Directives Opérationnelles
pour l’Appui
Au Développement de la
Petite Enfance (DPE)
dans les Programmes
multisectoriels VIH/SIDA
en
Afrique
Préface................................................................................................................................
3
Remerciements...................................................................................................................
4
Acronymes et Abréviations................................................................................................
5
I.
Introduction....................................................................................................................
6
1.1
Définition du DPE................................................................................................................
6
1.2 A qui
ce guide est-il destiné ?...................................................................................................
6
1.3 Ce
que propose ce guide et ce qu'il propose ne pas..................................................................
7
1.4
Pourquoi inclure des activités DPE au sein d'un programme National
VIH/SIDA?......................
7
1.5
Bénéficiaires potentiels des activités DPE dans les pays affectés par le
SIDA...........................
10
II.
Activités VIH/SIDA à orientation DPE en Afrique..................................................
11
2.1
Activités DPE VIH/SIDA considérations d'ordre général........................................................
12
2.1.1 Groupes prioritaires..................................................................................... 13
2.1.2 Ciblage des bénéficiaires.............................................................................. 15
2.2 Types
d’interventions.............................................................................................................
18
2.3
Services: Instruments d’intervention........................................................................................
28
2.4 A
Ensemble d’interventions proposées....................................................................................
30
III.
Activités d’opérationalisation...................................................................................
31
3.1 Suivi
et Evaluation..................................................................................................................
32
3.1.1 Données de base et analyse situationnelle...................................................... 33
3.1.2 Indicateurs................................................................................................... 34
3.2
Implication et capacité d'intervention des Ministères................................................................
35
3.3
Politiques-clé to d’appui aux jeunes enfants victimes du VIH/SIDA.....................................
37
3.4
A Ensemble de politiques proposées..................................................................................
39
3.5
Subventions aux Organisations de la Société Civile (OSC)......................................................
42
3.5.1 Le Contexte................................................................................................. 42
3.5.2 Types de propositions des OSC intégrant/s'occupant des jeunes enfants........ 42
3.5.3 Ce qu'un requérant doit garder à l'esprit....................................................... 43
3.5.4 Considérations lors de la révision des propositions d'allocation...................... 44
IV.
Besoins en matière de recherche.............................................................................
45
V.
Leçons apprises et recommandations........................................................................
46
5.1
Généralités........................................................................................................................
46
5.2 Contenu du programme.........................................................................................................
47
5.3 Suivi
et évaluation du programme (M&E)...............................................................................
48
VI.
Conclusions................................................................................................................
48
Appendices........................................................................................................................
48
Le VIH/SIDA est la cause principale de décès en Afrique Subsaharienne. D’ici à la fin de l’année 2002, environ 30 millions d’Africains vivront avec le virus[1]. En 2001, 12% des enfants en Afrique Subsaharienne étaient orphelins et le nombre d’orphelins augmente rapidement à cause du SIDA. Il y a plus de 34 millions d’orphelins dans la région, dont 11 millions à cause du SIDA[2]. En Afrique et au sein de la communauté des donateurs, on réalise de plus en plus que les accomplissements futurs autant que la survie dépendront d’un effort de développement multisectoriel. Cette approche est la pièce maîtresse des stratégies nationales pour contrôler le VIH/DSIDA.
La Banque Mondiale a été un appui considérable pour cette stratégie. Début 2002, le Conseil d’Administration de la banque Mondiale a approuvé une enveloppe de 1.0 milliards de $ US au profit du MAP( Multi-country VIH/SIDA Program for Africa). Plus de 0.6 milliards de $ US ont été engagés dans 16 pays et un nombre à peu près similaire de pays africains sont en train de préparer des projets MAP. Ces fonds représentent la première tranche d’un programme d’appui de la Banque Mondiale, de 12 à 15 ans. Pratiquement toutes les agences techniques du Système des Nations-Unies, ainsi que les agences bilatérales, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et les organisations non-gouvernementales sont engagées.
L’une des plus grandes inquiétudes, cependant, a trait aux circonstances de plus en plus préoccupantes des enfants, des familles et des communautés victimes du VIH/SIDA. Le but de ce document, est d’expliquer la raison pour laquelle les services en direction des jeunes enfants sont essentiels et de quelle façon ils peuvent être totalement intégrés dans le cadre
d’un programme VIH/SIDA national multisectoriel.
Ces directives seront partagées au sein des groupes de réseau DPE et VIH/SIDA ; nous vous remercions de nous faire parvenir vos commentaires par courrier électronique à l’adresse suivante : ecd@worldbank.org
Ce document a été préparé par Richard Seifman et Amber Surrency de la Banque Mondiale. Le Fonds Présidentiel d’Urgences de la banque Mondiale pour l’enfance et la jeunesse et l’équipe du développement de la Petite Enfance (DPE) ont financé ce projet. Les auteurs remercient le personnel de la Banque mondiale pour leur appui et leur soutien, en particulier Mary Eming Young (équipe DPE) ainsi que Keith Hansen et l’équipe ACT Africa, Rhoi Wangila (Ark Foundation for Africa) qui a généreusement offert ses commentaires au cours de la préparation de ce document, Linda Richardson qui a participé en publiant l’avant-projet de ce document et Julie Wagshal (équipe DPE de la Banque mondiale) qui a offert un appui administratif durant toute la durée de ce projet et dont le travail a été fort apprécié. Nous remercions également Betty Bigombe de la Banque Mondiale pour sa perspicacité et sa contribution à l’avant-projet.
Plusieurs membres du personnel de la Banque Mondiale, représentant divers secteurs, ont contribué de façon importante au cours du processus de révision finale : Jonathan Brown, Don Bundy, Shiyan Chao, Sheila Dutta, Adriana Jaramillo, Nadeem Mohamed, Eileen Murray et Gylfi Palsson. Nous remercions plus particulièrement Margaret Akinware (UNICEF), Judith Evans (Fondation Bernard Van Leer ), Cassie Landers (Consultante Développement de la petite Enfance), Diane Lusk et Chloé O’Gara (Academy for Educational Development), Mary Jane Rotheram-Borus (Centre de Santé Communautaire de l’Université de Los Angeles, Californie) et John Williamson (USAID) dont la contribution a été significative.
La traduction française de ce document a été effectuée par Jean-michel Mavongou et appuyée par Unicef Mauritanie.
