

 

 

 

2.1 Activités DPE VIH/SIDA considérations d'ordre général

 

Les interventions  seront basées sur la situation en vigueur dans un pays particulier ou une communauté particulière. La vulnérabilité de chaque pays est variable. Elle reflète des situations socio-économiques spécifiques ainsi que des différences culturelles. Les zones rurales nécessiteront des réponses (interventions) différentes de celles des agglomérations urbaines, parce qu’elles disposeront de différents niveaux d’accès à l’information et aux services de santé. De même, différents groupes ethniques pourront avoir leurs propres attitudes et comportements culturels. Des zones à haute prévalence de VIH/SIDA  auront également des besoins différents comparés aux zones de basse prévalence, enfin les pays plus riches auront plus de choix que les pays très pauvres.

 

La disponibilité des supports (psychosociaux, spirituels et matériels) et du traitement (infections opportunistes, ARV) pouvant aider les parents malades à vivre plus longtemps et de façon plus confortable pour leur permettre de continuer à s’occuper de leurs enfants est particulièrement pertinente à l’égard des nourrissons et des jeunes enfants. La stigmatisation est peut-être l’une des plus grandes barrières à la mise en œuvre  de programmes DPE VIH/SIDA. Les programmes de « marketing social » et la sélection de portes-paroles sont en outre des stratégies recommandées. Ces stratégies, cependant, doivent être directement dirigées vers cette stigmatisation.

 

Dans le meilleur des cas, l’établissement des priorités, relativement à ces interventions, devrait se baser sur une analyse des éléments suivants :

 

·        Les ressources existantes disponibles au sein de la communauté;

 

·        La probabilité de réponse rapide de l’intervention;

 

·        L’étendue du problème (combien d’enfants sont vulnérables et de quelle façon ?) ;

 

·        Les occasions de renforcer les capacités de la famille et de la communauté à protéger et à s’occuper des enfants vulnérables;

 

·        Les coûts potentiels ainsi que la durabilité des interventions ;

 

·        La qualité des soins sanitaires et psychosociaux disponibles

 

·        Les mécanismes  permettant de faire face dans l’environnement local (De quelle façon la communauté gère-t-elle le problème des orphelins ? Si le système de placement familial n’est pas immédiatement disponible peut-il être créé ?) ;

 

 

Les praticiens planifieront les activités DPE sur la base du savoir-faire et des pratiques courantes. En même temps, ils continueront à effectuer des analyses afin de peaufiner la base de leur savoir, de façon à être capables de faire des choix et d’établir des priorités parmi toutes les approches possibles.

 

Lors du processus de définition des besoins relatifs à une intervention DPE et de sélection d’une approche particulière, les planificateurs de programmes prennent généralement en considération deux aspects majeurs:

 

·        Les groupes prioritaires qui en bénéficieront;

 

·        Les impacts potentiels, les coûts, ainsi que l’échelle des différentes approches et types d’intervention.

 

Les considérations se rapportant à ces deux aspects sont décrites ci-dessous.

 

2.1.1 Groupes prioritaires

 

Ils comprennent les groupes suivants:

 

Les jeunes enfants séropositifs.  Les jeunes enfants infectés par le VIH représentent un défi énorme pour leurs tuteurs. S’occuper d’eux devient une tâche beaucoup plus exigeante en terme de temps et de main-d’œuvre que de s’occuper d’enfants non séropositifs.  Les enfants séropositifs sont plus vulnérables aux maladies infantiles ordinaires. Il n’est pas rare de trouver des travailleurs de la santé et des membres de famille qui refusent de s’occuper d’enfants séropositifs ou même d’enfants dont les parents sont connus pour être infectés par le SIDA.

 

Les jeunes orphelins.  Les orphelins en âge d’être scolarisés peuvent être pris en charge par la famille élargie, la famille d’adoption, par des enfants plus âgés, des grands-parents âgés ou des institutions, ils peuvent quelquefois vivre dans la rue.  Il est fréquent que ces jeunes enfants traumatisés, plus particulièrement ceux dont les parents sont considérés comme décédés des suites du VIH/SIDA, soient stigmatisés et victimes de discrimination.   

 

Les autres enfants vulnérables.  De plus en plus de jeunes enfants âgés de moins de 8 ans doivent être éduqués par rapport au VIH/SIDA relativement à certains types de comportements sexuels, de la pauvreté ainsi que pour d’autres raisons. En effet, ceux qui ne sont pas directement confrontés à la maladie par la perte d’un parent ou d’un ami le seront soit par le canal d’un frère ou d’une sœur plus âgés, d’un camarade ou à travers les média. Les enfants de la maternelle doivent faire l’objet d’une éducation particulière en matière de VIH/SIDA ; manifestement, cette maladie pose de multiples défis par rapport aux idées traditionnelles sur les enseignants et sur l’enseignement à l’endroit de la petite enfance.

 

Les enfants chefs de famille.  L’appui aux foyers au sein desquels les enfants sont chefs de famille peut aider à faire en sorte que frères et sœurs restent ensembles dans la maison familiale (ce qui est généralement préférable). Dans les communautés au sein desquelles la situation d’enfants chefs de famille est inévitable, l’appui des membres de la communauté peut effectivement contribuer à conserver une certaine qualité de vie pour les enfants, au sein du foyer. Les enfants chefs de famille, le plus souvent, sont en proie à un stress énorme à cause de leurs responsabilités et la perte d’un encadrement parental, résultants en un manque d’aptitudes psychosociales et économiques. De plus, ces enfants doivent généralement quitter l’école pour pouvoir s’occuper des plus jeunes. De telles occasions, pour ces enfants tuteurs, sont donc bénéfiques pour les plus jeunes au sein du foyer.

 

Les chefs de famille plus âgés. Les orphelins du SIDA sont souvent pris en charge par les grands-parents qui sont parfois trop âgés pour pouvoir s’occuper correctement des jeunes enfants. Les ressources familiales des grands-parents sont généralement minimes, ils peuvent être maladifs, et/ou ne pas avoir de revenus permettant de gérer une nouvelle famille de jeunes enfants.

 

Les parents.  Les parents potentiels, ceux qui sont malades mais qui s’occupent de jeunes enfants en bonne santé ainsi que les parents adoptifs qui prennent soin des jeunes enfants doivent être conscients de la vulnérabilité de ces derniers. Les parents infectés par le VIH ont besoin d’un appui supplémentaire pour être capables de s’occuper de leurs enfants en veillant à  leur assurer une croissance et un développement sains. Les jeunes enfants eux-même infectés par le VIH ont très probablement contracté la maladie de façon verticale (par transmission périnatale), et la plupart des parents ressentent un très fort sentiment de culpabilité et ont besoin d’un appui émotionnel. Les groupes d’appui parental qui s’occupent des questions de culpabilité, de stigmatisation, de honte, d’isolation sociale et de discrimination associés au VIH, ainsi que du projet d’avenir des enfants au cas ou les parents viendraient à mourir (permanence de la planification de l’entraide sociale) peuvent être utiles à la fois aux parents et aux enfants. Garder les parents en bonne santé représente  un moyen de s’assurer que les enfants le sont aussi. Les parents atteints du VIH/SIDA ayant à charge des enfants séropositifs ont une double charge. Des activités susceptibles de laisser un répit à ces parents-là (par rapport au fait, fort contraignant, de s’occuper de leurs enfants séropositifs) et un peu de temps libre (pour recevoir un traitement et participer à des efforts constructifs tels que la production de nourriture ou les AGR (activités génératrices de revenus) seront certainement bénéfiques pour leurs enfants.

 

Les femmes.  Presque toute la charge de s’occuper des jeunes enfants victimes du VIH/SIDA incombe finalement aux femmes. Afin d’assurer la durabilité des programmes, il convient d’appuyer les possibilités d’engagement volontaire et la motivation de tout un chacun.

 

Les communautés vulnérables.  Il est fréquent que les communautés se rassemblent autour d’activités conçues pour s’occuper des enfants et appuyer leurs tuteurs. Les motivations, quant à elles, proviennent d’une variété de sources : La compassion, l’engagement religieux et la foi en la réciprocité. Il faut également renforcer la capacité de la communauté à identifier et à s’occuper des questions prioritaires, et la responsabiliser dans l’action.

 

                        2.1.2 Ciblage des bénéficiaires

 

A moins que des critères de ciblage des activités DPE VIH/SIDA ne soient établis dans les pays affectés par le SIDA, les programmes ne sauraient être durables, leurs coûts devenant vite supérieurs aux ressources disponibles. Il est clair que l’efficacité et la rentabilité des programmes VIH/SIDA appuyés par l’état peuvent être améliorées en mettant l ‘accent sur une collaboration étroite avec les ONG, les organisations communautaires, les organisations confessionnelles, la chefferie traditionnelle, le secteur privé, les personnes vivant avec le VIH/SIDA, ainsi que les personnes affectées par le virus d’une manière ou d’une autre.

 

Les interventions peuvent être ciblées en deux étapes. La première est le ciblage géographique dans les régions où les familles et les communautés éprouvent le plus de difficultés à subvenir aux besoins de leurs enfants et à les protéger. Bien qu’il soit probable qu’aucune région n’est épargnée par le VIH/SIDA, il y aura des variations significatives en termes de zones géographiques par rapport à la nature et à l’envergure de l’impact de l’épidémie et la capacité locale d’y faire face.

 

La cartographie géographique peut être utilisée pour localiser et identifier les enfants les plus vulnérables d’une communauté, y compris les orphelins du SIDA ou pour d’autres raisons. Cette cartographie indiquera les zones cibles et les communautés qui éprouvent le plus de difficultés à subvenir aux besoins des jeunes enfants. Le fait d’avoir une large proportion d’orphelins dans une zone particulière, surtout s’il s’agit du double, est un indicateur puissant des effets du VIH/SIDA et d’une vulnérabilité croissante parmi les enfants. Un nombre croissant de bases de données sectorielles ou de cartes [par exemple l’enquête en grappes à indicateurs multiples ou le système d'informations et de cartes sur l'insécurité et la vulnérabilité alimentaire] sont accessibles pour compléter les informations obtenues par cartographie géographique.

 

Le recensement  ou les données générales des enquêtes, au niveau des quartiers ou même plus bas, sur la prévalence du phénomène de l’orphelinat (la proportion d’orphelins parmi tous les enfants) sont très utile pour le ciblage géographique. Une proportion forte ou rapidement croissante d’orphelins parmi les enfants, dans une zone particulière, particulièrement une proportion du simple au double est un indicateur puissant des effets du VIH/SIDA et d’une vulnérabilité croissante parmi les enfants et au sein des familles. Cependant, d’autres facteurs doivent être pris en compte au cours du processus de ciblage géographique. Le SIDA exacerbe la pauvreté, mais de nombreux autres facteurs, combinés,  peuvent avoir  un effet sur la pauvreté, la vulnérabilité et la capacité de riposte. D’autres indicateurs pouvant être utilisés lors du processus de ciblage géographique (pour autant qu’ils soient disponibles et fiables) incluent les statistiques sur la mortalité infantile, l’accès à l’eau potable, le taux de vaccination, l’inscription à l’école primaire et le taux d’abandon, la participation des filles à l’école, la nutrition et le niveau des revenus et le taux de chômage. La prévalence du VIH/SIDA est aussi un indicateur important, mais le fait d’être orphelin, ainsi que les autres problèmes des enfants, ont tendance à retarder le taux de VIH de plusieurs années. Il ne convient pas de considérer toutes ces statistiques ni de leur accorder le même degré d’importance, mais chacune peut être utilisée pour établir des comparaisons en termes de vulnérabilité. Un indicateur composite peut néanmoins être conçu pour l’identification initiale des zones à haute vulnérabilité.

 

La cartographie des services est une autre composante du ciblage géographique. Bien que les statistiques puissent faire ressortir certaines zones comme ayant de plus gros problèmes que d’autres, il est également important de faire l’inventaire des programmes et ressources qui sont d’ores et déjà présents pour y faire face. Il arrive fréquemment que les populations rurales et les minorités ethniques soient plus ou moins laissés pour compte, pendant que les services sont plutôt concentrés dans les zones urbaines.

 

Les statistiques et les cartes ne sauraient suffire, cependant, elles peuvent faire ressortir les zones au sein desquelles les enfants et les familles semblent être le plus en danger. Les entrevues avec les principaux informateurs ainsi que les discussions avec les membres des communautés sont, quant à elles, essentielles pour tester la précision des impressions basées sur les statistiques.

 

Les membres des communautés doivent s’occuper de la deuxième étape du ciblage. Ils connaissent mieux que quiconque les facteurs qui contribuent à la vulnérabilité et les individus qui méritent une attention particulière. Consulter les gens pour savoir qui devrait bénéficier d’une aide extérieure induirait probablement un esprit de compétition et un certain parti pris ; Mais une estimation de la vulnérabilité a toutes les chances d’être précise, dans la mesure où elle fait partie d’un processus de mobilisation communautaire au sein duquel la communauté elle-même commence à répondre en utilisant ses propres ressources.   Il est un fait que les gens ont plutôt tendance à utiliser parcimonieusement les ressources qu’ils ont eux-mêmes générés. Une aide extérieure peut s’en suivre et renforcer ce type d’efforts communautaires. Ils peuvent être ciblés de façon extrêmement efficace au travers d’un processus décisionnel public transparent, comprenant des résidents qui ont une meilleure connaissance que quiconque de leur communauté. Les facteurs locaux qui sont à l’origine et qui peuvent être utilisés pour mesurer la vulnérabilité varient d’une communauté à l’autre. Ils sont souvent méconnus des profanes lesquels, par exemple, ne risquent pas de savoir quels sont les foyers qui reçoivent une aide de la part de membres de la famille élargie, ceux qui ont été forcés de vendre leurs biens productifs, ceux qui ne disposent pas de suffisamment de terres ou encore ceux qui ne font la cuisine que de façon sporadique.

 

Il est cependant inapproprié, en ce qui concerne les communautés, de n‘orienter les services qu’en direction des orphelins, et plus encore d’essayer d’identifier et d’assister uniquement les enfants dont les parents sont décédés des suites du SIDA. Il est certain que quel que soit l’endroit où le SIDA fait des ravages, l’orphelinat représente probablement un facteur clé pris en compte par les résidents lorsqu’il s’agit de décider qui se trouve le plus dans le besoin. Cependant, le ciblage en direction des « orphelins du SIDA » est une représentation erronée de la réalité et cause de stigmatisation et de jalousie. Il est préférable, d’emblée, de cibler des zones géographiques au sein desquelles enfants et familles courent un risque particulier dû au SIDA et autres facteurs, et ensuite aider les gens à définir les facteurs devant être pris en compte pour déterminer le degré de vulnérabilité individuelle.

 

Parmi les exemples d’efforts négatifs, l’on peut compter la livraison de subsides-nourriture pour les mères séropositives de jeunes enfants, ce qui crée un phénomène de stigmatisation à leur encontre, et du ressentiment de la part des autres mères qui risquent de ne pas bénéficier de l’intervention tout en ayant quand même des enfants vulnérables. De même, les interventions ciblant les orphelins de manière spécifique, pourraient avoir l’effet pervers d’amener certains parents désespérés à renier leurs enfants, encourageant ainsi stigmatisation et discrimination à l’égard des enfants.

 

Les planificateurs de programmes peuvent atténuer le potentiel d’effets négatifs dans la mesure où ils accordent une attention et une considération particulière à toutes les variables clés d’une intervention, en consultent la communauté et en éduquant les ressortissants sur le VIH/SIDA et les valeurs de l’activité proposée.

 

Un autre problème qui se pose lorsqu’une agence extérieure impose ses propres critères (tel que le statut d’orphelin) est qu’une telle approche ébranle le processus d’appropriation communautaire  du problème et de responsabilisation dans l’action. La pérennité des efforts à la base visant à assister un groupe de bénéficiaires ciblé par un groupe extérieur dépendra très probablement d’un approvisionnement continu en termes de ressources, de la part de ce même groupe. Si les ressources s’épuisent, il en sera de même pour l’action à la base, car l’intervention aura été perçue comme étant initiée par le groupe extérieur, engageant donc sa responsabilité.