SIDA Acquired Immune Deficiency Syndrome/Syndrome d’Immunodéficience Acquise
ART Anti-retroviral therapy/Thérapie anti-rétrovirale
BCC Behavioral change communications/Communications sur les changements de comportements
CBO Community-based organization/Organisations communautaires
CS Community and civil society initiative/Initiative de la société civile
CSO Civil society organization/ Organisations de la société civile
DPE Early child development/Développement de la petite enfance
FBO Faith-based organization/Organisation confessionnelle
GOM
Generic Operations Manual/Manuel des Opérations
génériques
VIH Human immunodeficiency virus/Virus d’Immunodéficience Humaine
IEC Information, education, and communication/sic
MAP Multi-Country VIH/SIDA Program for Africa/Programme VIH/SIDA inter pays pour l’Afrique
M&E
Monitoring and evaluation/Monitoring et évaluation
MTCT Mother-to-child transmission/Transmission de mère à enfant
NAC National SIDA Council/Conseil National de lutte contre SIDA
NAS National SIDA Secretaria/Secrétariat National pour la lutte contre le SIDA
NFE Non-formal education/Education informelle
NGO Non-governmental organization/Organisation non-gouvernementale
OVC Orphans and other vulnerable children/Orphelins et autres enfants vulnérables
PLWHA People living with VIH/SIDA/Victimes du SIDA
PMTCT Prevention of mother-to-child transmission/Prévention de la transmission de mère à enfant
TOR Terms of reference/Termes de référence
TOT Training of trainer/Formation de formateurs
UN United Nations/Nations Unies
UNICEF United Nations Children’s Fund/Fonds des Nations Unies pour l’Enfance
UNSIDA Joint United Nations Program on VIH/SIDA/Programme collectif des N.-U. contre le SIDA
VCT Voluntary Counseling and Testing/Dépistage et conseil volontaire
WHO World Health Organization/Organisation Mondiale de la Santé
L’UNICEF définit le DPE comme
une approche exhaustive à l’égard des politiques et programmes en direction
des enfants de la naissance à l’age de huit ans, de leurs parents et de leurs
tuteurs. Le but des programmes intégrés DPE est de protéger les droits des
enfants à développer leur plein
potentiel, sur le plan cognitif, émotionnel, social et physique. Les services
communautaires répondant aux besoins des nourrissons et des jeunes enfants sont
déterminants pour le DPE. Ils doivent porter une attention particulière à la
santé, à la nutrition, à l’éducation, ainsi qu’à l’hygiène de l’eau et de
l’environnement dans les foyers et au sein des communautés. L’approche promeut
et stimule les droits des jeunes enfants à la survie, à la croissance et au
développement[3]
Ce guide a été conçu à l’attention de:
q Praticiens VIH/SIDA- les professionnels du Conseil National de lutte contre SIDA (NAC)et du Secrétariat National pour la lutte contre le SIDA (NAS), les Responsables et membres de la Commission des programmes bilatéraux et multilatéraux contre le VIH/SIDA, les différents ministères sectoriels ayant des responsabilités envers les jeunes enfants, les responsables d’organisations non-gouvernementales, les leaders communautaires et différentes personnes au sein des secteurs privé et public impliqués dans le développement des politiques et stratégies nationales ;
q Personnels des agences donatrices et techniques bilatérales et multilatérales;
q Planificateurs des projets éducatifs VIH/SIDA et autonomie fonctionnelle/ Guides à la vie active désireux d’adapter les directives relatives aux besoins des jeunes enfants en Afrique à leur propre situation
Ce qu’il propose:
1. Il procure des directives visant à développer des politiques nationales, des programmes et des interventions en direction des jeunes enfants infectés ou victimes du VIH/SIDA ainsi que des procédures pour soutenir, « encadrer » et évaluer ces efforts;
2. Il inclut des suggestions pour les interventions en faveur des jeunes enfants infectés ou victimes du VIH/SIDA;
3. Il sert de ressource pour d’autres sujets de programmes VIH/SIDA, qu’ils soient concernés directement ou indirectement.
Ce qu’il ne propose pas:
1. S’occuper en profondeur de questions techniques ou couvrir les périodes situées immédiatement avant et après la naissance. Les soins ‘prénatals’ ou ‘périnatals’, tels que la prévention de la TMF relèvent bien évidemment du bien–être des jeunes enfants, mais doivent manifestement être traités dans un document à part.
2. Procurer des informations sur les aspects de la gestion du Programme National VIH/SIDA relatifs, par exemple, au domaine financier, à celui des achats, de l’établissement des rapports ainsi que des activités de supervision.
3. S’occuper des questions de l’accès à l’éducation de base.
La petite enfance représente la période la plus rapide du développement dans la vie d’un être humain. Les effets du VIH/SIDA sur les nourrissons et les jeunes enfants sont sans précédant et menacent d’ores et déjà d’ébranler tout ce qui a été édifié dans le domaine de la santé infantile et de l’éducation en Afrique sub-saharienne. Les jeunes enfants victimes du VIH/SIDA ont des besoins uniques en termes de santé, d’éducation, et de protection psychosociale, et nécessitent des interventions prioritaires visant à leur conférer leurs droits humains fondamentaux.
Bien que la plupart des programmes VIH/SIDA prétendent à une couverture globale comprenant des enfants de tous âges, et ce faisant, peuvent bénéficier aux jeunes enfants, du moins potentiellement, les éléments de programmes conçus spécifiquement pour pallier les besoins des écoliers de la maternelle en âge d’être scolarisés sont, quant à eux, plutôt rares. Le tableau ci-dessous (voir page suivante) capture brièvement les effets négatifs du VIH/SIDA sur les jeunes enfants.
Les stratégies d’intervention efficaces sont celles qui incorporent la coopération/collaboration inter-sectorielle, de même que des approches innovantes, en accordant une attention toute particulière à la culture locale ainsi qu’aux ressources. Autant d’attributs qui se retrouvent au mieux, lorsque les communautés sont directement impliquées au sein d’initiatives à la base. Ce guide procure une grille d’intervention qui capture les différents aspects des interventions, des leçons apprises et des commentaires, ainsi que des indicateurs éventuels permettant de mesurer les résultats (voir section 2.2).
Le graphique de flux ci-dessous est une illustration des effets négatifs sur les jeunes enfants nés au sein de communautés infectées par le VIH/SIDA. Il convient de noter que certains enfants ressortissants de communautés affectées par le virus ne sont pas forcément nés dans un ménage comportant des parents séropositifs ou des familles surchargées, bien que les effets de la pauvreté s’ajoutent aux problèmes des enfants nés au sein de communautés affectées par le VIH/SIDA
Figure 1: Effets négatifs
sur les jeunes enfants nés au sein de communautés infectées par le
VIH/SIDA
Dans ce guide, les termes ‘Enfants victimes du VIH/SIDA’ et ‘activités DPE VIH/SIDA’ font référence
aux enfants de la maternelle en âge d’être scolarisés (de 0 à 8 ans environ)
infectés par le SIDA ou qui sont en état de vulnérabilité en raison de
circonstances prévalant au sein de leur famille ou communauté.