 

Généralement, les pays victimes d’une épidémie à un stade avancé seront d’autant mieux servis si les interventions DPE VIH/SIDA ciblent les zones géographiques, les communautés et groupes de population les plus vulnérables et, à l’intérieur même de chaque communauté, les enfants et foyers les plus vulnérables. Une séquence de programmes de conscientisation communautaire planifiée avec précaution, ainsi que des interventions sélectionnées feront la distinction entre les efforts réussis (à savoir atteindre les bénéficiaires ciblés sans effet pervers) ou désastreux (qui engendrent des conséquences négatives inopinées). 

 

Plutôt que les cibles en tant que telles, Lapproche adoptée en ciblant les activités représente probablement le facteur le plus important quant à leur succès. L’approche devrait être construite à partir d’une évaluation situationnelle et/ou communautaire ou des évaluations faisant intervenir la communauté, les ONG, les enfants et adolescents. Dans ce processus, la communauté entière ainsi que les individus affectés participeront à l’identification des plus vulnérables et qui ont besoin d’interventions DPE VIH/SIDA. Voir l’annexe 7 pour les liens électroniques relatifs aux outils d’évaluation.

 

L’évaluation situationnelle et/ou communautaire pourra indiquer qu’un ou plusieurs parmi les groupes suivants sont les bénéficiaires cibles prioritaires :

 

·        Les enfants adoptés ou vivant en orphelinat, les foyers ayant à leur tête des personnes âgées ou des enfants

 

·        Les jeunes enfants vivant dans des foyers à parent unique;

 

·        Les foyers affectés par le SIDA et où personne ne travaille;

 

·        Les familles sans propriété terrienne ou autre et ayant des difficultés à accéder aux fonds ou aux initiatives de développement communautaire

 

·        D’autres enfants particulièrement vulnérables (tells que les enfants abuses, handicapés, enfants de la rue, etc.).

 

En plus, les ministères ou directions départementales de la santé, de l’éducation et des affaires sociales pourront identifier d’autres priorités telles que:

 

·        Les jeunes enfants identifiés comme étant séropositifs;

 

·        Les jeunes enfants vivant au sein de communautés à haute prévalence de VIH/SIDA;

 

·        Enseignants de la maternelle et personnel de santé maternelle & infantile dans les zones à haute prévalence de VIH/SIDA;

 

·        Les familles vivant dans des zones où il peut y avoir des conflits ou des habitats peu sûrs, tels que zones de squat ou dans la rue.

 

Il est essentiel de collaborer avec la base de façon soutenue et durable, afin de produire une stratégie de ciblage efficace.

 

2.2 Types d’interventions

 

Des interventions DPE VIH/SIDA efficaces peuvent comprendre une série d’éléments y compris une combinaison d’optimisation économique, d’appui matériel et psychologique et de mesures pour aider les parents infectés à vivre plus longtemps.. Les interventions,  qui devraient prendre en compte la dimension tacite de la stigmatisation, comprendront les catégories d’activités suivantes, qui seront discutées en détail dans les figures pages 18 à 23 :

 

  1. Services en direction des jeunes enfants. Ils incluent, sans y être limités, dons de nourriture, création de crèche et soins de santé ;

 

  1. Education et appui en direction des parents. Ceci peut consister en une optimisation des activités économiques, l’éducation à l’autonomie fonctionnelle, la prévention contre le SIDA, la nutrition, les information ARV et VCT (Voluntary Counseling and Testing)et les services psychosociaux.

 

  1. Formation et appui en direction des tuteurs/gardiens. Ceci comprend le renforcement des capacités et le développement des équipements au profit des travailleurs sociaux et des éducateurs de la petite enfance.

 

  1. Sensibilisation par le biais des mass média. Ceci peut inclure le théâtre/drame communautaire pour transmettre des messages informatifs sur des sujets d’actualité relatifs aux questions d’intérêt pour les jeunes enfants et les familles affectées par le HVIH/SIDA ;

 

  1. Mobilisation et renforcement des activités à la base pour mieux protéger et prendre soin des enfants.

 

Les praticiens des programmes nationaux VIH/SIDA qui travaillent avec les spécialistes DPE VIH/SIDA pour développer des critères devraient être capables d’évaluer les interventions (voir annexe 4 pour la liste des spécialistes qui constituent des consultants utiles).  

 

Une simple liste de contrôle permettant d’évaluer les options visant à investir dans les jeunes enfants affectés par le VIH/SIDA ainsi que leurs tuteurs comprendrait par exemple les éléments suivants

 

ü      Les bénéfices d’une intervention pour un développement psychologique et sanitaire ;

 

ü      La responsabilité familiale et communautaire relativement à l’intervention;

 

ü      Allocation des services dans les 12 mois suivant l’initiation des l’efforts;

 

ü      Les coûts relatifs de l’intervention, par enfant, comparés aux alternatives qui ont d’ores et déjà été étudiées et les estimations relatives à la manière dont les enfants en  bénéficieront, par rapport aux dites alternatives.

 

ü      La probabilité selon laquelle la santé de base, les services sociaux, et autres services peuvent être améliorés;

 

ü      La probabilité selon laquelle les contraintes, en termes de ressources humaines (i.e., les besoins en personnel qualifié et/ou volontaires formés) peuvent être surmontées;

 

ü      L’implication des ONG au sein de la communauté et leurs relations avec d’autres institutions.

 

La grille ci-dessous, (page suivante), procure des exemples d’interventions à succès, dans certains environnements, lorsque les engagements nécessaires ont été obtenus et l’appui complémentaire fournis.

 


 

1. Exécution des services aux jeunes enfants

Commentaires et leçons apprises
Indicateurs

 

Nourriture et Nutrition:

 

q       Appuyer les dons en nourriture, y compris la nourriture de substitution dans les orphelinats, les pouponnières communautaires, crèches, et institutions informelles au sein des communautés durement affectées par le VIH/SIDA

q       Livrer des paniers de nourriture communautaires, mettre l’accent sur la nourriture pour les jeunes enfants

q       Mettre l’accent sur les régimes nutritionnels et les besoins spécifiques des différents groupes d’âge.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pouponnières, crèches, et services informels:

 

q       Construire et réhabiliter des crèches dans les zones de grande concentration de ménages affectés par le SIDA.

q       Réduire ou éliminer les formules de paiement dans les crèche pour les jeunes enfants des communautés fortement affectés par le SIDA

q       Etablir des crèches appuyant l’inscription des enfants séropositifs

q       Acquérir du matériel éducatif relatif au VIH/SIDA pour les enfants en bas-âge

q       Construire des crèches à l’intérieur ou autour des écoles primaires pour permettre aux enfants plus âgés, chefs de famille d’aller à l’école pendant que les  plus jeunes sont pris en charge

q       Permettre aux communautés de prodiguer un appui psychosocial pour les  orphelins

 

Santé et développement:

 

q       Promouvoir activement des liens avec les programmes actuels de traitement, de soins, et d’appui pour les nourrissons et les enfants vivant avec le VIH/SIDA

q       Santé primaire et services sociaux, y compris approvisionnement aux centres de santé

q       Des hospices de soutien pour les jeunes enfants malades en phase terminale

q       Développer des soins de santé familiale pour faire face aux besoins physiques et psychosociaux des enfants

q       Education à l’autonomie fonctionnelle

 

 

L’approvisionnement en nourriture pour les enfants des institutions, dans les communautés appauvries où cet approvisionnement n’existe pas est susceptible d’inciter les ménages à  encourager les enfants à recevoir des placements institutionnels.  Souvent,  les ménages utilisent les institutions en tant que mécanisme permettant de faire face à la pauvreté, ce qui représente une manière coûteuse et peu efficace de combattre la pauvreté 

 

Les orphelins maternels et les  enfants de mère malade ou qui, se sachant séropositive, choisissent de ne pas allaiter sont privés de la nutrition essentielle contenue dans le lait maternel. 

 

Le statut des enfants plus âgés est compromis au fur et à mesure que le SIDA devient plus prévalant, car l’accès aux nourritures nutritives (à travers l’agriculture des ménages, la production de cheptel, ou de revenus) est réduit.

 

Les enfants âgés de 3-36 mois peuvent avoir besoin de nourriture de substitution, laquelle, dans certains cas pourra être une formule.   

 

 

 

La construction ou la réhabilitation pourrait constituer une réponse appropriée  dans une communauté  qui a déjà  démarré un tel centre, cependant, à un stade initial, cela risque de ne pas être viable, à moins qu’un support continu ne soit prodigué pour faire fonctionner ce centre

 

Ceci pourrait s‘avérer être un exemple de mauvais ciblage si la communauté n’est pas sensibilisée ou impliquée dans le processus d’identification des bénéficiaires ou si elle n’est pas prête à pérenniser les services

 

Les ménages dirigés par des jeunes enfants constituent un problème croissant dans la plupart des communautés affectées par le SIDA, et de nombreux enfants quittent l’école pour pouvoir s’occuper des plus jeunes

 

 

 

 

Parce que les régimes TAR (thérapie anti-rétro virale) sont assez compliqués, doivent être administrés à des heures précises et avec un approvisionnement de nourriture sécurisé, la formation des travailleurs de la santé pourrait être intégrée dans les programmes pour garantir la conformité des travailleurs et des enfants aux régimes.   

Coûts  élevés par bénéficiaire.

Faire en sorte que les orphelinats ne soient qu’une mesure temporaire jusqu’à ce que d’autres placements aient été identifiés. [S’il n’y a pas d’autres options, elles peuvent être développées.]

 

 

Les indicateurs nutritionnels s’améliorent.  La mesure des résultats pour la croissance des enfants à court, moyen et long termes points prend en compte (a) la prévalence de tailles trop courtes par rapport à l’âge, de poids trop peu importants par rapport à la hauteur, et (b) la progression et la persévérance dans la scolarisation durant tout le cycle de l’école primaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourcentage des enfants qui reçoivent une éducation pour la petite enfance

 

Pourcentage des enfants séropositifs, qui ont besoin de soins spéciaux, qui fréquentent les centres

 

Pourcentage des jeunes enfants qui reçoivent une éducation sur le VIH/SIDA

 

Pourcentage des enfants-tuteurs qui sont en passe de compléter leur formation à l’école

 

 

 

Intégration et fonction sociale des enfants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourcentage des jeunes enfants séropositifs qui fréquentent les services de santé et reçoivent une assistance appropriée

 

Pourcentage des installations de santé suffisamment pourvues en équipement et en personnel

 

Nombre des jeunes enfants de la rue

 

 


 

2.  Education et Appui pour les parents

Commentaires et leçons apprises
Indicateurs

 

Dispenser une éducation parentale:

 

q       Dispenser des programmes familiaux pour les parents d’enfants séropositifs comprenant le conseil nutritionnel, l’éducation à la santé, l’aide psychosociale, et l’éducation et les soins à la petite enfance

q       Appuyer l’éducation informelle en direction des parents sur des questions relatives aux soins des jeunes enfants

q       Fournir des messages de prévention du VIH/SIDA et des liens accentués avec des programmes VCT

 

 

 

Dispenser conseil et appui aux parents:

 

q       Prodiguer des conseils relatifs au décès et à l’accompagnement des mourants pour les parents séropositifs et des conseils sur la permanence de la planification à l’aide sociale

q       Conseiller les mamans sur la manière de prémunir leurs bébés contre la maladie

q       Encourager les AGR pour les femmes

q       Appuyer les programmes hospitaliers de soins aux jeunes enfants pendant que les parents se font traiter,

q       Développer des activités éducatives et thérapeutiques pour les jeunes enfants affectés par le VIH/SIDA, adaptés au niveau de développement des jeunes enfants, et former les tuteurs sur la mise en œuvre de ces activités

q       Encourager les discussion sur l’héritage foncier

 

 

 

 

Les enfants séropositifs ont des besoins nutritionnels et psychosociaux très importants, que les parents doivent comprendre et auxquels ils doivent répondre

 

Les enfants vivant au sein de communautés victimes du SIDA sont exposés à la souffrance et à une forte tension négative qui menacent leur développement. Les parents peuvent se montrer plus coopératifs lorsqu’ils comprennent comment stimuler positivement leurs jeunes enfants et garantir leur développement holistique.

 

 

 

 

Des études ont démontré qu’il peut y avoir beaucoup de succès dans ce domaine. La permanence de la planification à l’aide sociale ainsi que la création de livrets de famille ou « de boîtes à mémoire » pour les enfants à un effet thérapeutique à la fois pour les enfants et pour les parents victimes du VIH/SIDA.

 

Les revenus générés peuvent être utilisés pour couvrir les coûts des soins et de la nourriture des enfants.

 

 

 

 

 

Le pourcentage des parents qui comprennent les besoins nutritionnels et psychosociaux des enfants séropositifs

 

Augmentation de 50% du nombre de familles dans lesquelles les tuteurs racontent des histoires, chantent et parlent avec les enfants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le pourcentage de parents séropositifs qui ont fait leur testament et qui ont pris des dispositions pour la garde et l’avenir de leurs enfants en cas de décès

 

Le pourcentage de jeunes mamans et de femmes enceintes qui savent quelles sont les précautions à prendre pour éviter la transmission du VIH/SIDAde mère à enfant

 

Le pourcentage d’enfants ayant des parents séropositifs qui participent à des programmes hospitaliers

 

Le pourcentage de jeunes enfants séropositifs qui reçoivent des exercices d’éducation au développement spécifiques à la maison.

 

3.  Education et Appui pour les tuteurs/gardiens

Commentaires et leçons apprises
Indicateurs

 

Education pour la petite enfance:

 

q       Développer et réviser  le matériel de formation pour les éducateurs dans les programmes informels pour y incorporer la dimension VIH/SIDA

q       Appuyer la formation sur le terrain pour les instructeurs dans les programmes DPE informels pour les éduquer sur le VIH/SIDA et les besoins tutoriaux des jeunes enfants victimes du VIH/SIDA

q       Mettre à jour les directives, la formation et le matériel pour les employés des crèches pour les préparer à s’occuper des jeunes enfants séropositifs et des autres enfants victimes du VIH/SIDA

q       Procurer du matériel aux éducateurs dans les programmes DPE informels

q       Formation à l’autonomie fonctionnelle

 

 

 

 

 

 

Soins communautaires:

 

q       Former les travailleurs communautaires sur la façon de gérer les complications habituelles associées au  VIH/SIDA chez les jeunes enfants

q       Procurer un service d’appui médical, social et psychosocial aux tuteurs/gardiens qui travaillent avec des jeunes enfants victimes du VIH/SIDA

q       Former et appuyer les Assistant en gestion des dossiers à tendre la main aux jeunes enfants séropositifs dans leur région et opérer un suivi en leur rendant visite chez eux

q       Développer des programme d’études pour l’éducation informelle (NFE) comprenant une composante VIH/SIDA

q       S’assurer que les travailleurs de la santé et les éducateurs, dans les programmes informels disposent des compétences en conseil pour discuter des questions de VIH/SIDA avec les parents désespérés

 

 

 

 

 

 

 

 

Le rôle des éducateurs pourrait être modifié

 

Une formation efficace prend en compte les sensibilités sur le VIH/SIDA et la provision de services sur le VIH/SIDA aux très jeunes enfants

 

Pour éviter la stigmatisation, le développement et la révision du matériel peut s’accompagner de campagnes de sensibilisation et d’éducation au VIH/SIDA

 

La formation pourra comprendre des informations sur  l’alimentation, la nutrition, la gestion de la douleur et l’hygiène.

 

Les tuteurs/gardiens d’enfants séropositifs sont sujets à une tension physique et émotionnelle et souffrent souvent d’usure.

 

Cette approche de l’éducation « parent à enfant » est performante et touche une large audience.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourcentage d’éducateurs dans les programmes informels qui ont reçu une formation sur le terrain en fin de projet.

 

 

Pourcentage d’éducateurs dans les programmes informels qui ont reçu du matériel VIH/SIDA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourcentage de travailleurs de la santé formés.

 

Le pourcentage d’enfants qui reçoivent un traitement lié au VIH/SIDA est en augmentation

 

Pourcentage de tuteurs/gardiens ayant reçu des services de conseil.

 

Pourcentage d’Assistants communautaires en gestion des dossiers ayant reçu une formation.

 

 

Pourcentage de travailleurs (de la santé) ayant reçu une formation en conseils aux individus sur le VIH/SIDA.

 

 

 

 

 

 

 

4.  Sensibilisation à travers les médias

Commentaires et leçons apprises
Indicateurs

 

Développer des messages pour:

 

q       Encourager la pratique des soins aux jeunes enfants (sevrage, nutrition, hygiène, vaccination,  activités ludiques de simulation), telles que contenues dans les directives pour les jeunes enfants victimes du VIH/SIDA

q       Renforcer la tradition qui veut que “chaque enfant est l’enfant de tous.”

q       Eliminer la discrimination à l’égard des jeunes enfants séropositifs en informant des causes de l’infection VIH/SIDA

q       Informer les mamans sur l’infection au VIH/SIDA et la grossesse, la consultation volontaire sur le VIH/SIDA et le dépistage, les soins prénatals gratuits ou à moindre coût, et l’accès aux médicaments contre le VIH/SIDA au cours de la grossesse

q       Relater le savoir médical et les valeurs culturelles sur l’allaitement

q       Démystifier le VIH/SIDA au sein des communautés

q       Communiquer les droits des enfants y compris l’information sur l’héritage

q       Prévenir les abandons d’enfants par les mères séropositives

 

 

 

 

 

Des messages efficaces peuvent être diffusés à travers des spots vidéo (par la télévision locale), des posters très engageants, des bandes dessinées comiques, des messages audio, des pièces de théâtre, du mélodrame communautaire et autres vecteurs médiatiques en langues vernaculaires

 

Tous les messages doivent être très recherchés et testés pour apprécier le degré de réaction-réponse de la part de la communauté

 

Des plans de communication pourraient être développés avec la participation de plusieurs acteurs & parties prenantes VIH/SIDA.

 

 

Quelques communautés sont de plus en plus confrontées au problème de viol d’enfants, à cause du mythe qui veut que l’on peut guérir du SIDA en ayant des rapports avec une jeune vierge

 

 

 

 

 

 

Des messages publicitaires radio pré-testés et produits d’ici à la fin de la première année d’un projet.

 

Un certain nombre de papillons, de posters et de panneau d’affichage pré-testés et produits d’ici à la fin de la première année d’un projet.

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Un certain nombre de familles qui ont établi la pratique de jeux de simulation avec leurs jeunes enfants

 

Pourcentage des membres de la communauté qui connaissent les causes du VIH/SIDA et les droits des enfants

 


 

5.  Mobilisation communautaire

Commentaires et leçons apprises
Indicateurs

 

 

q       Développer et renforcer des mécanismes de collecte des données sur les enfants vulnérables et impliquer la communauté dans des efforts de collecte de données

q       Mobiliser la communauté pour organiser des visites régulières dans les foyers ayant des jeunes enfants, apporter un soutien émotionnel et, si possible, un soutien matériel et pour alerter les autorités en cas de problèmes urgents

q       Soutenir les pouponnières et crèches communautaires dans les zones de grande concentration de ménages victimes du VIH/SIDA, de libérer les tuteurs/gardiens pour leur permettre de vaquer à leurs occupations de production agricole et autres AGR

q       Former les volontaires de la base pour apporter un soutien social et superviser les enfants et les foyers dirigées par des enfants

q       Dispenser une formation professionnelle et du crédit/des emprunts aux femmes et aux enfants des foyers dirigées par des enfants

q       Appuyer les maisons de groupes communautaires pour les enfants et les enfants de la maternelle

q       Dispenser des programmes éducatifs alternatifs pour les frères et sœurs plus âgés qui s’occupent de leurs petits frères et petites soeurs

q       Appuyer les centres communautaires dans les zones affectées par le VIH/SIDA

q       Soutenir les soins à la base permettant aux parents d’échanger leur travail contre de l’argent

q       Former les formateurs à la base sur la nutrition et les soins de santé appropriés  

q       Développer et appuyer les AGR à la base

 

 

Le  processus de mobilisation doit débuter par l’identification des questions prioritaires de la part de la communauté

 

Etapes critiques dans le processus de mobilisation:

§         Reconnaître, de la part des membres de la communauté, qu’ils sont d’ores et déjà en train de faire face aux impacts du VIH/SIDA et qu’ils peuvent être plus efficaces en travaillant ensembles

§         Le sens des responsabilités et l’appropriation qui surviennent avec la reconnaissance représentent le point de départ dans le processus d’identification des réponses possibles

§         L’identification des ressources internes et du savoir de la communauté, des talents et compétences individuelles

§         L’identification des besoins prioritaires

§         Les membres de la communauté planifient et gèrent les activités en utilisant leurs ressources internes

§         Une capacité croissante des membres de la communauté de continuer à exercer leurs activités choisies, pour accéder aux ressources internes, une fois les ressources internes épuisées, et de persévérer dans le long terme

 

Les dirigeants politiques et les chefs traditionnels doivent s’impliquer dès le début, dans les efforts de mobilisation communautaires

 

Les projets bénéficiant du soutien communautaire commencent toujours doucement, mais perdre un peu de temps au cours des étapes initiales est préférable à la perte du soutien communautaire pour la durée intégrale du projet

 

Les résultats de ces efforts devraient prendre la forme de recommandations pour des actions spécifiques en vue de l’amélioration des programmes

 

Au cours de la petite enfance, Les ONG peuvent se voir réclamer un appui technique de la part des tuteurs/gardiens de même que le PAM ou d’autres programmes gérant des dons/denrées un appui en termes  nourriture

 

La qualité des soins ne doit jamais être négligée

 

Les centres communautaires offrent des endroits potentiels permettant aux groupes de soutien aux orphelins, à l’éducation informelle,  à la formation aux compétences parentales et autres types de formation pour les enfants plus âgés de se rencontrer

 

Les projets à la base peuvent améliorer la capacité des tuteurs/gardiens de subvenir aux besoins économiques des enfants

 

 

Pourcentage de jeunes enfants vulnérables enregistrés et suivis

 

Pourcentage de ménages vulnérables visités par les tuteurs communautaires

 

Pourcentage d’interventions suivies et évaluées

 

Pourcentage de volontaires à la base qui appuient les pouponnières et les crèches

 

Pourcentage de tuteurs qui déposent les enfants dans les pouponnières et crèches communautaires pour participer à des AGR

 

Pourcentage de volontaires communautaires formés.

 

Pourcentage d’enfants tuteurs formés professionnellement

 

Pourcentage de maisons de groupes communautaires qui reçoivent un appui à la base

 

Pourcentage d’enfants orphelins résidents dans les maisons de groupes communautaires

 

Pourcentage d’adolescents et d’enfants qui sont des tuteurs et qui participent à des programmes éducatifs alternatifs

 

Pourcentage de membres de la communauté qui fréquentent les centres communautaires pour y recevoir des conseils et une formation

 

Pourcentage de tuteurs qui échangent leur travail pour de l’argent

 

Pourcentage de formateurs formés

 

Pourcentage de projets AGR autofinancés, qui génèrent des revenus au profit des jeunes enfants.

 

 


2.3 Services: Instruments d’intervention

 

Les types de services (ou instruments d’intervention) qui  pourraient être appropriés comprennent:

 

Mise en nourrice.  Les gouvernements et agences donatrices encouragent souvent la mise en nourrice au sein des familles élargies en tant qu’intervention privilégiée pour les orphelins et autres enfants vulnérables (OVC). Si cela n’est pas possible, les jeunes enfants sont placés dans une famille de substitution. La mise en nourrice communautaire a deux avantages majeurs :

 

·        Elle est rentable;

 

·        Elle permet de garder les enfants dans un environnement social, culturel et ethnique auquel ils sont habitués. 

 

Le défi est d’apparier la mise en nourrice avec le nombre croissant d’orphelins du SIDA. Les nourriciers sont d’ores et déjà débordés. Les mesures incitatives visant à promouvoir la mise en nourrice au sein des foyers a fait ses preuves.

 

L’assistanat de groupe aux enfants ou « foyers pour enfants » représente une option pour les placements à long terme des orphelins. Cette approche implique généralement une maison ‘communautaire’, dans laquelle quelques enfants (moins d’une dizaine) vivent ensemble avec une gouvernante. Les tuteurs sont sélectionnés au sein de la communauté, sur la base de leur expérience, de leurs intérêts ainsi que de leur capacité à travailler avec des enfants. Les enfants, pour leur part, ont des devoirs et des responsabilités au sein du foyer. La plupart des foyers disposent d’un lopin de terre arable qui leur permet de cultiver et de récolter la quasi-totalité de leur besoin en nourriture. La communauté fait don des foyers et de la terre, jouant ainsi un rôle actif dans le bien-être des enfants et l’entretien du foyer. Quelques foyers pour enfants sont devenus des villages pour enfants consistant en un groupement de foyers avec une petite clinique, une maternelle, un bureau, une ferme et une zone sportive. Quelques-uns des inconvénients des villages pour enfants sont la stigmatisation potentielle et une certaine forme d’ostracisme par rapport à la communauté.

 

Du fait que les familles et les communautés sont les deux premiers créneaux de réponse aux besoins des enfants et aux impacts du SIDA, leur permettre de faire plus pour protéger et s’occuper d’eux et promouvoir leur développement, est beaucoup plus significatif pour les enfants que les services pouvant être procurés. Un tel renforcement comporte des coûts et représente un type d’intervention, bien que ce ne soit pas souvent celui sur lequel les promoteurs de programmes, même ceux s’intéressant aux enfants,  se concentrent Il est de loin préférable d’identifier et de promouvoir l’utilisation des possibilités qui se présentent à travers des activités de développement plus globales afin d’améliorer la capacité des familles et des communautés de protéger et de s ‘occuper de leurs propres enfants et de ceux qu’ils ont la capacité d’atteindre. Ceci peut comprendre l’amélioration de leur productivité agricole ; leur capacité de générer des revenus ; L’élimination de tout ce qui représente un danger  localement, pour la sécurité de l’enfant, de même que mieux comprendre comment augmenter la stimulation d’un développement sain pour l’enfant et promouvoir une meilleure nutrition et de meilleures pratiques relatives à la  santé, pour le bien-être et le développement des nourrissons et des jeunes enfants.

 

Crèche et  éducation informelle de la petite enfance.  La crèche et les services informels offrent de nombreux avantages pour les communautés affectées par le VIH/SIDA.  Ces  interventions procurent:

 

·        Des activités de développement pour stimuler le développement social et cognitif des enfants;

 

·        Un environnement propice à la croissance mentale et psychosociale des enfants;

 

·        Des occasions d’établir une interaction et des liens avec des pairs ;

 

·        Des enseignants faisant office de modèle pour les jeunes enfants;

 

·        D’excellentes occasions de recevoir des repas nutritifs;

 

·        Du temps de libre pour les tuteurs/gardiens pour leur permettre d’exercer des AGR, s’adonner à du travail agricole, et avoir accès aux services de santé et à l’éducation.  

 

Le fait de payer pour les services de crèche peut représenter un fardeau pour les familles affectées par le VIH/SIDA.   Certaines communautés africaines offrent des services de crèche gratuits généralement dispensés par des femmes volontaires. Les agences donatrices/bailleuses de fonds appuient généralement ces programmes. Par exemple, le PAM peut décider de faire des dons de nourriture alors qu’un gouvernement ou une ONG pourront fournir des services de soins de santé.

 

Placements institutionnels.  Dans la pandémie du VIH/SIDA, il y aura besoin d’orphelinats. Bien qu’il soit reconnu de part et d’autre que les orphelinats ne représentent pas l’option la meilleure pour les jeunes enfants, il y a des nouveau-nés abandonnés dans les hôpitaux qui doivent être mis en placements institutionnels pendant que l ‘on explore la possibilité de les placer en nourrice. Depuis quelque temps, cependant, les hôpitaux et les travailleurs sociaux placent automatiquement les nouveau-nés en orphelinat après le décès de la maman parce que les familles élargies ne sont plus en mesure de s’en occuper. Les placements institutionnels représentent une solution d’appoint, un mécanisme de contrôle de la qualité devrait néanmoins être institué pour s ‘assurer que les standards sont bien respectés en matière de soins et que les enfants ne sont pas placés dans des maisons de façon permanente lorsqu’il existe d’autres options. Ce mécanisme pourrait être également utilisé pour mettre en vigueur certaines normes explicites, relativement au placement des enfants, notamment en évitant ceux qui sembleraient inappropriés. Les cas d’urgence et le placement en nourrice à long terme, qui répondent aux besoins des jeunes enfants sont moins coûteux et prodiguent généralement des soins de meilleure qualité que les institutions.  Les options de soins institutionnels devraient donc être disponibilisées et constituer ainsi une politique prioritaire

Certaines études relatives aux placements institutionnels  font apparaître que les orphelinats ne répondent pas aux besoins développementaux des enfants et qu’il est plus coûteux de les diriger que d’aider les familles à s’occuper des enfants. Par exemple, en Ouganda, les placements institutionnels  sont 14 fois plus onéreux que ceux qui sont prodigués en milieu familial. De plus, certains experts en puériculture prétendent que les enfants éduqués au sein d’institutions peuvent ne pas avoir les compétences culturelles et la connaissance pratique dont ils ont besoin pour trouver leur place au sein d’une communauté et peuvent par conséquent avoir des difficultés à s’intégrer dans la société. Malgré cela et d’autres arguments, les orphelinats sont nécessaires dans la mesure où :

 

 

 

 

 

Les planificateurs devraient considérer que les institutions pour enfants ont tendance à être un véritable aimant, drainant les ressources nationales et internationales lorsque les autres options ne sont pas utilisées. Les interventions dans les orphelinats doivent être surveillées pour s’assurer que les enfants sont protégés. Elles devraient être conçues pour répondre aux besoins de développement des jeunes enfants. Ces interventions devraient comprendre l’enregistrement des enfants, appuyer les programmes de nutrition pour enfants, les soins et l’éducation en direction des jeunes enfants, les initiatives de réunification familiale, et la prestation de services de santé, d’abris et de vêtements.

 

2.4 A Ensemble d’interventions proposées

Bien que les circonstances varient d’une situation à une autre, nous essayons de présenter un ensemble d’interventions DPE VIH/SIDA.  Ce mecanisme ne contient pas toutes les activités d’interventions; il met en relief les principales interventions du programme et les systèmes de prestation.

 

Exemple d’ensemble d’interventions  DPE VIH/SIDA proposées

 

Interventions principales du programme:

 

·        Placement de jeunes orphelins dans des familles élargies ou en foyer nourricier;

 

·        Supervision locale des conditions pour les enfants qui sont placés dans des familles, y compris les visites de la part de membres de la communauté;

 

·        Développer des soins familiaux pour les enfants qui n’ont pas la chance d’en avoir, qui sont négligés ou abusés ;

 

·        La surveillance et le suivi dans les institutions qui s’occupent de jeunes enfants ;

·        Le provision d’assistance alimentaire aux foyers, groupes communautaires, et institutions qui aident les jeunes enfants dans  les communautés affectées par le VIH/SIDA;

 

·        L’organisation de crèches communautaires pour permettre aux tuteurs d’avoir accès aux AGR, à l’éducation, et aux soins de santé;

 

·        La formation de volontaires à des thèmes relatifs aux jeunes enfants, y compris la nourriture, la santé, le développement, et les soins aux enfants VIH-infected.

 

Principaux systèmes de prestation:

 

·        Sous-traiter avec des organisations de la société civile (OSC) telles que les ONG pour mettre en œuvre des activités à travers des organisations communautaires formelles et informelles;

 

·        Des subventions locales au profit  des communautés et organisations communautaires;

 

·        Prestation de services sociaux par les ministères sectoriels aux intervenants en DPE ;

 

·        Diriger les agences internationales, les ONG nationales et internationales, et appuyer les institutions privées en termes d’argent de nourriture, et d’appui technique.

 

III.  Activités d’opérationalisation 

 

Les planificateurs DPE VIH/SIDA peuvent être les éléments suivants:  Le personnel NAC (CNLS) et NAS ( SNLS), les Chefs d’équipe de la Banque Mondiale; Les ministères concernés par le bien-être des enfants et de leurs tuteurs; et les praticiens locaux et internationaux.  Les planificateurs disposent d’au moins trois groupes qui doivent être informés quant à leurs activités, résultats et recommandation:  1) collaborateurs internationaux (UNICEF, Groupe thématique UN); 2) la communauté; Et 3) les personnalités du Gouvernement.  

 

 

 

 

Le diagramme ci-dessous illustre les responsabilités des planificateurs DPE VIH/SIDA et ceux envers lesquels ils sont responsables.