Les bénéficiaires potentiels, directs, des activités orientées vers le DPE dans les pays affectés par le SIDA comprennent:
Les bénéfices de ces interventions au sein des
communautés affectées par le SIDA sont considérables. Par exemple, les activités
DPE VIH/SIDA :
Ø Responsabilisent les
membres des communautés en leur permettant d’identifier et d’aider leurs
résidents les plus vulnérables – généralement les femmes, les nourrissons et les
jeunes enfants.
Ø Assistent les enfants
les plus démunis ai sein de foyers affectés par le SIDA en améliorant leurs
chances de survie et leurs performances scolaires et
académiques.
Ø S’occupent des
besoins entrecroisés des femmes et des enfants. Il est plus probable, par
exemple, que les jeunes filles, qui d’ailleurs sont généralement plus à même de
devenir des gardiennes dans les communautés victimes du SIDA, fréquenteront et
resteront à l’école, si elles participent à ces programmes[4]
[5].
Ø Procurent une assistance sûre aux enfants.
Ø Servent à véhiculer des messages forts de prévention contre le VIH/SIDA à l’adresse des tuteurs adultes.
Ø Eduquent et responsabilisent les tuteurs pour leur permettre d’offrir un environnement holistique permettant aux jeunes enfants de s ‘épanouir et de devenir des adultes sains et productifs.
Ø Facilitent la participation des femmes à la main d’œuvre formelle et informelle, laquelle génère des revenus supplémentaires permettant de s’occuper des jeunes enfants ainsi que des membres du foyer malades ou mourants.
L’Afrique posséde la population la plus jeune du monde. Environ 130 millions d’enfants, en Afrique sub-saharienne (soit 20% de la population totale) sont sérieusement vulnérables à cause du VIH/SIDA. Les familles continuent d’être dévastées par la pandémie du SIDA et la pauvreté. L’accès aux soins de santé est difficile, la mortalité infantile est la plus grande au monde, et les enfants meurent de maladies infantiles prévisibles
Plus de 95 % des jeunes enfants en Afrique n’ont accès ni aux programmes de stimulation précoce, ni aux soins, ni à la maternelle gratuite. La plupart de ces programmes, en Afrique, sont organisés à la base.
Pour être efficaces, les soins et la protection des jeunes enfants victimes du VIH/SIDA doivent faire partie des priorités globales de développement de toute nation. Un plan exhaustif devrait être clair et appuyer les intérêts des jeunes enfants pauvres. Un tel plan devrait comprendre des arrangements pour une mise en œuvre, une gestion, une coordination, et un contrôle de la qualité efficients, ainsi que des programmes de monitoring et d’évaluation à la base.
Les interventions seront basées sur la situation en vigueur dans un pays particulier ou une communauté particulière. La vulnérabilité de chaque pays est variable. Elle reflète des situations socio-économiques spécifiques ainsi que des différences culturelles. Les zones rurales nécessiteront des réponses (interventions) différentes de celles des agglomérations urbaines, parce qu’elles disposeront de différents niveaux d’accès à l’information et aux services de santé. De même, différents groupes ethniques pourront avoir leurs propres attitudes et comportements culturels. Des zones à haute prévalence de VIH/SIDA auront également des besoins différents comparés aux zones de basse prévalence, enfin les pays plus riches auront plus de choix que les pays très pauvres.
La disponibilité des supports (psychosociaux, spirituels et matériels) et du traitement (infections opportunistes, ARV) pouvant aider les parents malades à vivre plus longtemps et de façon plus confortable pour leur permettre de continuer à s’occuper de leurs enfants est particulièrement pertinente à l’égard des nourrissons et des jeunes enfants. La stigmatisation est peut-être l’une des plus grandes barrières à la mise en œuvre de programmes DPE VIH/SIDA. Les programmes de « marketing social » et la sélection de portes-paroles sont en outre des stratégies recommandées. Ces stratégies, cependant, doivent être directement dirigées vers cette stigmatisation.
Dans le meilleur des cas, l’établissement des priorités, relativement à ces interventions, devrait se baser sur une analyse des éléments suivants :
· Les ressources existantes disponibles au sein de la communauté;
· La probabilité de réponse rapide de l’intervention;
· L’étendue du problème (combien d’enfants sont vulnérables et de quelle façon ?) ;
· Les occasions de renforcer les capacités de la famille et de la communauté à protéger et à s’occuper des enfants vulnérables;
· Les coûts potentiels ainsi que la durabilité des interventions ;
· La qualité des soins sanitaires et psychosociaux disponibles
· Les mécanismes permettant de faire face dans l’environnement local (De quelle façon la communauté gère-t-elle le problème des orphelins ? Si le système de placement familial n’est pas immédiatement disponible peut-il être créé ?) ;
Les praticiens planifieront les activités DPE sur la base du savoir-faire et des pratiques courantes. En même temps, ils continueront à effectuer des analyses afin de peaufiner la base de leur savoir, de façon à être capables de faire des choix et d’établir des priorités parmi toutes les approches possibles.
Lors du processus de définition des besoins relatifs à une intervention DPE et de sélection d’une approche particulière, les planificateurs de programmes prennent généralement en considération deux aspects majeurs:
· Les groupes prioritaires qui en bénéficieront;
· Les impacts potentiels, les coûts, ainsi que l’échelle des différentes approches et types d’intervention.
Les considérations se rapportant à ces deux aspects sont décrites ci-dessous.
Ils comprennent les groupes suivants:
Les jeunes enfants séropositifs. Les jeunes enfants infectés par le VIH représentent un défi énorme pour leurs tuteurs. S’occuper d’eux devient une tâche beaucoup plus exigeante en terme de temps et de main-d’œuvre que de s’occuper d’enfants non séropositifs. Les enfants séropositifs sont plus vulnérables aux maladies infantiles ordinaires. Il n’est pas rare de trouver des travailleurs de la santé et des membres de famille qui refusent de s’occuper d’enfants séropositifs ou même d’enfants dont les parents sont connus pour être infectés par le SIDA.
Les jeunes orphelins. Les orphelins en âge d’être scolarisés peuvent être pris en charge par la famille élargie, la famille d’adoption, par des enfants plus âgés, des grands-parents âgés ou des institutions, ils peuvent quelquefois vivre dans la rue. Il est fréquent que ces jeunes enfants traumatisés, plus particulièrement ceux dont les parents sont considérés comme décédés des suites du VIH/SIDA, soient stigmatisés et victimes de discrimination.
Les autres enfants vulnérables. De plus en plus de jeunes enfants âgés de moins de 8 ans doivent être éduqués par rapport au VIH/SIDA relativement à certains types de comportements sexuels, de la pauvreté ainsi que pour d’autres raisons. En effet, ceux qui ne sont pas directement confrontés à la maladie par la perte d’un parent ou d’un ami le seront soit par le canal d’un frère ou d’une sœur plus âgés, d’un camarade ou à travers les média. Les enfants de la maternelle doivent faire l’objet d’une éducation particulière en matière de VIH/SIDA ; manifestement, cette maladie pose de multiples défis par rapport aux idées traditionnelles sur les enseignants et sur l’enseignement à l’endroit de la petite enfance.
Les enfants chefs de famille. L’appui aux foyers au sein desquels les enfants sont chefs de famille peut aider à faire en sorte que frères et sœurs restent ensembles dans la maison familiale (ce qui est généralement préférable). Dans les communautés au sein desquelles la situation d’enfants chefs de famille est inévitable, l’appui des membres de la communauté peut effectivement contribuer à conserver une certaine qualité de vie pour les enfants, au sein du foyer. Les enfants chefs de famille, le plus souvent, sont en proie à un stress énorme à cause de leurs responsabilités et la perte d’un encadrement parental, résultants en un manque d’aptitudes psychosociales et économiques. De plus, ces enfants doivent généralement quitter l’école pour pouvoir s’occuper des plus jeunes. De telles occasions, pour ces enfants tuteurs, sont donc bénéfiques pour les plus jeunes au sein du foyer.
Les chefs de famille plus âgés. Les orphelins du SIDA sont souvent pris en charge par les grands-parents qui sont parfois trop âgés pour pouvoir s’occuper correctement des jeunes enfants. Les ressources familiales des grands-parents sont généralement minimes, ils peuvent être maladifs, et/ou ne pas avoir de revenus permettant de gérer une nouvelle famille de jeunes enfants.
Les parents. Les parents potentiels, ceux qui sont malades mais qui s’occupent de jeunes enfants en bonne santé ainsi que les parents adoptifs qui prennent soin des jeunes enfants doivent être conscients de la vulnérabilité de ces derniers. Les parents infectés par le VIH ont besoin d’un appui supplémentaire pour être capables de s’occuper de leurs enfants en veillant à leur assurer une croissance et un développement sains. Les jeunes enfants eux-même infectés par le VIH ont très probablement contracté la maladie de façon verticale (par transmission périnatale), et la plupart des parents ressentent un très fort sentiment de culpabilité et ont besoin d’un appui émotionnel. Les groupes d’appui parental qui s’occupent des questions de culpabilité, de stigmatisation, de honte, d’isolation sociale et de discrimination associés au VIH, ainsi que du projet d’avenir des enfants au cas ou les parents viendraient à mourir (permanence de la planification de l’entraide sociale) peuvent être utiles à la fois aux parents et aux enfants. Garder les parents en bonne santé représente un moyen de s’assurer que les enfants le sont aussi. Les parents atteints du VIH/SIDA ayant à charge des enfants séropositifs ont une double charge. Des activités susceptibles de laisser un répit à ces parents-là (par rapport au fait, fort contraignant, de s’occuper de leurs enfants séropositifs) et un peu de temps libre (pour recevoir un traitement et participer à des efforts constructifs tels que la production de nourriture ou les AGR (activités génératrices de revenus) seront certainement bénéfiques pour leurs enfants.
Les femmes. Presque toute la charge de s’occuper des jeunes enfants victimes du VIH/SIDA incombe finalement aux femmes. Afin d’assurer la durabilité des programmes, il convient d’appuyer les possibilités d’engagement volontaire et la motivation de tout un chacun.
Les communautés vulnérables. Il est fréquent que les communautés se rassemblent autour d’activités conçues pour s’occuper des enfants et appuyer leurs tuteurs. Les motivations, quant à elles, proviennent d’une variété de sources : La compassion, l’engagement religieux et la foi en la réciprocité. Il faut également renforcer la capacité de la communauté à identifier et à s’occuper des questions prioritaires, et la responsabiliser dans l’action.
A moins que des critères de ciblage des activités DPE VIH/SIDA ne soient établis dans les pays affectés par le SIDA, les programmes ne sauraient être durables, leurs coûts devenant vite supérieurs aux ressources disponibles. Il est clair que l’efficacité et la rentabilité des programmes VIH/SIDA appuyés par l’état peuvent être améliorées en mettant l ‘accent sur une collaboration étroite avec les ONG, les organisations communautaires, les organisations confessionnelles, la chefferie traditionnelle, le secteur privé, les personnes vivant avec le VIH/SIDA, ainsi que les personnes affectées par le virus d’une manière ou d’une autre.
Les interventions peuvent être ciblées en deux étapes. La première est le ciblage géographique dans les régions où les familles et les communautés éprouvent le plus de difficultés à subvenir aux besoins de leurs enfants et à les protéger. Bien qu’il soit probable qu’aucune région n’est épargnée par le VIH/SIDA, il y aura des variations significatives en termes de zones géographiques par rapport à la nature et à l’envergure de l’impact de l’épidémie et la capacité locale d’y faire face.
La cartographie géographique peut être utilisée pour localiser et identifier les enfants les plus vulnérables d’une communauté, y compris les orphelins du SIDA ou pour d’autres raisons. Cette cartographie indiquera les zones cibles et les communautés qui éprouvent le plus de difficultés à subvenir aux besoins des jeunes enfants. Le fait d’avoir une large proportion d’orphelins dans une zone particulière, surtout s’il s’agit du double, est un indicateur puissant des effets du VIH/SIDA et d’une vulnérabilité croissante parmi les enfants. Un nombre croissant de bases de données sectorielles ou de cartes [par exemple l’enquête en grappes à indicateurs multiples ou le système d'informations et de cartes sur l'insécurité et la vulnérabilité alimentaire] sont accessibles pour compléter les informations obtenues par cartographie géographique.