 

 

                                                                                                                           

Responsabilités

 

§         Réviser les politiques

§         Concevoir les plans de mise en oeuvre

§         Recruter des meneurs nationaux

 

 

Collaborateurs internationaux

 

Membres de la communauté

 

Gouvernement

 

 

 

 
                                                          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Les étapes clé pour rendre les activités opérationnelles comprennent les stades suivants:

 

·        Analyse de la situation collaboratrice;

·        Etablissement des priorités;

·        Ciblage géographique des bénéficiaires;

·        Conception d’un système de suivi-évaluation

·        Identification des ministères et des ONG/OSC qui devront endosser la responsabilité pour la mobilisation et le renforcement des capacités

 

L’annexe 5 propose une liste de contrôle pour la planification et l’opérationalisation des interventions DPE VIH/SIDA.

 

 

3.1 Suivi et Evaluation

 

Des efforts significatifs incorporeront un système de Monitoring & d’Evaluation lequel sera partie intégrante d’un effort plus global de tout le programme national contre le VIH/SIDA.

Le système de Monitoring & d’Evaluation devrait être basé sur la collecte de données de base ainsi qu’une analyse situationnelle,  avec des indicateurs pour évaluer les intrants, les impacts et les résultats des sous-projets.

 

3.1.1 Données de base et analyse situationnelle

 

Des données quantitatives essentielles pour établir une base d’activités DPE VIH/SIDA peuvent être collectées à partir de différentes sources, pour des usages différents, qui, dans certains cas, peuvent comprendre la conception, supervision, et/ou la surveillance de tels programmes. 

 

Voici quelques exemples de données disponibles quasiment partout et qui ont été collectées depuis très longtemps:

 

·        Taux de mortalité infantile et des moins de 5 ans;

·        Causes principales de la morbidité et de la  mortalité chez les jeunes enfants;

·        Couverture vaccinale;

·        Statut nutritionnel;

·        Scolarisation;

·        Taux d’alphabétisation chez les femmes. 

 

D’autres informations utiles qui ne sont ni disponibles ni collectées de façon aussi régulière comprennent des données sur :

 

·        Les ripostes de la part des ménages et de la communauté face aux problèmes du VIH/SIDA et des orphelins;

·        Les pratiques locales d’intervention en soins ;

·        Le nombre de foyers dirigés par des enfants;

·        La capacité, de la part des communautés, de faire face aux problèmes des orphelins et enfants de la rue

·        Un taux simple ou double d’orphelins (ces données sont utiles pour identifier le degré de vulnérabilité des enfants);

·        Le taux d’inscription en préscolaire;

·        L’accès aux soins;

·        Les activités informelles et l’inscription dans les programmes informels;

·        Le nombre et le pourcentage de jeunes enfants séropositifs;  

·        Le nombre et le pourcentage de femmes enceintes séropositives;  

·        Le nombre d’enfants orphelins à cause du SIDA;  

·        Le nombre d’enfants s’occupant de membres malades au sein de leur famille. 

·        La stigmatisation dont souffrent les jeunes enfants séropositifs

·        La proportion des orphelins de père et des orphelins de mère

 

La proportion des groupes d’orphelins de père et d’orphelins de mère (ainsi que la contribution séquentielle au double orphelinat) a tendance à varier dans le temps, avec, dans les premiers temps de l’épidémie, une tendance à calculer la proportion des orphelins de père comme étant le double de celle des orphelins de mère.  Cette différentiation pourrait avoir des implications opérationnelles dans l’identification et la détermination des niveaux de vulnérabilité chez les enfants, plus particulièrement dans les sociétés in patrilinéaires.

 

Bien que ces données soient utiles pour planifier les interventions DPE VIH/SIDA, elles ne sont souvent pas immédiatement  disponibles et peuvent nécessiter d’être collectées dans une étude séparée ou à l’intérieur d’une activité planifiée séparée telles qu’une évaluation sociale ou des bénéficiaires.  Autrement, les données peuvent être extrapolées à partir des sources de données existantes ou d’analyses situationnelles pertinentes. 

 

Pour collecter les informations citées ci-dessus, les acteurs concernés doivent être engagés-(voir la définition en annexe 8 – définitions utiles) – un exercice important et les analyses situationnelles existantes doivent être révisées (voir annexe 6 pour plus d’informations sur la préparation d’analyses situationnelles pour une intervention).

 

Après avoir obtenu autant de données qualitatives et quantitatives de base  que possible, il s’agit  ensuite d’analyser cette information d’une manière qui permettra de concevoir une stratégie claire et de tracer des orientations réalistes pour le programme DPE VIH/SIDA Les résultats de l’analyse et de l’évaluation doivent être distribués parmi les acteurs, utilisés pour planifier le plaidoyer et des activités publiques de conscientisation et pour mettre en œuvre de nouvelles activités ou changement d’activités.

 

 

3.1.2 Indicateurs

 

Chaque sous-composante ou sous-projet contribuera à la performance et aux réalisations d’objectifs pour l’ensemble des programmes multisectoriels nationaux sur le VIH/SIDA.   

 

Les indicateurs clé caractéristiques, pour un programme DPE VIH/SIDA sont:

 

·        Un certain nombre de jeunes enfants et de tuteurs ont bénéficié de façon significative de programmes du secteur social;

 

·        Un certain nombre de jeunes enfants et de tuteurs ont été atteints par les activités de la société civile;

 

·        Un certain nombre de communautés ont été mobilisées pour répondre aux besoins les plus urgents des jeunes enfants séropositifs et de leurs tuteurs.

 

 

Des indicateurs généraux peuvent fonctionner efficacement dans une approche de mobilisation communautaire, mais des indicateurs plus spécifiques, dans la mesure où ils sont spécifiés par une agence extérieure, peuvent avoir pour effet de bloquer la responsabilité de la communauté par rapport à des actions à long terme.

 

Dans l’évaluation de l’impact au niveau national, les indicateurs caractéristiques spécifiques dans l’évaluation des  intrants, des impacts, et des résultats des sous-projets sont les suivants :

 

Indicateurs d’intrants:

 

·        Nombre de personnes formées;

 

·        Systèmes de distribution, appui social pour les familles, populations cibles ;

·        Développement de messages d’information, d’éducation, et de communication (IEC), communications sur les changements de comportement (BCC), pièces de théâtre, histoires, et chansons dont le contenu se rapporte aux  nourrissons, aux jeunes enfants et au VIH/SIDA;

 

·        Le nombre de groupes informels et de OSC qui prêtent assistance à de telles activités.

 

Indicateurs d’impacts:

 

·        Le nombre d’individus au sein de la cohorte ciblée qui reçoivent une assistance totale;

 

·        Le nombre d’individus au sein de la cohorte ciblée qui reçoivent des services de proximité

 

·        Le nombre et le pourcentage de la population qui est suffisamment informé au sujet (i) des causes du VIH/SIDA, (ii) des bonnes pratiques de soins aux jeunes enfants, (iii) des besoins des jeunes enfants séropositifs VIH/SIDA.

 

Indicateurs de résultats:

 

·        La conscientisation sur, la sensibilisation à et la reconnaissance de l’importance des besoins des jeunes enfants victimes du VIH/SIDA;

 

·        Le nombre et le pourcentage de jeunes enfants séropositifs qui reçoivent un certain niveau d’appui amélioré;

 

·        Le niveau de malnutrition (par exemple le pourcentage d’enfants chétifs ou trop maigres) chez les jeunes enfants séropositifs.

 

3.2 Implication et capacité d'intervention des Ministères

 

La plupart des gouvernements ont des ministères spécialement désignés pour s’occuper de la jeunesse et des enfants ; ces ministères sont généralement les interlocuteurs des activités DPE VIH/SIDA. De plus, de nombreux autres ministères s’occupent des jeunes enfants et/ou du VIH/SIDA. Par la nature de telles activités, beaucoup de fonctionnaires du gouvernement seront forcément impliqués dans des activités DPE VIH/SIDA. Par exemple:

 

·        Le Ministère de la Santé  souhaitera intégrer la gestion d’une stratégie contre la maladie des enfants, dans sa politique nationale de santé, ainsi que des politiques relatives à la prévention des transmissions de mère à enfant et disponibiliser les traitements aux mères et aux enfants victimes du VIH/SIDA

 

·        Le Ministère de l’Education souhaitera incorporer les questions relatives au DPE, y compris la question de la parité des sexes, la sexualité, le VIH/SIDA ainsi que l’éducation à l’autonomie fonctionnelle dans le développement des cursus académiques officiels et informels et les programmes de formation de façon à assurer la continuité des éducateurs professionnels en  DPE dans le pays;

 

·        Le Ministère de l’Agriculture souhaitera former les intervenants en soins et les membres de la communauté à la production, au traitement à la distribution et à la consommation des aliments au sein du programme DPE; [La nutrition infantile pourra être affectée de façon plus significative par les politiques agricoles et les activités liées à la production de produits agricoles et à la commercialisation.]

 

·        Le Ministère des Administrations Locales souhaitera établir des comités  en rapport avec ces questions;

 

·        Le Ministère du Développement Communautaire souhaitera participer aux efforts de mobilisation de la communauté et procéder au renforcement des capacités;

 

·        Le Ministère des Finances souhaitera s’occuper du financement de ce type de programmes;

 

·        Le Ministère de la Justice pourra agir en tant que chef de file, par rapport au processus de planification de la législation relative aux droits de propriété et d’héritage des femmes et des enfants, particulièrement pour ce qui concerne les veuves, les orphelins et autres enfants vulnérables;

 

·        Le Ministère des Affaires Sociales pourra former et appuyer les travailleurs du social à aider les jeunes enfants des familles victimes du VIH/SIDA in SIDA-affected;

 

·        Le Ministère de la Parité et de la Condition Féminine pourra appuyer la formation et le conseil pour informer les communautés à travers des messages de prévention, de dépistage-conseil volontaire et d’appui aux victimes du SIDA

 

Pour décider quels seront les ministères seront impliqués dans des activités planifiées DPE VIH/SIDA, les planificateurs de programmes voudront revoir les politiques nationales susceptibles de s’y afférer, et déterminer quelle entité  gouvernementale doit jouer un rôle clé et endosser la responsabilité au sein de cette politique. Les gouvernements ont souvent des politiques sectorielles explicites pour les enfants, la santé maternelle et infantile, la condition féminine, la population, l’éducation, la nutrition, le VIH/, les orphelins, les enfants vulnérables, et si possible, le développement de la petite enfance.

 

Les planificateurs voudront procéder à une analyse rapide de chaque politique, du point de vue des nourrissons, des jeunes enfants et du VIH/SIDA, et identifier une liste-clé des ministères et autres entités gouvernementales qui pourraient être concernés. Un comité inter-ministériel pourrait exister pour ce groupe ou des programmes VIH/SIDA et le Programme National de Lutte contre le VIH/SIDA devrait appuyer le travail de ces comités de façon à faire face aux besoins du programme.

 

Selon le degré de conscience d’un ministère et l’équipe qui le dirige, les planificateurs de programmes pourraient avoir à fournir un effort concentré et proactif pour stimuler l’intérêt dudit ministère dans les cohortes DPE et le VIH/SIDA.

 

3.3  Politiques-clé to d’appui aux jeunes enfants victimes du VIH/SIDA

 

Les articles 6 et 18.2 of de la Convention des Nations-Unies sur Les Droits de l’Enfant établissent les normes relatives à la révision (voir Annexe 1).  De plus, un ensemble de politiques relatives aux nourrissons, aux jeunes enfants et au VIH/SIDA est inclus dans la section suivante de ce guide.  Les stratégies-clé recommandées  informent les collaborateurs internationaux, le public, et les fonctionnaires du gouvernement. 

 

Les modèles d’entreprise sociale représentent un type incitatif de modèle économique. Une stratégie pour renforcer l’adoption de telles recommandations est d’encourager les politiques qui procurent des incitatifs économiques aux entreprises ou aux communautés qui construisent des foyers pour les jeunes orphelins, qui dispensent une formation éducative aux enfants, qui augmentent le taux de vaccination au sein d’une communauté, etc.

 

Un pays peut avoir des politiques mises en place pour appuyer la continuation des activités de base DPE  VIH/SIDA.  Les planificateurs de ces programmes pourront revoir toutes les politiques et les lois relatives aux jeunes enfants pour s’assurer qu’elles protègent les intérêts de tous les enfants, y compris ceux qui sont handicapés, les orphelins et ceux dont les parents sont atteints d’une maladie incurable. Toute politique sectorielle (économique, santé, éducation) peut être pertinente et examinée attentivement de façon à identifier les éléments susceptibles de protéger au mieux les droits des enfants. La politique ainsi que le cadre juridique relatifs aux questions infantiles devraient ainsi appuyer et promouvoir des réponses visant à minimiser les effets du VIH/SIDA sur les enfants et les familles

 

Au cours du processus de révision, les planificateurs devront,:

 

·        Analyser les politiques et les lois en vigueur par rapport au défi DPE  VIH/SIDA;

 

·        Identifier les lacunes ou incohérences devant être traitées. 

 

Le processus de révision doit comprendre des représentants des communautés affectées. Les cadres des programmes VIH/SIDA devraient fortement appuyer le processus de révision, y compris les efforts stratégiques qui peuvent être nécessaires pour accélérer le processus

 

Les entités suivantes devraient être impliquées dans le dialogue relatif aux politiques et à la formation: 

 

·        Le Conseil National de lutte contre le SIDA (l’organe politique et tactique le plus important qui s’occupe du VIH/SIDA dans un pays);

 

·        Les ministères clé et les partenaires au développement;

 

·        Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) pour les questions de plaidoyer relatives aux politiques

 

·        Le Groupe Thématique des Nations-Unies sur le VIH/SIDA;

 

·        Le Programme Commun des Nations-Unies sur le VIH/SIDA (UNSIDA);

 

·        Les acteurs locaux.

 

Ces groupes, qui comprennent des ONG (Organisations Non-Gouvernementales) devraient collaborer étroitement pour traiter des questions pertinentes de politiques et de programmation relatives au DPE. Initialement, en raison de leurs contraintes en termes de personnel et ressources, le CNLS et le SNLS concentreront leur révision sur des politiques ayant un impact direct sur les interventions qui influencent (de façon positive ou négative) le sort des jeunes enfants

 

L’accent devrait être mis sur les politiques actuelles, plutôt que d’essayer de développer de politiques nouvelles. Dans la plupart des pays, le défi n’est pas tant le manque de politiques que l’incapacité de les mettre en œuvre. De plus, le nombre de nourrissons et de jeunes enfants qui bénéficient de soins à moindres coûts (tels que les soins familiaux supervisés) augmenteraient si les politiques et les programmes devaient être conçus à nouveau.

 

En matière d’activités VIH/SIDA de type DPE, un petit nombre de pays ont un cadre de politiques  excellent, voire presque parfait. Malheureusement, ces politiques ne se sont matérialisées en actions affectant les orphelins et les autres enfants vulnérables (OVC) que fort modestement. Cette situation – comportant des déclarations de politiques bien intentionnées qui ne se réalisent pas dans la pratique – est  monnaie courante en Afrique et ailleurs. (Voir annexe 2 pour des exemples de politiques actuelles sur le VIH/SIDA et les jeunes enfants en Afrique.

 

La prise de conscience publique au sujet des politiques clé, même au sein de groupes sensés mettre en œuvre les programmes, est généralement non-existante et bien que certains gouvernements aient entrepris le processus de politiques, ils vont très lentement. Par exemple, dans trois pays africains, considérés comme ayant les meilleures pratiques relativement aux orphelins et autres enfants vulnérables, la plupart des politiques et des lois concernant les enfants (y compris les politiques sur les soins aux orphelins et le VIH/SIDA ainsi que les lois concernant les décrets sur la mise en nourrice et l’adoption) attendaient d’être approuvées au niveau du gouvernement ou de passer au Parlement. Certaines d’entre elles ont même été en stand by pendant deux ans.

 

Les responsabilités gouvernementales couvrent la protection, la liberté et l’accès aux services sociaux pour les enfants et les familles victimes du VIH/SIDA. Les politiques qui s’adressent aux jeunes enfants victimes du VIH/SIDA se retrouveront dans les diverses manifestations de l’engagement d’une nation. Les responsabilités et politiques d’un gouvernement forment ensemble les éléments d’une déclaration publique commune sur les activités VIH/SIDA. Cette déclaration publique pourra être renforcée et les actions menées doivent refléter des standards acceptables pour la communauté. Le rôle du gouvernement est de s’assurer que les politiques répondant aux besoins des jeunes enfants démunis sont bel et bien formulées et mises en œuvre  et que les droits de ces enfants sont protégés.