Le recensement ou les données générales des enquêtes, au niveau des quartiers ou même plus bas, sur la prévalence du phénomène de l’orphelinat (la proportion d’orphelins parmi tous les enfants) sont très utile pour le ciblage géographique. Une proportion forte ou rapidement croissante d’orphelins parmi les enfants, dans une zone particulière, particulièrement une proportion du simple au double est un indicateur puissant des effets du VIH/SIDA et d’une vulnérabilité croissante parmi les enfants et au sein des familles. Cependant, d’autres facteurs doivent être pris en compte au cours du processus de ciblage géographique. Le SIDA exacerbe la pauvreté, mais de nombreux autres facteurs, combinés, peuvent avoir un effet sur la pauvreté, la vulnérabilité et la capacité de riposte. D’autres indicateurs pouvant être utilisés lors du processus de ciblage géographique (pour autant qu’ils soient disponibles et fiables) incluent les statistiques sur la mortalité infantile, l’accès à l’eau potable, le taux de vaccination, l’inscription à l’école primaire et le taux d’abandon, la participation des filles à l’école, la nutrition et le niveau des revenus et le taux de chômage. La prévalence du VIH/SIDA est aussi un indicateur important, mais le fait d’être orphelin, ainsi que les autres problèmes des enfants, ont tendance à retarder le taux de VIH de plusieurs années. Il ne convient pas de considérer toutes ces statistiques ni de leur accorder le même degré d’importance, mais chacune peut être utilisée pour établir des comparaisons en termes de vulnérabilité. Un indicateur composite peut néanmoins être conçu pour l’identification initiale des zones à haute vulnérabilité.
La cartographie des services est une autre composante du ciblage géographique. Bien que les statistiques puissent faire ressortir certaines zones comme ayant de plus gros problèmes que d’autres, il est également important de faire l’inventaire des programmes et ressources qui sont d’ores et déjà présents pour y faire face. Il arrive fréquemment que les populations rurales et les minorités ethniques soient plus ou moins laissés pour compte, pendant que les services sont plutôt concentrés dans les zones urbaines.
Les statistiques et les cartes ne sauraient suffire, cependant, elles peuvent faire ressortir les zones au sein desquelles les enfants et les familles semblent être le plus en danger. Les entrevues avec les principaux informateurs ainsi que les discussions avec les membres des communautés sont, quant à elles, essentielles pour tester la précision des impressions basées sur les statistiques.
Les membres des communautés doivent s’occuper de la deuxième étape du ciblage. Ils connaissent mieux que quiconque les facteurs qui contribuent à la vulnérabilité et les individus qui méritent une attention particulière. Consulter les gens pour savoir qui devrait bénéficier d’une aide extérieure induirait probablement un esprit de compétition et un certain parti pris ; Mais une estimation de la vulnérabilité a toutes les chances d’être précise, dans la mesure où elle fait partie d’un processus de mobilisation communautaire au sein duquel la communauté elle-même commence à répondre en utilisant ses propres ressources. Il est un fait que les gens ont plutôt tendance à utiliser parcimonieusement les ressources qu’ils ont eux-mêmes générés. Une aide extérieure peut s’en suivre et renforcer ce type d’efforts communautaires. Ils peuvent être ciblés de façon extrêmement efficace au travers d’un processus décisionnel public transparent, comprenant des résidents qui ont une meilleure connaissance que quiconque de leur communauté. Les facteurs locaux qui sont à l’origine et qui peuvent être utilisés pour mesurer la vulnérabilité varient d’une communauté à l’autre. Ils sont souvent méconnus des profanes lesquels, par exemple, ne risquent pas de savoir quels sont les foyers qui reçoivent une aide de la part de membres de la famille élargie, ceux qui ont été forcés de vendre leurs biens productifs, ceux qui ne disposent pas de suffisamment de terres ou encore ceux qui ne font la cuisine que de façon sporadique.
Il est cependant inapproprié, en ce qui concerne les communautés, de n‘orienter les services qu’en direction des orphelins, et plus encore d’essayer d’identifier et d’assister uniquement les enfants dont les parents sont décédés des suites du SIDA. Il est certain que quel que soit l’endroit où le SIDA fait des ravages, l’orphelinat représente probablement un facteur clé pris en compte par les résidents lorsqu’il s’agit de décider qui se trouve le plus dans le besoin. Cependant, le ciblage en direction des « orphelins du SIDA » est une représentation erronée de la réalité et cause de stigmatisation et de jalousie. Il est préférable, d’emblée, de cibler des zones géographiques au sein desquelles enfants et familles courent un risque particulier dû au SIDA et autres facteurs, et ensuite aider les gens à définir les facteurs devant être pris en compte pour déterminer le degré de vulnérabilité individuelle.
Parmi les
exemples d’efforts négatifs, l’on peut compter la livraison de
subsides-nourriture pour les mères séropositives de jeunes enfants, ce qui crée
un phénomène de stigmatisation à leur encontre, et du ressentiment de la part
des autres mères qui risquent de ne pas bénéficier de l’intervention tout en
ayant quand même des enfants vulnérables. De même, les interventions ciblant les
orphelins de manière spécifique, pourraient avoir l’effet pervers d’amener
certains parents désespérés à renier leurs enfants, encourageant ainsi
stigmatisation et discrimination à l’égard des
enfants.
Les planificateurs de programmes peuvent atténuer le potentiel d’effets négatifs dans la mesure où ils accordent une attention et une considération particulière à toutes les variables clés d’une intervention, en consultent la communauté et en éduquant les ressortissants sur le VIH/SIDA et les valeurs de l’activité proposée.
Un autre problème qui se pose lorsqu’une agence extérieure impose ses propres critères (tel que le statut d’orphelin) est qu’une telle approche ébranle le processus d’appropriation communautaire du problème et de responsabilisation dans l’action. La pérennité des efforts à la base visant à assister un groupe de bénéficiaires ciblé par un groupe extérieur dépendra très probablement d’un approvisionnement continu en termes de ressources, de la part de ce même groupe. Si les ressources s’épuisent, il en sera de même pour l’action à la base, car l’intervention aura été perçue comme étant initiée par le groupe extérieur, engageant donc sa responsabilité.
Généralement, les pays victimes d’une épidémie à un stade
avancé seront d’autant mieux servis si les interventions DPE VIH/SIDA ciblent
les zones géographiques, les communautés et groupes de population les plus
vulnérables et, à l’intérieur même de chaque communauté, les enfants et foyers
les plus vulnérables. Une séquence de programmes de conscientisation
communautaire planifiée avec précaution, ainsi que des interventions
sélectionnées feront la distinction entre les efforts réussis (à savoir
atteindre les bénéficiaires ciblés sans effet pervers) ou désastreux (qui
engendrent des conséquences négatives inopinées).
Plutôt que
les cibles en tant que telles, L’approche adoptée en ciblant les
activités représente probablement le facteur le plus important quant à leur
succès. L’approche devrait être
construite à partir d’une évaluation situationnelle et/ou communautaire ou
des évaluations faisant intervenir la communauté, les ONG, les enfants et
adolescents. Dans ce processus, la communauté entière ainsi que les individus
affectés participeront à l’identification des plus vulnérables et qui ont besoin
d’interventions DPE VIH/SIDA. Voir l’annexe 7 pour les liens électroniques
relatifs aux outils d’évaluation.
L’évaluation situationnelle et/ou communautaire pourra
indiquer qu’un ou plusieurs parmi les groupes suivants sont les bénéficiaires
cibles prioritaires :
·
Les enfants adoptés
ou vivant en orphelinat, les foyers ayant à leur tête des personnes âgées ou des
enfants
·
Les jeunes enfants
vivant dans des foyers à parent unique;
·
Les foyers affectés
par le SIDA et où personne ne travaille;
·
Les familles sans
propriété terrienne ou autre et ayant des difficultés à accéder aux fonds ou aux
initiatives de développement communautaire
·
D’autres enfants
particulièrement vulnérables (tells que les enfants abuses, handicapés, enfants
de la rue, etc.).
En plus,
les ministères ou directions départementales de la santé, de l’éducation et des
affaires sociales pourront identifier d’autres priorités telles
que:
·
Les jeunes enfants
identifiés comme étant séropositifs;
·
Les jeunes enfants
vivant au sein de communautés à haute prévalence de
VIH/SIDA;
·
Enseignants de la
maternelle et personnel de santé maternelle & infantile dans les zones à
haute prévalence de VIH/SIDA;
·
Les familles vivant
dans des zones où il peut y avoir des conflits ou des habitats peu sûrs, tels
que zones de squat ou dans la rue.
Il est essentiel de collaborer avec la base de façon soutenue et durable, afin de produire une stratégie de ciblage efficace.
Des interventions DPE VIH/SIDA efficaces peuvent comprendre une série d’éléments y compris une combinaison d’optimisation économique, d’appui matériel et psychologique et de mesures pour aider les parents infectés à vivre plus longtemps.. Les interventions, qui devraient prendre en compte la dimension tacite de la stigmatisation, comprendront les catégories d’activités suivantes, qui seront discutées en détail dans les figures pages 18 à 23 :
Les praticiens des programmes nationaux VIH/SIDA qui travaillent avec les spécialistes DPE VIH/SIDA pour développer des critères devraient être capables d’évaluer les interventions (voir annexe 4 pour la liste des spécialistes qui constituent des consultants utiles).
Une simple liste de contrôle permettant d’évaluer les options visant à investir dans les jeunes enfants affectés par le VIH/SIDA ainsi que leurs tuteurs comprendrait par exemple les éléments suivants
ü Les bénéfices d’une intervention pour un développement psychologique et sanitaire ;
ü La responsabilité familiale et communautaire relativement à l’intervention;
ü Allocation des services dans les 12 mois suivant l’initiation des l’efforts;
ü Les coûts relatifs de l’intervention, par enfant, comparés aux alternatives qui ont d’ores et déjà été étudiées et les estimations relatives à la manière dont les enfants en bénéficieront, par rapport aux dites alternatives.
ü La probabilité selon laquelle la santé de base, les services sociaux, et autres services peuvent être améliorés;
ü La probabilité selon laquelle les contraintes, en termes de ressources humaines (i.e., les besoins en personnel qualifié et/ou volontaires formés) peuvent être surmontées;
ü L’implication des ONG au sein de la communauté et leurs relations avec d’autres institutions.
La grille ci-dessous, (page suivante), procure des exemples d’interventions à succès, dans certains environnements, lorsque les engagements nécessaires ont été obtenus et l’appui complémentaire fournis.
|
1. Exécution des
services aux jeunes enfants |
Commentaires et leçons apprises |
Indicateurs |
|
Nourriture et Nutrition: q
Appuyer les
dons en nourriture, y compris la nourriture de substitution dans les
orphelinats, les pouponnières communautaires, crèches, et institutions
informelles au sein des communautés durement affectées par le
VIH/SIDA q
Livrer des
paniers de nourriture communautaires, mettre l’accent sur la nourriture
pour les jeunes enfants q
Mettre
l’accent sur les régimes nutritionnels et les besoins spécifiques des
différents groupes d’âge. Pouponnières, crèches, et services
informels: q
Construire
et réhabiliter des crèches dans les zones de grande concentration de
ménages affectés par le SIDA. q
Réduire ou
éliminer les formules de paiement dans les crèche pour les jeunes enfants
des communautés fortement affectés par le SIDA q
Etablir des crèches appuyant
l’inscription des enfants séropositifs q
Acquérir du
matériel éducatif relatif au VIH/SIDA pour les enfants en
bas-âge q
Construire
des crèches à l’intérieur ou autour des écoles primaires pour permettre
aux enfants plus âgés, chefs de famille d’aller à l’école pendant que
les plus jeunes sont pris en
charge q
Permettre
aux communautés de prodiguer un appui psychosocial pour les orphelins Santé et développement: q
Promouvoir activement des liens avec
les programmes actuels de traitement, de soins, et d’appui pour les
nourrissons et les enfants vivant avec le VIH/SIDA q
Santé
primaire et services sociaux, y compris approvisionnement aux centres de
santé q
Des hospices
de soutien pour les jeunes enfants malades en phase
terminale q
Développer
des soins de santé familiale pour faire face aux besoins physiques et
psychosociaux des enfants q
Education à
l’autonomie fonctionnelle |
L’approvisionnement en nourriture pour les enfants
des institutions, dans les communautés appauvries où cet approvisionnement
n’existe pas est susceptible d’inciter les ménages à encourager les enfants à recevoir
des placements institutionnels.