 

En fait, le gouvernement a un large éventail  de responsabilités, mais  ses déclarations de politiques bien intentionnées sur le DPE ne sont pas réalisées dans la pratique en raison d’un manque (i) de conscientisation sur les politiques, (ii) de suivi et (iii) de meneurs nationaux pour ce genre de programmes. Concernant les praticiens des programmes VIH/SIDA, les politiques qui seront activement perpétuées doivent passer le test décisif d’être à la fois désirables et réalisables.

 

3.4  A Ensemble de politiques proposées

 

Un ensemble de politiques nationales proposé est présenté ci-dessous, lequel devrait être mis en évidence, relativement face aux activités DPE VIH/SIDA, au sein d’un programme VIH/SIDA multisectoriel. Cet ensemble ne contient pas une liste complète de politiques nécessaires, même pour des financements  directs ou des opérations. Cependant, il contribue à en réduire les possibilités pour ne prendre en compte que celles qui sont véritablement essentielles.

 


 

 

Un ensemble de politiques proposées pour les jeunes enfants et le VIH/SIDA

 

 

Développement humain

·        Allaitement.  Une politique d’allaitement, pour les mamans séropositives basée sur les connaissances actuelles en médecine et en culture locale, qui n’amoindrira pas l’importance de l’allaitement en général, tout en prenant des dispositions pour limiter la transmission du VIH/SIDA de mère séropositive à enfant.

·        Conseil et dépistage volontaire (VCT).  La prestation de services de conseils et de dépistage aux femmes et aux enfants est une des politiques prioritaires desquelles de nombreuses actions dépendent

·        Accès au traitement VIH/SIDA.  Les enfants séropositifs ont accès au traitement contre le SIDA et autres maladies opportunistes, lorsque ceux-ci sont disponibles.

·        Assistance alimentaire. L’approvisionnement en assistance alimentaire prend en considération la situation spéciale des orphelins de 0 à 8 ans par ailleurs identifiés par les leaders communautaires, les travailleurs sociaux, ou autres professionnels ou membres de la communauté comme étant vulnérables

·        Prévenir l’orphelinat.  Les parents infectés par le VIH/SIDA devraient être  assistés pour vivre plus longtemps à travers des cours d’éducation à l’autonomie fonctionnelle ainsi  que des soins de santé adéquats, y compris ARV et conseil et dépistage volontaire.


Protection sociale

·        Non-discrimination. Les jeunes enfants, malgré leur statut VIH ou celui des membres de leur famille, ne sont sujets à discrimination ni dans les programmes officiels ni les programmes informels; les   programmes appuieront la réduction de la stigmatisation contre le VIH/SIDA ainsi que la réduction de la discrimination au sein des communautés.

·        Accès pour les enfants.  Les orphelins et autres enfants vulnérables doivent avoir accès aux soins de santé, à la  nutrition, à un abri, à l’éducation, ainsi qu’à d’autres avantages sociaux.

·        Poursuite pour violence.  La conformité aux lois sur la violence to violence à l’encontre des femmes et des enfants ainsi que les cours de justice juvénile.

·        Protection sociale et soins pour enfants.  Garantir les soins aux enfants qui ne disposent pas de soins parentaux, qui sont négligés ou abusés.

 

Développement communautaire & Renforcement des capacités

·        Incitatifs économiques.  Il devrait y avoir des politiques offrant des incitatifs en matière de taxation ou d’abattements à ceux qui construisent des écoles, forment les parents et appuient les enfants adoptés.

·         Surveillance.  Des systèmes de surveillance communautaire sont appuyés pour surveiller le statut des jeunes enfants et leurs tuteurs.

·        Formation pour les fonctionnaires  Les fonctionnaires s’occupant de jeunes enfants et les comités de parlementaires pour les femmes et les enfants reçoivent une formation en conscientisation sur le SIDA et les questions relatives aux enfants victimes du VIH/SIDA, y compris les droits et abus des femmes et des enfants.

·        Formation des éducateurs et travailleurs sociaux.  Les éducateurs PE et les travailleurs sociaux doivent recevoir une formation exhaustive en VIH/SIDA pour renforcer leur compréhension des besoins des jeunes enfants victimes du VIH/SIDA, s’assurer que le traitement des jeunes enfants victimes du VIH/SIDA et de leur famille est non discriminatoire, les protéger contre l’infection du VIH et le SIDA, et encourager une plus large utilisation des services anti-SIDA.

 


 

3.5 Subventions aux Organisations de la Société Civile (OSC)

 

Les organisations de la société civile représentent pratiquement tous les acteurs DPE en dehors du secteur privé. Elles accordent des subventions pour des activités DPE.  Dans un grand nombre de pays les OSC interviennent lorsque le gouvernement a été lent à réagir.  Les OSC jouent un rôle crucial en matière de réponse aux besoins des enfants victimes du VIH/SIDA, et une part importante de leur travail est consacré au renforcement des familles élargies.  Des milliers de sites DPE sont situés dans les communautés les plus défavorisées du monde à cause des efforts des OSC, qui comprennent organisations à la base, les organisations confessionnelles (FBOs), les ONG internationales, les groupes de femmes, et d’autres organisations. 

 

Les subventions aux OSC responsabilisent les communautés, la société civile, et le secteur privé pour pouvoir s’occuper du VIH/SIDA.  Les OSC incorporent des initiatives d’éducation communautaire et de sensibilisation, qui peuvent encourager et mener à une mobilisation communautaire et nationale.  Les subventions pour l’appui aux OSC appuient  une grande fourchette d’activités qui sont menées au niveau du village, du district, au niveau régional, et national,  par des groupes et des organisations formels, informels.

 

Ce guide résume le contexte des activités DPE VIH/SIDA appuyées par les OSC, leur type de propositions à vocation DPE, ainsi que le contenu et les critères de révision des propositions DPE VIH/SIDA.

 

3.5.1 Le Contexte

 

Les activités VIH/SIDA ayant un impact sur les jeunes enfants seront considérées comme entrant dans un canevas plus global d’activités de subvention des OSC et des communautés..  Ce canevas, différent selon les pays, sera basé sur une “ liste positive”  ou une “ liste négative ” d’activités éligibles. En effet, les programmes VIH/SIDA multisectoriels qui réussissent, encouragent les innovations tout en appuyant les initiatives pilotes.

 

Dans certains canevas de programmes VIH/SIDA nationaux d’activités des OSC, il peut être utile de créer une sous-catégorie séparée pour les activités DPE.  Celle-ci pourrait comprendre une évaluation personnalisée des capacités des organisations en matière de DPE, des critères équilibrés de sélection, et un formulaire d’estimation. 

 

 

 

3.5.2 Types de propositions des OSC intégrant/s'occupant des jeunes enfants

 

Les activités DPE VIH/SIDA coïncideront avec des activités plus globales dans certains domaines, tels que :

 

Les campagnes IEC/BCC — telles que la préparation et la distribution de matériels IEC à l’attention de différentes audiences; l’utilisation de divertissements populaires ainsi qu’un appui pour encourager divers groupes (les élites, les groupes religieux, les clubs de sport) pour s’impliquer  dans la dé-stigmatisation et l’appui aux jeunes enfants victimes du VIH/SIDA;

 

Les campagnes-plaidoyers — Pour réduire la stigmatisation et la discrimination à l’encontre des foyers qui comportent des individus victimes du VIH/SIDA; pour renforcer le cadre juridique relatif à  la protection des jeunes enfants et du droit de propriété; pour soutenir la ratification des politiques à travers un décret au parlement; et garantir la mise en œuvre des politiques;

           

Soins aux PLWHA tels que la formation aux soins à domicile et aux soins communautaires  pour les enfants victimes du VIH/SIDA et leurs tuteurs ;

 

Soutien social pour les PLWHA y compris l’aide aux foyers, pour couvrir les coûts des soins aux jeunes enfants victimes du VIH/SIDA et leurs tuteurs, des suppléments alimentaires, un soutien psychologique, et un soutien de proximité par les travailleurs sociaux ;

 

Les approches communautaires et familiales aux soins infantiles – puisqu’il est beaucoup trop coûteux de redimensionner les institutions pour leur permettre d’atteindre un grand nombre d’enfants, les ressources disponibles devraient se concentrer sur le développement, l’expansion et le renforcement des approches familiales aux soins infantiles, tels que les placements surveillés.

 

Formation des intervenants en soins communautaires pour appuyer le développement holistique des jeunes enfants dans les communautés victimes du VIH/SIDA.

 

Initiatives de renforcement microéconomique– pour aider à libérer les intervenants en soins et leur permettre de vaquer à des activités économiques ou a recevoir une formation.

 

3.5.3  Ce qu'un requérant doit garder à l'esprit

 

Les organisations qui soumettent une proposition de programme DPE VIH/SIDA devront répondre à un ensemble de critères standards en relation avec la communauté qui est censée recevoir les services, et l’organisation qui doit parrainer le programme.  Ces critères pourront varier selon la nature et la taille de la proposition

 

Les candidats doivent décrire la pertinence de la proposition par rapport aux objectifs du programme VIH/SIDA, les activités réalisées ainsi que la capacité de gestion, la contribution à la communauté, et d’autres éléments communs aux demandes de subvention aux OSC.

 

Les candidats remettront un plan schématique expliquant les avantages des activités qu’ils proposent.  Certaines activités comporteront des avantages directs et démontrables, alors que d’autres n’auront que des avantages modestes, éventuellement directs ou indirects direct, tout en améliorant potentiellement la situation des jeunes enfants victimes du VIH/SIDA.. Dans la conception des activités DPE VIH/SIDA, les candidats devront faire état de la façon dont les avantages seront contrôlés et la performance évaluée. 

 

3.5.4 Considérations lors de la révision des propositions d'allocation

 

Au cours du processus de révision et d’approbation, les propositions  devront être classées selon un système personnalisé de points,  prenant en compte différents facteurs et types d’interventions DPE—accordant un score maximum pour approbation et financement ou  la recommandation d’autres actions.  La même procédure sera appliquée aux propositions relatives aux interventions DPE VIH/SIDA indépendantes ainsi que les interventions qui seront partie intégrante d’efforts plus importants, susceptibles de générer  des avantages DPE.

 

Les variable-clé relatives aux propositions sont les suivantes :

 

¨      Mesure et nature de l’impact sur les groupes cibles;

 

¨      Nombre de bénéficiaires;

 

¨      Qualité des avantages;

 

¨      Coûts par bénéficiaire direct & indirect;

 

¨      Importance et portée de l’engagement et contribution de la part de la communauté et/ou des donateurs;

 

¨      Plans de pérennisation des activités;

 

¨      Participation des bénéficiaires.

 

Ces critères doivent être présentés aux candidats potentiels.  Le système de classification doit être développé avec la participation des acteurs-clé potentiels, disponibilisé et soumis aux divers commentaires puis modifiés sur la base des réponses reçues.

Une simple liste de contrôle destinée à évaluer les options permettant d’investir dans les jeunes enfants victimes du VIH/SIDA et leur tuteur pourrait incorporer les éléments suivants: 

 

q       Les avantages de l’intervention en termes de santé et de développement psychologique;

q       La responsabilité familiale et communautaire relative à l’intervention;

q       Prestation des services dans les douze mois suivant le début de l’effort;

q       Le coût relatif de l’intervention, par enfant, comparé aux possibilités ayant déjà été étudiées et les pronostics par rapport aux avantages comparatifs que les enfants en tireraient ;

q       La probabilité selon laquelle la santé primaire, l’aide sociale, et d’autres services peuvent être redimensionnés;

q       La probabilité selon laquelle les contraintes en termes de ressources humaines (les besoins en personnel qualifié et/ou en volontaires formés staff) peuvent être surmontées;

q       L’implication des ONG au sein de la communauté et les liens avec d’autres institutions.

 

IV.  Besoins en matière de recherche

 

De même que les réponses en matière de VIH/SIDA doivent être évolutives, des recherches supplémentaires ainsi que des projets pilotes de démonstration sont nécessaires.  Des financements VIH/SIDA offrent différentes occasions de traiter ces exercices en tant qu’activités appuyées par des ressources pour le NAC/NAS ou comme activités complémentaires sous subvention communautaire.  Les activités de recherche pourraient comprendre les éléments suivants:

 

 

·        Calculer les coûts  par bénéficiaire, en parallèle aux différentes interventions pour traiter des questions OVC;

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

V.  Leçons apprises et recommandations

 

Des leçons ont été apprises des activités DPE VIH/SIDA passées et présentes. Certaines de ces leçons sont généralement applicables alors que d’autres se rapportent plus particulièrement au contenu des programmes, au contrôle et à l’évaluation. Les leçons suivantes servent de recommandations pour de nouvelles activités ou pour améliorer les efforts actuels.

 

5.1    Généralités

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

·        Les individus et les familles victimes du VIH/SIDA représentent la ressource principale des OSC.  A travers l’appropriation locale, la gestion, et la mise en oeuvre des programmes et projets, l’ingénuité locale peut véritablement générer des entreprises nouvelles et durables.

 

5.2  Contenu du programme

 

·    Les activités de prévention doivent être incorporées, dès le début, à l’intérieur de toutes les interventions DPE.  Les activités de soins et d’appui, peuvent souvent représenter des points d’entrée pour débattre de questions relatives au SIDA et promouvoir des mesures de prévention.

·    La qualité des soins peut être améliorée grâce à une formation standardisée.

 

·    Les jeunes, plus particulièrement ceux qui sont responsables de veiller sur les plus jeunes, doivent être impliqués et appuyés au sein des programmes DPE VIH/SIDA.  Les jeunes devraient être considérés comme faisant partie de la solution plutôt que comme le problème devant être résolu,.  L’on devrait les appuyer à jouer un rôle de dirigeant dans la planification du programme, l’éducation publique, le plaidoyer, et l’évaluation.  Dans des pays tels que l’Uganda et la Zambie) qui ont réduit la prévalence du VIH, la tendance à la baisse, de façon caractéristique, a été observée chez les jeunes.

 

5.3 Suivi et évaluation du programme (M&E)

 

·        Les informations qualitatives sur la façon dont une communauté perçoit un programme est aussi importante que l’information quantitative. Cette dernière est cependant nécessaire pour maintenir l’appui des donateurs.

 

·        Le suivi -évaluation doit être franc, direct et participative.

 

·        Les programmateurs doivent développer des approches pour la  documentation des effets du programme à long terme.

 

·        L’indice de vulnérabilité des enfants et de la communauté doit être développé pour être utilisé dans la cartographie et l’établissement des priorités géographiques en vue des interventions.

 

·        Certains processus, certaines approches et certains modèles sont plus efficaces dans un environnement urbain, péri-urbain ou rural.

VI.  Conclusions

 

Les besoins en développement des jeunes enfants victimes du VIH/SIDA en Afrique subsaharienne ne sont pas traités de manière adéquate. Le manque de financement, de données et de connaissance des meilleures pratiques ne sont que quelques-unes des raisons de ce manque d’action. Les praticiens du VIH/SIDA ont néanmoins la capacité d’encourager et de stimuler la riposte d’un pays aux questions du DPE en contribuant à renforcer la capacité des agences gouvernementales et de la société civile, en vue de généraliser la réponse du secteur privé, d’appuyer les OSC et les communautés et de coordonner les projets.

 

Ce Guide est un travail en cours. Il vise à faire partager et à renforcer la base de connaissance et l’expérience disponibles. Pour augmenter son utilité et aider tout un chacun, les praticiens sont priés de partager leurs problèmes et leurs succès dans ce domaine. Pour échanger vos informations, veuillez contacter l’adresse électronique suivante ecd@worldbank.org.

 

 

Appendices

 

Directives pour l’Appui au

 

Développement de la Petite Enfance (DPE)

 

dans les Programmes Multisectoriels VIH/SIDA en Afrique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Annexe 1:  Objectifs internationaux Relevant du DPE VIH/SIDA – Extraits

 

 

Les Objectifs de Développement du Millenium (MDG) fixés en 2001 ainsi que les décisions de la Session Spéciale de l’Assemblée Générale des Nations-Unies sur les Droits de l’Enfant, en 2002, concentreront de plus en plus l’intérêt des donateurs et l’apport de ressources.  Ces objectifs internationaux ne peuvent en aucun cas être substitués  aux politiques nationales, stratégies, et actions, cependant les praticiens devront les prendre en considération lors de la formulation des activités. Ces déclarations représentent également des ressources utiles pour le développement de demandes d’assistance technique et de financement de la part d’agences bilatérales et multilatérales.  Les principes in inhérents à la Convention des Droits de l’Enfant sous-tendent deux déclarations.

 

MDG (2001) – Buts, objectifs et indicateurs pertinents

 

But 4:         Réduire la mortalité infantile

Cible 5:      Réduire de deux tiers la mortalité des moins de 5 ans entre 1990 et 2015

Indicateurs: Taux de mortalité infantile; Taux de mortalité des moins de 5 ans.

 

But 6:         Lutter contre le VIH/SIDA, la paludisme et autres maladies

Cible 7:      Avoir stoppé et commencé à inverser la tendance de propagation du VIH/SIDA d’ici à 2015

Indicateurs: Le nombre d’enfants orphelins du SIDA.

 

Session Spéciale de l’Assemblée Générale des Nations-Unies sur les Droits de l’Enfant (2002)

 

“III. Protéger contre les abus, l’exploitation et la violence

(a) Protéger les enfants contre toutes formes d’abus, de négligence, d’exploitation et de violence;

(b) Protéger les enfants contre l’impact des conflits armés et les déplacements forcés, et garantir la conformité aux lois internationales sur les conventions humanitaires et les droits de l’homme international; (en instance) . . .

(e) Améliorer  le sort de millions d’ enfants qui vivent dans des circonstances particulièrement difficiles."

"IV. Lutter contre le VIH/SIDA

. . . (c) D’ici à 2003 développer et d’ici à 2005 mettre en œuvre  des politiques et stratégies nationales pour construire et renforcer les capacités gouvernementales, communautaires et familiales à procurer un environnement de soutien pour les orphelins,  les filles et garçons infectés et affectés par le VIH/SIDA, et leur procurer un service de conseil approprié et un soutien  psychosocial susceptible d’assurer leur inscription à l’école ainsi qu’un accès à un abri, de bons services de nutrition, de santé et de soutien social sur une base égalitaire par rapport aux autres enfants, et de protéger les orphelins et les enfants vulnérables contre toutes formes d’abus, de violence, d’exploitation de discrimination, de traite et de perte d’héritage"

 

La Convention des Droits de l’Enfant

 

La Convention stipule que:

 

Un enfant à droit à se développer "dans la mesure maximum possible" (Article 6).  Elle stipule également que les signataires doivent "…faire en sorte que l’assistance aux parents et aux tuteurs légaux, dans l’exercice de leurs responsabilités par rapport à l’éducation de leurs enfants, soit optimisée tout en garantissant le développement des institutions, moyens et services pour s’occuper des enfants" (Article 18.2).

 

La Convention des Droits de l’Enfant est accessible à l’adresse suivante: http://www.unicef.org/crc/crc.htm

 


Annexe 2:  Politiques actuelles relatives au VIH/SIDA et aux jeunes enfants – Exemples

 

 

 

Déclarations Régionales et Sous-Régionales

   

Déclaration de Dakar, Africain Réseau sur l’éthique, la loi et le VIH, 1994:  La responsabilisation de chaque personne, et plus particulièrement les femmes, les pauvres, les personnes non cultivées, et les enfants, est essentielle et doit être à la base de toutes les actions.  La responsabilisation procède de la reconnaissance du droit à la connaissance, à l’information et à la  technologie, au droit de choisir, et aux opportunités économiques.

 

LA CHARTE AFRICAINE SUR LES DROITS ET LA PROTECTION DE L’ENFANCE DOC. OUA CAB/LEG/24.9/49, 1990 – La déclaration de l’ OUA relative à la lutte contre le VIH/SIDA et les services de protection en direction des enfants et des femmes victimes:

Article 5: Survie et Développement 
1. Chaque enfant a un droit inhérent à la vie. Ce droit sera protégé par la loi.
2. Les Etats partis prenantes de cette Charte garantiront, autant que faire se peut, la survie, protection, et développement de l’enfant.

 

Article 20: Responsabilités Parentales

2. Les Etats partis prenantes de cette Charte prendront toutes les mesures appropriées selon leurs propres moyens et leurs conditions au niveau national:
(a) Assister les parents et autres personnes responsables de l’enfant et en cas de besoins procurer une assistance matérielle et des programmes de soutien particulièrement pour ce qui concerne la nutrition, la santé, l’éducation, habillement, et le logement;
(b) Assister les parents et autres personnes responsables de l’enfant dans son éducation et garantir le développement des institutions responsables de dispenser des soins aux enfants; et 
(c) de s’assurer que les enfants ayant des parents qui travaillent reçoivent des services de soins. 

Article 25: Séparation d’avec les Parents 
1. Tout enfant privé provisoirement ou de façon permanente de son environnement familial  pour quelque raison que ce soit aura droit à une protection et une assistance spéciale.

 

La Déclaration CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) – d’investir dans la lutte contre le VIH/SIDA et cibler les femmes et les enfants en tant que groupes vulnérables dans la lutte contre le VIH/SIDA.

 

La Déclaration CDAA (Communauté de développement de l'Afrique australe)  considère le VIH/SIDA comme une question développement prioritaire à régler de toute urgence et cible les femmes et les enfants en tant que groupes vulnérables.

 

La Communauté de l’Afrique de l’Est – appelle toutes les parties à se joindre à la lutte contre le VIH/SIDA et sollicite une attention spéciale au sort des femmes et des enfants à la suite de l’épidémie.

 

 

Déclarations nationales

 

Draft National VIH/SIDA et Document de politique STI. Programme National de Lutte contre le VIH/SIDA et les MST du Ghana, 2000.  Pour s’assurer qu’une attention particulière est accordée aux groupes vulnérables tels que les femmes et les enfants, les jeunes et les péripatéticiennes.

 

Politique sur le VIH/SIDA De la République Démocratique d’Ethiopie.  La politique éthiopienne sur les enfants définit les orphelins comme des enfants de moins de 18 ans, ayant perdu l’un de leurs parents ou les deux, indépendamment de la façon dont ceux-ci sont décédés. La constitution reconnaît les droits de chaque enfant à la vie     et à la protection contre toutes pratiques d’exploitation susceptibles d’être dangereuses ou nuisibles à son éducation, sa santé et son bien-être. Un accent approprié devra être mis sur les femmes, les enfants, et les jeunes en tant que foyer prioritaire pour la  promotion de la santé relativement au VIH/SIDA.

Cadre des politiques sur la Prévention, le Contrôle, et la gestion du VIH/SIDA.  Gouvernement du Lesotho, 2000.  Pour responsabiliser les femmes, les jeunes et les groupes  désavantagés pour  se protéger contre le VIH/SIDA/IST.

 

Réponse Nationale du Malawi au VIH/SIDA pour 2000-2004: Lutter contre le VIH/SIDA avec un espoir et une vigueur renouvelée au cours du nouveau  Millénium.  Cellule de Planification Stratégique, 1999:

 

Actions-clé stratégiques: Faire respecter la loi sur le viol,  le harcèlement sexuel, la discrimination des Personnes vivant avec le VIH/SIDA, l’abus d’alcool et de drogues, et l’accès aux places publiques d’amusement/divertissement pour protéger les enfants et les jeunes.

 

Le défi: Autonomie fonctionnelle social et économique inadéquate parmi les hommes et les femmes, les filles et les garçons, pour prévenir l’infection au VIH et atténuer l’impact du VIH/SIDA.

 

Actions-clé stratégiques: Renforcer et élargir la portée des institutions de crédit, les organisations de formation pour entrepreneurs, et les programmes d’éducation officiels et informels ciblant les femmes , les jeunes, et autres personnes marginalisés.

 

Malawi – Draft des politiques nationales sur les orphelins et Autres Enfants Vulnérables

Malawi – Draft des politiques nationales sur le Développement de la Petite Enfance:

 

Actions-clé stratégiques: Plaidoyer au profit d’une plus grande mobilisation de la connaissance culturelle actuelle, du savoir-faire technique, et le capital social global disponible au sein des communautés, pour l’appui aux orphelins, des veuves des veufs, et les enfants vivant dans des familles affectées par le virus.

 

Actions-clé stratégiques: Renforcer la prestation en termes de conseil psychosocial, de soins et d’appui aux orphelins, et les enfants vivant dans des familles affectées par le VIH/SIDA, des veuves des veufs, particulièrement au niveau communautaire et familial.

 

Les statuts existants protégeant les enfants et les jeunes devraient être mis en application à tous les niveaux de la société..

 

Les pratiques appropriées d’éducation, sensibles aux questions de genre, les services de conseil et l’éducation civique devrait être dispensée aux jeunes pour développer un sens positif, des valeurs, des attitudes, et des normes.

 

Actions-clé stratégiques: Renforcer les capacités des femmes et des hommes, des garçons et des filles, pour dispenser appui et soin aux malades et aux personnes séropositives sur la base des principes d’égalité, d’équité, et des droits humains.

 

Charte SIDA & VIH.  Consortium Sud-Africain sur le SIDA. La position particulièrement vulnérable des femmes position en la matière devrait être reconnue et adressée, de même que celle des jeunes et des enfants.

 

Plan National SIDA pour l’Afrique du Sud, 1994-1995.  NACOSA, 1994.  Les enfants affectés par le VIH/SIDA sont souvent privés ou se voient refuser  une éducation de base.  L’éducation de base est un droit pour tous les enfants, indépendamment   de leur statut VIH. Les autorités académiques doivent aider les enfants  en consacrant du temps et des ressources pour répondre aux besoins sociaux et médicaux des enfants et de leur famille et s’assurer que c’est le cas.

Une des conséquences directes du VIH/SIDA, est que les enfants soient confrontés à l’éventualité de perdre un ou plusieurs parents, ainsi que frères et sœurs autres relations. Les besoins des enfants dont les parents sont malades du  VIH/SIDA, de même que ceux qui ont perdu un ou plusieurs de leurs parents, ont des effets (psychologiques, économiques, et sociales sur l’enfant ainsi que sur sa famille bien avant la mort de ces parents. C’est la raison pour laquelle l’appui aux enfants et aux familles ne peut être limité aux orphelins.

 

En plus de ces enfants dont les parents sont victimes de l’épidémie, les besoins spécifiques des enfants sans abri doivent  être reconnus, et une politique de couverture sociale doit être développée pour garantir leur réhabilitation dans la société, à travers l’éducation et un environnement emprunt d’amour et de soutien.

 

Plan Stratégique VIH/SIDA & MST pour l’Afrique du Sud 2000-2005.  Département de la Santé, 2000.  Objectif: Créer un environnement tactique et juridique qui protège les droits de toute personne infectée et affectée par le VIH/SIDA d’ici à 2005.

Stratégies sélectionnées: (a) Revoir la législation existante et garantir la protection des droits des personnes vivant avec le VIH/SIDA.  (b) Développer des politiques relatives aux personnes séropositives perturbées mentalement. (c) Revoir et décréter de nouvelles lois prenant en compte les besoins des enfants infectés et affectés par le VIH/SIDA.

 

Objectif: Développer et mettre en œuvre des programmes pour appuyer la santé et les besoins sociaux des enfants victimes du VIH/SIDA.  Stratégies sélectionnées: (a) Promouvoir un plaidoyer pour toutes les questions concernant les enfants. (b) Mobiliser des ressources financières et matérielles pour les orphelins et les foyers dirigés par des enfants. (c) Enquêter sur la protection légale des foyers dirigés par des enfants. (d) Accorder une protection sociale, juridique, et un soutien en termes de droits humains pour protéger les droits éducatifs et constitutionnels.

 

Plan Stratégique National VIH/SIDA du Swaziland.  Gestion des crises & Comité Technique VIH/SIDA 2000.  Stratégies: Promouvoir la prise de conscience sur le VIH/SIDA parmi les enfants et les jeunes.  Promouvoir l’utilisation de la jeunesse, des clubs religieux/sportifs, et des programmes culturels pour l’éducation sur le VIH/SIDA.  Fournir des parcs et aménagement de loisirs pour les enfants et les jeunes.  Renforcer le plaidoyer en faveur des pratiques culturelles autochtones qui encouragent une certaine retenue en matière de pratiques sexuelle ainsi qu’un sens des responsabilités.  Appuyer le renforcement des capacités pour les enseignants, les parents, les leaders communautaires, et pairs-éducateurs pour procéder à un transfert de connaissance en direction des enfants et des jeunes sur le VIH/SIDA, l’autonomie fonctionnelle, la croissance, et la sexualité.  Intégrer le VIH/SIDA dans le préscolaire, les écoles, et les institutions de l’éducation supérieure.

 

Programme National de Lutte contre le SIDA (PNLS) Stratégie: Tanzanie sous PPFIII, 1998-2002.  Secrétariat du Programme National de Lutte contre le SIDA, 1998.  Les politiques et les lois  forment l’arrière-plan des efforts du Programme et de leurs impacts.  Pour s’assurer que la politique et l’environnement juridique facilitent et appuient les efforts du PNLS, La stratégie du PNLS s’attaque aux questions tactiques et légales suivantes: - Le développement et l’analyses des politiques – La politique nationale sur le SIDA – Les soins pour les personnes vivant avec le VIH/SIDA - Protection des groupes vulnérables – Appuie à la survie - Plaidoyer et sensibilisation sur les politiques- Intégration des questions relatives au SIDA au sein des politiques macro-économiques et sectorielles - allocations des ressources gouvernementales et budgétaires aux activités sur le SIDA – Stratégie juridique sur le SIDA - programmes de plaidoyers pour un appui éthique et juridique – alphabétisation juridique - code éthique de confidentialité – services de conseil juridique – réseautage juridique – Monitoring des droits humains: Protection communautaire, personnes vivant avec le VIH/SIDA, main d’œuvre, genre, femmes, enfants, et orphelins.

 

Cadre stratégique national pour les activités VIH/SIDA en Uganda, 1998-2002 – Draft du rapport.  Commission SIDA ougandaise, 1997.  Pour conscientiser sur les droits relatifs au VIH/SIDA et les soucis des enfants, des jeunes, et des femmes.  1.1:  Renforcer les droite et intérêts des enfants, , des jeunes, et des femmes dans la zone de VIH/SIDA.

 

Cadre stratégique national pour les activités VIH/SIDA en Uganda, 2000/1-2005/6.  Promouvoir des soins palliatifs spéciaux, un appui social et spirituel pour les enfants infectés et affectés par le VIH/SIDA à travers: le développement et la distribution de directives appropriées sur le plaidoyer et les soins pour les enfants infectés/victimes du VIH/SIDA; Développement, distribution, et sensibilisation des acteurs sur l’utilisation des manuels de soins palliatifs, un appui social et spirituel pour les enfants infectés et victimes du VIH/SIDA, l’établissement de centres communautaires multiservices conviviaux pour les enfants/adolescents; Former les intervenants en soins et autres tuteurs dans la prestations de soins palliatifs conviviaux, des services d’appui social et spirituels; et appui financier et matériel (abri, nourriture, frais scolaires) aux orphelins du SIDA, les foyers dirigés par des enfants, et les tuteurs/familles d’accueil.

 

Intensifier la prise de conscience sur les droits des enfants, des jeunes, et des femmes vis-à-vis du VIH/SIDA.

 

Cadre stratégique national VIH/SIDA de la Zambie, 2000-2002.  Conseil National Zambien sur le VIH/SIDA/MST/TB, 1999.  Objectif stratégique 2.1: D’ici à la mi 2001, des directives nationales et politiques respectives doivent être développées pour les zones thématiques suivantes: éducation-pair  en direction des jeunes gens déscolarisés prenant en compte les questions genre pertinentes; Un appui pour les orphelins et les enfants vulnérables; des programmes scolaires éducatifs officiels; Services de santé relatifs à la santé reproductive/MST en direction des jeunes; éducation-pair et promotion de préservatifs à l’attention des chauffeurs-routiers, des péripatéticiennes, pêcheurs et commerçants, travailleurs saisonniers; soins à domicile; gestion  départementale et planification avec un accent particulier sur l’analyse genre; monitoring et évaluation des activités VIH/SIDA.