Souvent, les ménages
utilisent les institutions en tant que mécanisme permettant de faire face
à la pauvreté, ce qui représente une manière coûteuse et peu efficace de
combattre la pauvreté
Les orphelins maternels et les enfants de mère malade ou qui, se
sachant séropositive, choisissent de ne pas allaiter sont privés de la
nutrition essentielle contenue dans le lait maternel. Le statut des enfants plus âgés est compromis au
fur et à mesure que le SIDA devient plus prévalant, car l’accès aux
nourritures nutritives (à travers l’agriculture des ménages, la production
de cheptel, ou de revenus) est réduit. Les enfants âgés de 3-36 mois peuvent avoir besoin
de nourriture de substitution, laquelle, dans certains cas pourra être une
formule. La construction ou la réhabilitation pourrait
constituer une réponse appropriée
dans une communauté
qui a déjà démarré un
tel centre, cependant, à un stade initial, cela risque de ne pas être
viable, à moins qu’un support continu ne soit prodigué pour faire
fonctionner ce centre Ceci pourrait s‘avérer être un exemple de mauvais
ciblage si la communauté n’est pas sensibilisée ou impliquée dans le
processus d’identification des bénéficiaires ou si elle n’est pas prête à
pérenniser les services Les ménages dirigés par des jeunes enfants
constituent un problème croissant dans la plupart des communautés
affectées par le SIDA, et de nombreux enfants quittent l’école pour
pouvoir s’occuper des plus jeunes Parce que les régimes TAR (thérapie anti-rétro
virale) sont assez compliqués, doivent être
administrés à des heures précises et avec un approvisionnement de
nourriture sécurisé, la formation des travailleurs de la santé pourrait
être intégrée dans les programmes pour garantir la conformité des
travailleurs et des enfants aux régimes. Coûts
élevés par bénéficiaire. Faire en sorte que les orphelinats ne soient
qu’une mesure temporaire jusqu’à ce que d’autres placements aient été
identifiés. [S’il n’y a pas d’autres options, elles peuvent être
développées.] |
Les indicateurs nutritionnels s’améliorent. La mesure des résultats pour la
croissance des enfants à court, moyen et long termes points prend en
compte (a) la prévalence de tailles trop courtes par rapport à l’âge, de
poids trop peu importants par rapport à la hauteur, et (b) la progression
et la persévérance dans la scolarisation durant tout le cycle de l’école
primaire. Pourcentage des enfants qui reçoivent une
éducation pour la petite enfance Pourcentage des enfants séropositifs, qui ont
besoin de soins spéciaux, qui fréquentent les
centres Pourcentage des jeunes enfants qui reçoivent une
éducation sur le VIH/SIDA Pourcentage des enfants-tuteurs qui sont en passe
de compléter leur formation à l’école Intégration et fonction sociale des
enfants Pourcentage des jeunes enfants séropositifs qui
fréquentent les services de santé et reçoivent une assistance
appropriée Pourcentage des installations de santé
suffisamment pourvues en équipement et en personnel Nombre des jeunes enfants de la
rue |
|
2. Education et Appui pour les
parents |
Commentaires et leçons apprises |
Indicateurs |
|
Dispenser une éducation
parentale: q
Dispenser
des programmes familiaux pour les parents d’enfants séropositifs
comprenant le conseil nutritionnel, l’éducation à la santé, l’aide
psychosociale, et l’éducation et les soins à la petite
enfance q
Appuyer
l’éducation informelle en direction des parents sur des questions
relatives aux soins des jeunes enfants q
Fournir des
messages de prévention du VIH/SIDA et des liens accentués avec des
programmes VCT Dispenser conseil et appui aux
parents: q
Prodiguer
des conseils relatifs au décès et à l’accompagnement des mourants pour les
parents séropositifs et des conseils sur la permanence de la planification
à l’aide sociale q
Conseiller
les mamans sur la manière de prémunir leurs bébés contre la maladie
q
Encourager
les AGR pour les femmes q
Appuyer les
programmes hospitaliers de soins aux jeunes enfants pendant que les
parents se font traiter, q
Développer
des activités éducatives et thérapeutiques pour les jeunes enfants
affectés par le VIH/SIDA, adaptés au niveau de développement des jeunes
enfants, et former les tuteurs sur la mise en œuvre de ces
activités q
Encourager
les discussion sur l’héritage foncier |
Les enfants séropositifs ont des besoins
nutritionnels et psychosociaux très importants, que les parents doivent
comprendre et auxquels ils doivent répondre Les enfants vivant au sein de communautés victimes
du SIDA sont exposés à la souffrance et à une forte tension négative qui
menacent leur développement. Les parents peuvent se montrer plus
coopératifs lorsqu’ils comprennent comment stimuler positivement leurs
jeunes enfants et garantir leur développement
holistique. Des études ont démontré qu’il peut y avoir
beaucoup de succès dans ce domaine. La permanence de la planification à
l’aide sociale ainsi que la création de livrets de famille ou « de boîtes à mémoire » pour
les enfants à un effet thérapeutique à la fois pour les enfants et pour
les parents victimes du VIH/SIDA. Les revenus générés peuvent être utilisés pour
couvrir les coûts des soins et de la nourriture des
enfants. |
Le pourcentage des parents qui comprennent les
besoins nutritionnels et psychosociaux des enfants
séropositifs Augmentation de 50% du nombre de familles dans
lesquelles les tuteurs racontent des histoires, chantent et parlent avec
les enfants Le pourcentage de parents séropositifs qui ont
fait leur testament et qui ont pris des dispositions pour la garde et
l’avenir de leurs enfants en cas de décès Le pourcentage de jeunes mamans et de femmes
enceintes qui savent quelles sont les précautions à prendre pour éviter la
transmission du VIH/SIDAde mère à enfant Le pourcentage d’enfants ayant des parents
séropositifs qui participent à des programmes
hospitaliers Le pourcentage de jeunes enfants séropositifs qui
reçoivent des exercices d’éducation au développement spécifiques à la
maison. |
|
3. Education et Appui pour les
tuteurs/gardiens |
Commentaires et leçons apprises |
Indicateurs |
|
Education pour la petite
enfance: q
Développer
et réviser le matériel de
formation pour les éducateurs dans les programmes informels pour y
incorporer la dimension VIH/SIDA q
Appuyer la
formation sur le terrain pour les instructeurs dans les programmes DPE
informels pour les éduquer sur le VIH/SIDA et les besoins tutoriaux des
jeunes enfants victimes du VIH/SIDA q
Mettre à
jour les directives, la formation et le matériel pour les employés des
crèches pour les préparer à s’occuper des jeunes enfants séropositifs et
des autres enfants victimes du VIH/SIDA q
Procurer du
matériel aux éducateurs dans les programmes DPE