 

Objectif:  Réduire la transmission du VIH/MST en se concentrant plus particulièrement sur les enfants, les jeunes, les femmes, et situations à risque pour la transmission du VIH.  Information, Education et Communication . . . L’élan principal des programmes IEC était l’utilisation des médias pour informer le public en général sur  le VIH/SIDA.  Les canaux utilisés comprenaient la télévision, la radio, les panneaux d’affichage, et pamphlets.  IEC comprenait également l’introduction dans les programme d’études scolaires de matériels applicables.  Plusieurs ONG et églises ont mis en œuvre des activités IEC dans leurs programmes respectifs.

 

Politique nationale sur le VIH/SIDA pour la République du Zimbabwe.  Coordination du Programme National de Lutte contre le SIDA Zimbabwe, 1999:  

 

Les stratégies de directives 25: 1. Garantissent que les enfants et les jeunes gens, nonobstant leur statut VIH, bénéficient de tous leurs droits tels qu’inscrits dans la Charte africaine, la Convention des Etats-Unis sur les Droits de l’Enfant, le décret sur la protection et l’adoption des enfants, le décret sur l’éducation, le décret sur la tutelle des mineurs et la politique sur les soins aux orphelins.  2. Eviter toute forme de discrimination contre les enfants infectés ou victimes du VIH/SIDA.  Ils doivent être traités avec respect et dignité et l’appui nécessaire pour leurs besoins doit leur être fourni.  3. Appuyer et conseiller les enfants et les jeunes gens pour les aider à faire face à la situation d’infection par le VIH of et/ou vivre avec quelqu’un d’infecté par le VIH/SIDA.

 

Directive 26: Les enfants devenus orphelins à la suite du VIH/SIDA ne seront pas sujets à discrimination de quelque façon que ce soit et requièrent l’appui nécessaire pour grandir dans le respect et la dignité.  Stratégies: 1. Encourager et appuyer les orphelins à rester dans leur communauté, spécialement au sein de la famille élargie. Ceci doit être valable pour tous les enfants malgré leur statut VIH.  2. Eduquer la communauté et la société civile sur l’importance de  la mise en nourrice et de l’adoption des orphelins. 3. Encourager la responsabilité partagée relativement aux soins des orphelins dans la société; Ceci comprend un appui financier, matériel et psychosocial de la part de famille élargie, de la communauté, du gouvernement, des organisations non-gouvernementales, et des églises.  L’objectif est d’intégrer les orphelins dans la famille intégrée ou la communauté.  Le placement tactique, en tant que politique, des orphelins dans des institutions doit être surveillé attentivement et déconseillé.  4 Garantir que les enfants infectés par le VIH ont les mêmes droit par rapport à la mise en nourrice, l’adoption ou le placement dans des institutions, que les autres enfants. La mise en nourrice et l’adoption d’enfants placés en institution devraient être fortement encouragées.  5. Garder la confidentialité des informations médicales des enfants sous tutelle.  Les institutions, cependant, ont le droit d’accès au dossier médical et au statut sanitaire, y compris toute information disponible sur le VIH, des enfants à leur charge.  Aucune institution n’a le droit de refuser l’admission à un enfant, sur la base de sa séropositivité, à moins que ceci ne soit clairement dans l’intérêt de l’enfant en question et des autres enfants, ce qui doit reste à prouver de la part de l’institution. 6. Toute information relative au statut VIH d’un enfant ou autre condition médicale significative doit être communiquée aux nourriciers ou parents adoptifs potentiels de façon à leur permettre d’opérer des choix pertinents et informés par rapport aux soins à prodiguer à l’enfant.

 

Stratégies pour les directives 27: 1. Accorder un appui  aux parents et tuteurs/gardiens pour informer et éduquer leur(s) enfant(s) sur VIH/SIDA/STIs et les grossesses non désirées.  2. Garantir que tous les enfants et les jeunes gens ont accès à l’information exacte sur la santé sexuelle et les questions s’y rattachant en adéquation avec leur tranche d’âge, y compris l’information sur l’abstinence et toute autre intervention visant à se protéger.  3. Promouvoir les services de santé pour les jeunes 4. Former les personnels de la santé et autres praticiens de la jeunesse dans le conseil aux jeunes gens pour se protéger contre les actes sexuels prématurés et pour prévenir le VIH/IST.  5. Accorder la  priorité à l’éducation pour les garçons et les filles.  Les filles ne doivent pas être sujettes à discrimination dans l’éducation à cause du fait qu’elles s’occupent de la maison, et des besoins domestiques, du manque de finances, etc.  6. Mobiliser les instances gouvernementales, non-gouvernementales et religieuses pertinentes ainsi que d’autres instances pour encourager les garçons et les filles à développer des attitudes responsables et supportrices les uns envers les autres et un sens de l’amour propre et de la responsabilité personnelle.  7. Promouvoir des modèles appropriés dans tous les secteurs de la société society pour influencer les attitudes et comportements des jeunes par rapport au sens de la responsabilité sexuelle, de l’abstinence, et au concept de la fidélité dans le cadre, d’un partenariat conjugal à vie 8. Développer des programmes/aménagements sportifs et récréatifs pour aider les jeunes à s’occuper de façon créative.

 

Principe directif 28:  Les enfants et les jeunes gens doivent être protégés contre toute forme d’abus susceptible de les exposer à l’infection au VIH (on peut compter 4 stratégies). 

 

 

 

 

 

 

 

 


 Annexe 3:  Evaluation des demandes de subvention de Projets DPE VIH/SIDA

 

 

Les organisations sollicitant un appui pour la subvention d’un projet DPE VIH/SIDA doivent:

 

 

La proposition doit:

 

q       Mentionner les objectifs qui indiquent l’assistance aux jeunes enfants (de 0-8 ans) ou à leur tuteur/gardien;

 

q       Définir les bénéficiaires-cibles (les enfants nés de mère séropositive, les jeunes enfants dans les foyers dirigés par des enfants, les jeunes orphelins, les mamans de jeunes enfants, les intervenants en soins pour jeunes enfants, les orphelins, les jeunes enfants en institutions) et indiquer de quelle manière ils seront ciblés;

 

q       Inclure une méthode M&E pour l’intervention proposée;

 

q       Inclure une estimation des besoins ou des données à partir d’une évaluation menée récemment, sur laquelle se base la proposition;

 

q       Indiquer un budget qui soutient suffisamment le personnel ainsi que les ressources nécessaires à l’intervention.

 

Les propositions d’évaluation de projets DPE VIH/SIDA peuvent être basées sur des critères d’évaluation générique sélectionnés  par le  CNLS pour les activités OSC. Ces critères seront modifiés pour incorporer la nature spécifique des activités DPE VIH/SIDA.


Evaluation des demandes de subvention – Exemples de Critères

 

Critères                                                                                                                                                                  

¨      Le sous-projet proposé s’inscrit-il dans les objectifs du Programme National de Lutte contre le VIH/SIDA?

 

¨      Le sous-projet bénéficiera-il aux efforts DPE VIH/SIDA?

 

¨      Comment le groupe cible est-il classé par rapport à:

                                              Couverture;

                                              Qualité;

                                              Coût ?

¨      Les mesures d’atténuation sont-elle plausibles?

 

¨      Le sous-projet est-il en phase avec les priorités communautaires?

 

¨      La communauté ou les OSC contribuent-elles au sous-projet?

 

¨      Le sous-projet peut-il être réalisé dans la période spécifiée?

 

¨      Dans quelle mesure la communauté ou les OSC ont-elles fourni des efforts pour traiter des problèmes relatifs à l’initiative en cours?

 

¨      Y a t-il du personnel qualifié, compétent ou disponible, et dans le cas contraire, la proposition comprend-elle une brève description de la manière dont ces individus seront formés?

 

¨      La proposition indique-t-elle que plusieurs groupes au sein de la communauté ont participé à l’identification des problèmes et à l’établissement des priorités relativement aux solutions proposées?

    

¨      Les rôles et responsabilités des parties prenantes (y compris les familles, les institutions, et les groupes communautaires) sont-ils clairement définis pour ce qui concerne la mise en oeuvre, la supervision, et le monitoring des composantes DPE?

 

¨      Y a t-il un plan raisonnable de pérennisation des activités au niveau communautaire?

 

¨      La paie du personnel est-elle basée sur les salaires locaux?

 

¨      Les procédures d’acquisition sont-elles susceptibles d’interférer avec la mise en œuvre du projet?

 

¨      De quelle façon les coûts de fonctionnement et de maintenance courants seront-ils couverts pour garantir la prestation des services pendant toute la durée du projet ?

     

 

¨      Y a t-il un plan et une approche bien définis pour le contrôle et l’évaluation de la performance?


Annexe 4: Services potentiels de consultation  pour activités DPE VIH/SIDA

 

 

Les contrats potentiels de consultants pour les activités DPE VIH/SIDA peuvent inclure, sans y être limités, les spécialistes suivants:

 

1.      Spécialiste en Développement Social DPE— pour la collection des données relatives à la planification des programmes sur les besoins des jeunes enfants et leur tuteur/gardien victimes du VIH/SIDA;

 

2.      Concepteur - Instructeur DPE   — pour le développement des matériels de formation DPE VIH/SIDA pour les enseignants du préscolaire, le personnel intervenant en soins, le personnel de santé, et les intervenants en soins pour enfants victimes du VIH/SIDA;

 

3.      Spécialiste en formation DPE et renforcement des capacités — pour l’animation d’ateliers sur la conscientisation et la sensibilisation sur le DPE VIH/SIDA à l’attention des ministères sectoriels;

 

4.      Spécialiste DPE IEC/BCC— pour déterminer les messages DPE à faire passer dans les zones affectées par le SIDA.

 

Un modèle de termes de référence (TOR) pour chacun des spécialistes ci-dessus est disponible sur les pages suivantes.

 

 

 

 

 


Annexe 4.1: Exemple de TDR – Spécialiste en développement Social DPE

 

 

Le Consultant aura la responsabilité de contribuer, à travers des éléments DPE à une évaluation ou une estimation sociale, pour (a) procurer des informations de base sur les besoins et la capacité à faire face à de jeunes enfants et leur tuteur/gardien victimes du VIH/SIDA et (b) de développer une vision à long terme pour la réponse d’intervention l’intervention réponse. 

 

A.  Devoirs et Responsabilités:

 

 

        La collecte des données existantes sur les taux de mortalité des nourrissons et des enfants de moins de 5 ans, les causes principales de la morbidité et de la mortalité parmi les jeunes enfants, la couverture vaccinale, le statut nutritionnel, l’inscription à l’école, et les taux d’alphabétisation chez les femmes;

        Identifier la capacité nationale de coordonner, contrôler, dépister, et évaluer les activités DPE VIH/SIDA, et d’identifier les zones spécifiques de faiblesse devant être renforcées;

        Identifier le réseau existant d’organisations polyvalentes (organisations du secteur public et privé, OSC) qui travaillent avec les enfants, pour faciliter l’échange et le partage des informations sur les politiques nationales, les règles et régulations législatives, les collaborations, les activités d’appui mutuel, les efforts de renforcement des capacités, les études de recherche, et/ou les financements en direction des membres  d’organisations; 

        Etablir des informations sur la population DPE et les approches actuelles relatives aux questions DPE VIH/SIDA, pour indiquer les types d’interventions DPE VIH/SIDA qui doivent être généralisées et renforcées;

        Organiser et diriger des estimations pour accumuler des données sur les thèmes suivants: Réponse des foyers et des communautés quant à la façon de gérer le VIH/SIDA et les orphelins; les pratiques locales d’intervention en soins; le nombre de foyers dirigés par des enfants et les adultes; le nombre d’orphelins et d’enfants de la rue; les taux d’inscription en préscolaire; l’accès à la crèche; les activités DPE informelles et l’inscription de ces activités; le nombre et le pourcentage de jeunes enfants victimes du VIH/SIDA; le nombre et le pourcentage de femmes enceintes victimes du VIH/SIDA; Le nombre d’enfants orphelins du SIDA; et le nombre de jeunes enfants pris en charge par des membres de famille malades.

 

B.  Qualifications:

 

 

C.     Rendement:

 

 

 

 

 


Annexe 4.2: Exemple de TDR – Concepteur-Instructeur DPE

 

 

Le Consultant aura la responsabilité de contribuer à la conception, la mise en oeuvre, et le contrôle de la formation DPE VIH/SIDA des coordinateurs nationaux, des enseignants du préscolaire, des intervenants en soins, et des éducateurs informels de la petite enfance.  Ce travail sera réalisé en coopération avec le Spécialiste Consultant en Formation et Renforcement des Capacités DPE.

 

A.     Devoirs et Responsabilités:

 

·        La conception et la mise en oeuvre des cours de formation de formateurs (TOT) sur le VIH/SIDA dans l’éducation pour la petite enfance;

·        Animer des cours de formation pour éduquer les éducateurs de la petite enfance sur le VIH/SIDA et la façon d’aborder cette question avec les tuteurs/gardiens et les jeunes enfants;

·        Préparer et procurer du matériel de formation pédagogique formation aux formateurs et aux stagiaires; 

·        Surveiller toute la logistique relative à la formation, y compris les déplacements, les outils de formation, et l’hébergement pour les stagiaires;

·        Coordonner et rembourser tous les coûts de formation en cours d'emploi à des coûts standards établis par le gouvernement, pour les per diems et les déplacements pour les stagiaires et pour les per diem, déplacements, et moyens de subsistance pour les formateurs;

 

B.     Qualifications:

 

 

C.     Rendement:

 

 


Annexe 4.3: Exemple de TDR –Spécialiste en Formation DPE et Renforcement des Compétences

 

 

Le Consultant sera responsable de la formation du personnel des ministères sectoriels et des acteurs DPE à tous les niveaux, pour leur permettre  d’endosser la responsabilité de s’occuper des besoins des jeunes enfants et des femmes au sein du Programme National de Lutte contre le VIH/SIDA.  Le Consultant aidera à préparer et animer les cours FDF (formation des formateurs), pour renforcer la capacité dans les programme d’études ou modules d’instruction, parmi les partenaires multilatéraux qui participent aux soins et à l’appui des jeunes enfants et de leurs tuteurs victimes du VIH/SIDA.  Le travail du Consultant sera effectué en coordination avec celui du Concepteur-Instructeur DPE.

 

A.     Devoirs et Responsabilités:

 

 

B.     Qualifications:

 

 

C.     Rendement: 

 

Procurer un plan de travail pour le développement des capacités y compris la formation et un système M&E sur mesure pour le groupe d’intérêt.

 


Annexe 4.4: Exemple de TDR – Spécialiste en DPE IEC/BCC

 

 

Le spécialiste en DPE IEC/BCC travaillera avec l’équipe nationale IEC/BCC à développer des messages DPE VIH/SIDA pour les incorporer au cœur de la stratégie IEC/BCC.  Le Consultant apportera sa contribution relativement pour les matériels fournis au Concepteur-Instructeur DPE et au Spécialiste en Formation DPE et Renforcement des Compétences.

.

 

A.     Devoirs et responsabilités:

 

 

B.     Qualifications:

 

 

C.     Rendement:

 

·        Procurer une approche IEC/BCC pour DPE, devant être incorporée dans le programme national de lutte contre le VIH/SIDA; l’analyse d’approches existantes en IEC et BCC dans le pays et des recommandations pour une stratégie de mise en œuvre de l’approche proposée.  

 

 


Annexe 5: Liste de contrôle pour les Projets DPE VIH/SIDA au sein des programmes in Nationaux VIH/SIDA

 

 

q       Identifier les ministères qui s’occupent des jeunes enfants victimes du VIH/SIDA.  Il peut s’agir, sans toutefois y être limité, des ministères suivants : Ministère de la Santé, de l’Education, de la Protection Sociale, de la Jeunesse, des Administrations Locales, de l’Agriculture, de la Condition Féminine, et des  Sports.

 

q       Entreprendre le renforcement des capacités pour appuyer les ministères.  Identifier les compétences requises dans les ministères mandatés pour surveiller et/ou coordonner les programmes DPE.  Organiser et adapter une session de sensibilisation pour les ministères clé dans le cadre des activités DPE VIH/SIDA.  Aider les ministères à incorporer la dimension DPE VIH/SIDA dans leur plan de travail initial, tout en mettant l’accent sur la connaissance et la compréhension, de la part du personnel, des différentes questions et de leurs réponses potentielles

 

q       Identifier les acteurs, pouvant comprendre, sans y être limités, l’UNICEF, Le Fonds des Nations-Unies pour la Population (FNUAP), Les organisations à la base, les institutions privées, les organisations confessionnelles, ainsi que les ONG nationales et internationales.

 

q       Collecter les données de base et mener des analyses situationelles.  Consolider les données disponibles et développer une base de données nationales intégrale pour « monitorer » le statut des moins de 8 ans.  Préparer un rapport consolidant les informations sur le statut des moins de 8 ans, les programmes actuels et planifiés ainsi que les contraintes pouvant entraver des services de soins et d’appui efficaces de ces enfants.  Utiliser les données existantes ou effectuer une évaluation séparée pour déterminer l’importance et la nature des besoins des jeunes enfants victimes du VIH/SIDA.  Les données peuvent être disponibles à partir d’études préalables effectuées par les ministères et ONG ou par des agences des Nations-Unies, telles que celle relative à « l’Enquête en grappes à indicateurs multiples » (MICS) de l’UNICEF

 

        Si une évaluation sociale des bénéficiaires doit être effectuée dans le cadre du programme VIH/SIDA, incorporer les considérations relatives aux jeunes enfants  dans les TDR.  Si une évaluation séparée est nécessaire, les outils disponibles peuvent être adaptés au contexte spécifique du pays (voir Annexe 8 pour un lien électronique sur les kits d’outils de développement relatifs aux évaluations des besoins de l’enfant). 

 

        Intégrer les informations de base, plus particulièrement celles sur les aspects comportementaux et relatifs à la planification, dans la conception du système M&E.  Pour réviser et synthétiser les diverses politiques se rapportant de façon significative aux jeunes enfants et au VIH/SIDA ; identifier un ministère, une agence, du personnel intérimaire NAS à l’intérieur du groupe de travail on VIH/SIDA ou recruter un Consultant national.

 

q       Préparer le brouillon d’un manuel sur l’initiative communautaire et la société civile (CSI).  Prendre en considération les besoins spécifiques pour les activités DPE VIH/SIDA ainsi que les catégories d’interventions les plus susceptibles de faire intervenir des activités DPE VIH/SIDA.  Revoir les activités courantes du pays (fonds sociaux, et  les efforts des ONG) et  identifier celles qui interviendront en tant que complément ou qui pourront offrir un appui potentiel dans la conception de l’effort DPE VIH/SIDA pour le programme national de lutte contre le VIH/SIDA.  Si possible, au cours de la préparation du programme VIH/SIDA, tester et/ou évaluer les opérations de façon systématique, dans une perspective DPE VIH/SIDA, pour identifier des modèles possibles d’activités de financement au sein du  programme.

 

q       Développer des buts et des objectifs spécifiques.

 

q       Définir les caractéristiques des bénéficiaires ciblés (les nourrissons séropositifs, tuteurs/gardiens de jeunes enfants, orphelins, et familles d’accueil ).

 

q       Effectuer des évaluations des interventions DPE courantes, et collecter autant de données que possible

 

q       Planifier des activités M&E sur la base des buts et objectifs de l’activité.

 

q       Développer le(s) concept(s) pour l’intervention planifiée (formation d’intervenants en soins, développement de matériels IEC, prestation de services de santé, conseil, appui aux orphelins).

 

q       Effectuer l’intervention.

 

q       Collecter et analyser les données selon le plan M&E.

 

q       Tracer et diffuser les recommandations pour les actions futures, ainsi que les inactions, dans le cadre du projet DPE VIH/SIDA et du programme national VIH/SIDA.

 


Annexe 6: Préparer une Analyse Situationnelle DPE

 

 

Dans une Analyse Situationnelle, l’information est rassemblée et analysée pour guider la planification et l’action.  Cependant, une Analyse Situationnelle doit être plus qu’un exercice technique pour générer de l’information; elle doit également aider à créer un consensus au sein des acteurs clé.  Effectuer une Analyse Situationnelle en tant que processus largement inclusif, hautement participatif pourra générer des occasions de combiner la meilleure expertise des participants clé avec les acteurs et parties prenantes les plus efficaces.  Les participants clé peuvent impliquer les ministères, institutions locales, les organisations internationales, les donateurs, les ONG et leur coordination, les associations de  personnes vivant avec le VIH/SIDA, les groupes religieux, les associations de femmes, les membres de communautés, les départements universitaires, les groupes de jeunes, ainsi que les organisations et individus relavant du secteur privé.  Il devrait s’agir d’un processus de collaboration au sein duquel les acteurs clé développent une compréhension globale commune des facteurs qui protègent et promeuvent  le bien-être et le développement des enfants ainsi que ceux qui augmentent leur vulnérabilité.  Ceci devrait comprendre le développement d’une vision commune pour aller de l’avant – priorités, rôles, responsabilités, programmes existants, ressources actuelles et potentielles, etc.

 

Etapes d’une Analyse Situationnelle.  Les étapes d’une analyse situationnelle comprennent:

 

  1. Rassembler l’information;
  2. Analyser l’information rassemblée;
  3. Identifier les priorités géographiques et programmatiques;
  4. Etablir des recommandations spécifiques pour l’action.

 

Informations requises.  Les informations qui doivent être rassemblées pour planifier les interventions DPE VIH/SIDA peuvent inclure:

 

1.  Au niveau national et de la société civile:

 

·        Le schéma épidémiologique du VIH/SIDA;

·        Influence des politiciens;

·        Niveaux d’alphabétisation;

·        Supports Infrastructuraux;

·        Le statut des femmes par rapport au fait de pouvoir exprimer librement leurs opinions et d’agir;

·        Prise de conscience du DPE au niveau national;

·        Ressources/ allocation budgétaire au DPE;

·        Relations avec les agences donatrices;

·        Politiques relatives aux programmes d’études;

·        Nature de la collaboration  avec les ONG;

·        Lois et politiques relatives au DPE;

·        Tendances par rapport aux orphelins;

·        Présence de projets appuyés par des donateurs internationaux

·        Les initiatives gouvernementales dans les domaines pertinents, y compris la santé infantile, l’éducation à la petite enfance, génération de revenus, l’eau et l’assainissement, et la nutrition.

 

2.  Au niveau communautaire:

 

·          La prévalence des foyers dirigés par des enfants;

·          Les caractéristiques sociales, culturelles, et religieuses;

·          Les attitudes envers les enfants nés de parents malades ou mourants;

·          L’appui aux orphelins;

·          Les activités socio-économiques;

·          L’accès aux services de base basic;

·          Les stratégies de riposte dans les foyers pour s’occuper d’enfants victimes du VIH/SIDA;

·          L’appui communautaire pour les enfants victimes du VIH/SIDA;

·          Les activités DPE existantes;

·          La disponibilité et l’accessibilité des services de base existants pour les jeunes enfants et les femmes (santé maternelle et infantile, vaccination, VCT);

·          Les attitudes par rapport à  l’allaitement et replacement l’alimentation de substitution;

·          Le niveau de prise de conscience par rapport au VIH/SIDA;

·          Le niveau d’implication des femmes dans les activités génératrices de revenus;

·          Les connaissances en termes de VIH/SIDA parmi les intervenants en soins du préscolaire et des crèches;

·          Composition des familles (foyers dirigés par un enfant, les foyers à parent unique, les intervenants en soins d’un âge avancé);

·          Les besoins ressentis par la communauté.

 

Procédures.  Les procédures de collecte de données incluent:

 

·        Les enquêtes des ménages (Enquête santé et démographie (DHS) et enquêtes sur les dépenses (Enquêtes du type Etudes Standard de Mesure des Niveaux de Vie, appuyées par la Banque mondiale), sont monnaie courante en Afrique et sont riches en informations DPE);

·        Exercices de cartographie;

·        Entrevues et  programmes quotidiens;

·        Entrevues à demi-structurées;

·        Discussions de groupes d’intérêt;

·        Ateliers et observations des participants.


Annexe 7: liens électroniques et ressources

 

 

Outils d’évaluation pour jeunes enfants et tuteurs/gardiens victimes du VIH/SIDA

 

1.  kits d’outils de développement pour l ‘évaluation des besoins des enfants

 

Groupes d’Education de la Banque Mondiale, Equipe de Développement de la petite enfance et la Commission pour la Survie et le Développement de l’Enfant:

http://www.worldbank.org/children/cnahome.html

 

2.  Enquête en grappes à indicateurs multiples  (MICS)

     

UNICEF:

http://childinfo.org/MICS2/Gj99306k.htm

 

3.      Allaitement et pratiques alimentaires de substitution dans le contexte de la transmission VIH de mère à enfant — Un outil d’évaluation pour la recherche

 

OMS

http://www.who.int/reproductive-health/publications/RHR_01_12/RHR_01_12.en.contents.en.html

 

4.      Evaluation et amélioration des soins pour  les enfants de moins de 5 ans victimes du SIDA  

 

Académie pour le Développement Educatif, « Ready to Learn »:

 

http://www.readytolearn.aed.org/PDF%20files%20for%20webpage/Under5final.PDF

 

 

5.      Enquête santé et Démographie (DHS):

 

http://www.measuredhs.com/data/survey_datasets.cfm?CFID=212656&CFTOKEN=30413466

 

6.    Base de données des indicateurs d’enquête sur le VIH/SIDA – Programmes Nationaux UNSIDA SIDA        – Guide de monitoring et d’évaluation

 

http://www.measuredhs.com/VIHdata/start.cfm

 


Soins et soutien aux enfants victimes du VIH/SIDA

 

Un sommaire des activités DPE VIH/SIDA peut être extrait de la Base de Données d’Assistance aux Orphelins du SIDA (AOAD), un projet commun Equipe du Groupe Education DPE de la Banque Mondiale et l’Association François Xavier Bagnoud (AFXB). La base de données en ligne est disponible à l’adresse suivante : http://orphans.fxb.org/db/index.html.

 

Une liste de matériels de ressources sélectionnés pour les enfants et les familles victimes du VIH/SIDA, compilé par John Williamson du Fonds de l’USAID pour les enfants et orphelins déplacés, est disponible en version électronique à l’adresse suivante: http://www.worldbank.org/children/Williamson.doc

 

 

Une copie en dur est disponible auprès de l’Equipe DPE de la Banque Mondiale par E-mail à l’adresse suivante : DPE@worldbank.org ou par téléphone : 202-473-0109.


Annexe 8: Quelques définitions utiles

 

Organisations de la société civile (OSC).  Ces organisations nationales ou internationales sont légalement enregistrées et disposent d’une expérience d’au moins 2 à 5 années dans les projets et activités de développement communautaire.  Les OSC comprennent une vaste sélection d’organisations non-gouvernementales et à but lucratif, telles que les ONG, les organisations confessionnelles et professionnelles, les syndicats et les organisations à la base. Ce sont des cellules organisées capables de planifier et de gérer des projets, y compris la gestion des finances et l’acquisition

 

Soins communautaires.  Les orphelins et les enfants vulnérables sont placés dans un foyer sous la responsabilité d’individus (principalement des femmes célibataires ou un couple au sein de la communauté). L’intervenant en soins peut recevoir un appui financier ou matériel pour s’occuper de ces enfants.

 

Crèches.  Garderies publiques qui s’occupent de nourrissons pendant la journée lorsque leurs mamans sont au travail.

 

Praticiens DPE.  Tout individu ou organisation travaillant à la promotion de la croissance saine et du développement intégral des jeunes enfants (groupes de femmes, intervenants en soins, enseignants des crèches).


Acteurs DPE.  Les acteurs comprennent les bénéficiaires (enfants, familles, communautés); le gouvernement (les Ministères de la protection Sociale, de la Santé, de la jeunesse, de l’Agriculture, de l’Education) les offices nationaux de la statistique, la société civile (ONG, OC, les organisations religieuses, les syndicats, les universités, les organisations professionnelles); des personnes et organisations du secteur privé; et les donateurs (UN les agences des Nations-Unies telles que l’UNICEF et l’OMS, d’autres organisations multilatérales, bilatérales, les fondations, les ONG internationales).

 

Les soins à domicile.  Les soins dispensés aux malades en phase terminales et à leur famille dans leur famille.  Lorsqu’un travailleur social est informé par un intervenant en soins des difficultés d’une personne ou d’une famille destituée, il peut rendre visite à cette personne ou à cette famille  et prendre des dispositions pour la garde de n’importe quel enfant à domicile.


Adoption informelle. Les soins des enfants par les proches lorsque les parents ne peuvent s’occuper de leurs enfants.

 

Education à l’autonomie fonctionnelle.   Le savoir-faire quotidien. Le cursus a pour objectif d’aider les étudiants à faire de meilleurs choix de vie et comprend des thèmes tels que les conseils en nutrition, l’éducation à la santé, l’instruction psychosociale, et les soins et l’éducation pour la petite enfance, enfin, la question genre, la sexualité et le VIH/SIDA

 

Conseil National de Lutte contre le SIDA (NAC).  L’instance la plus haute responsable (a) du contrôle, de la  préparation et de la mise en oeuvre De la Stratégie et du Plan d’Action National VIH/SIDA et (b) de la mise en œuvre des activités du projet multisectoriel d’intervention rapide du VIH/SIDA.

 

Secrétariat National pour la lutte contre le SIDA (NAS).  La cellule qui assure la coordination et l’administration pour le NAC, mais qui n’intervient pas dans le processus de mise en oeuvre.


Education informelle (NFE).  Type d’éducation qui n’est pas basé sur un modèle unique (de type institution, jardin d’enfants), mais, qui comprend plusieurs modèles tels que l’éducation à domicile, dans un centre, et l’éducation à la base et qui peut inclure des services ayant un impact direct sur les jeunes enfants, tels que les programmes d’éducation en direction des parents.

 

Les orphelins.  Dans la plupart des études,  ce terme fait référence aux enfants de moins de 15 ans ayant perdu un parent ou les deux.  Dans des cas rares, tous les enfants de moins de 18 ans ayant perdu un parent ou les deux ou un enfant unique dont la maman est morte, peut être considéré comme orphelin.

 

Orphelins et autres enfants vulnérables (OVC).  Ces deux groupes d’enfants sont généralement considérés de pair parce que diriger les services uniquement en direction des orphelins ou porter assistance à un enfant unique dont les parents sont décédés des suites du SIDA, sans diriger son attention sur les autres enfants vulnérables, est considéré comme une intervention inappropriée.  En Afrique, le terme “orphelins” n’est généralement pas appliqué aux enfants qui ont un parent vivant en mesure de s’occuper d’eux après la perte du père ou de la mère ; tous les orphelins ne sont pas vulnérables.  La vulnérabilité des enfants, en Afrique, est mêlée à la concentration géographique du VIH/SIDA ainsi qu’à d’autres facteurs, tels que:

 

 

Permanence de la planification. Ce terme est utilisé pour décrire une variété de services et de programmes délivrés aux enfants en danger d’être retirés de leur famille d’origine ou qui sont en placement hors de leur foyer, comportant l’objectif de leur garantir, une famille stable, légalement reconnue.


Adoption Statutaire Ce terme décrit des placements en foyer d’orphelins, ordonnés par un tribunal.  Cette pratique n’est guère commune en Afrique. 

 

Planification de succession.  Cette intervention expérimentale comprend l’aide aux parents dans la rédaction de leur testament et la nomination de gardiens, le conseil aux enfants et aux adultes, la création “ livrets de famille,” ainsi que la prestation d’autres types services  pour promouvoir le bien-être des enfants à long terme.

 

Assistance résidentielle non-enregistrée.  Les orphelins sont placés dans ce circuit lorsque leur famille élargie ne peut pas s’occuper d’eux et que la responsabilité échoit à des voisins ou des “bons Samaritains” au sein de la communauté.

 



[1] UNSIDA

[2] Children on the Brink 2002

[3] The State of the World’s Children 2001

[4]  Robert Myers, The Twelve Who Survive - Strengthening Programs of Early Childhood Development in the Third World.1992. pp.11

 

[5] Schweinhart, L.J. et al (1993) Significant Benefits: The High/Scope Perry Preschool Study through age 27. Monograph. Ypsilanti, Michigan: High/Scope Press.