informels q
Formation à
l’autonomie fonctionnelle Soins communautaires: q
Former les
travailleurs communautaires sur la façon de gérer les complications
habituelles associées au
VIH/SIDA chez les jeunes enfants q
Procurer un
service d’appui médical, social et psychosocial aux tuteurs/gardiens qui
travaillent avec des jeunes enfants victimes du
VIH/SIDA q
Former et
appuyer les Assistant en gestion des dossiers à tendre la main aux jeunes
enfants séropositifs dans leur région et opérer un suivi en leur rendant
visite chez eux q
Développer
des programme d’études pour l’éducation informelle (NFE) comprenant une
composante VIH/SIDA q
S’assurer
que les travailleurs de la santé et les éducateurs, dans les programmes
informels disposent des compétences en conseil pour discuter des questions
de VIH/SIDA avec les parents désespérés |
Le rôle des éducateurs pourrait être
modifié Une formation efficace prend en compte les sensibilités
sur le VIH/SIDA et la provision de services sur le VIH/SIDA aux très
jeunes enfants Pour éviter la stigmatisation, le
développement et la révision du matériel peut s’accompagner de campagnes
de sensibilisation et d’éducation au VIH/SIDA La formation pourra comprendre des
informations sur
l’alimentation, la nutrition, la gestion de la douleur et
l’hygiène. Les tuteurs/gardiens d’enfants
séropositifs sont sujets à une tension physique et émotionnelle et
souffrent souvent d’usure. Cette approche de l’éducation « parent à enfant » est
performante et touche une large audience. |
Pourcentage d’éducateurs dans les
programmes informels qui ont reçu une formation sur le terrain en fin de
projet. Pourcentage d’éducateurs dans les
programmes informels qui ont reçu du matériel
VIH/SIDA Pourcentage de travailleurs de la santé
formés. Le pourcentage d’enfants qui reçoivent un
traitement lié au VIH/SIDA est en augmentation Pourcentage de tuteurs/gardiens ayant reçu
des services de conseil. Pourcentage d’Assistants communautaires en
gestion des dossiers ayant reçu une formation. Pourcentage de travailleurs (de la santé)
ayant reçu une formation en conseils aux individus sur le VIH/SIDA.
|
|
4. Sensibilisation à travers les
médias |
Commentaires et leçons apprises |
Indicateurs |
|
Développer des messages
pour: q
Encourager
la pratique des soins aux jeunes enfants (sevrage, nutrition, hygiène,
vaccination, activités
ludiques de simulation), telles que contenues dans les directives pour les
jeunes enfants victimes du VIH/SIDA q
Renforcer la
tradition qui veut que “chaque enfant est l’enfant de
tous.” q
Eliminer la
discrimination à l’égard des jeunes enfants séropositifs en informant des
causes de l’infection VIH/SIDA q
Informer les
mamans sur l’infection au VIH/SIDA et la grossesse, la consultation
volontaire sur le VIH/SIDA et le dépistage, les soins prénatals gratuits
ou à moindre coût, et l’accès aux médicaments contre le VIH/SIDA au cours
de la grossesse q
Relater le
savoir médical et les valeurs culturelles sur l’allaitement
q
Démystifier
le VIH/SIDA au sein des communautés q
Communiquer
les droits des enfants y compris l’information sur
l’héritage q
Prévenir les
abandons d’enfants par les mères séropositives |
Des messages efficaces peuvent être diffusés à
travers des spots vidéo (par la télévision locale), des posters très
engageants, des bandes dessinées comiques, des messages audio, des pièces
de théâtre, du mélodrame communautaire et autres vecteurs médiatiques en
langues vernaculaires Tous les messages doivent être très recherchés et
testés pour apprécier le degré de réaction-réponse de la part de la
communauté Des plans de communication pourraient être
développés avec la participation de plusieurs acteurs & parties
prenantes VIH/SIDA. Quelques communautés sont de plus en plus
confrontées au problème de viol d’enfants, à cause du mythe qui veut que
l’on peut guérir du SIDA en ayant des rapports avec une jeune
vierge |
Des messages publicitaires radio pré-testés et
produits d’ici à la fin de la première année d’un
projet. Un certain nombre de papillons, de posters et de
panneau d’affichage pré-testés et produits d’ici à la fin de la première
année d’un projet. . Un certain nombre de
familles qui ont établi la pratique de jeux de simulation avec leurs
jeunes enfants Pourcentage des membres de la communauté qui
connaissent les causes du VIH/SIDA et les droits des enfants
|
|
5. Mobilisation
communautaire |
Commentaires et leçons apprises |
Indicateurs |
|
q
Développer
et renforcer des mécanismes de collecte des données sur les enfants
vulnérables et impliquer la communauté dans des efforts de collecte de
données q
Mobiliser la
communauté pour organiser des visites régulières dans les foyers ayant des
jeunes enfants, apporter un soutien émotionnel et, si possible, un soutien
matériel et pour alerter les autorités en cas de problèmes
urgents q
Soutenir les
pouponnières et crèches communautaires dans les zones de grande
concentration de ménages victimes du VIH/SIDA, de libérer les
tuteurs/gardiens pour leur permettre de vaquer à leurs occupations de
production agricole et autres AGR q
Former les
volontaires de la base pour apporter un soutien social et superviser les
enfants et les foyers dirigées par des enfants q
Dispenser
une formation professionnelle et du crédit/des emprunts aux femmes et aux
enfants des foyers dirigées par des enfants q
Appuyer les
maisons de groupes communautaires pour les enfants et les enfants de la
maternelle q
Dispenser
des programmes éducatifs alternatifs pour les frères et sœurs plus âgés
qui s’occupent de leurs petits frères et petites
soeurs q
Appuyer les
centres communautaires dans les zones affectées par le VIH/SIDA
q
Soutenir les
soins à la base permettant aux parents d’échanger leur travail contre de
l’argent q
Former les
formateurs à la base sur la nutrition et les soins de santé appropriés q
Développer
et appuyer les AGR à la base
|
Le processus de mobilisation doit débuter
par l’identification des questions prioritaires de la part de la
communauté Etapes critiques dans le processus de
mobilisation: §
Reconnaître,
de la part des membres de la communauté, qu’ils sont d’ores et déjà en
train de faire face aux impacts du VIH/SIDA et qu’ils peuvent être plus
efficaces en travaillant ensembles §
Le sens des
responsabilités et l’appropriation qui surviennent avec la reconnaissance
représentent le point de départ dans le processus d’identification des
réponses possibles §
L’identification des ressources internes et du
savoir de la communauté, des talents et compétences
individuelles §
L’identification des besoins
prioritaires §
Les membres
de la communauté planifient et gèrent les activités en utilisant leurs
ressources internes §
Une capacité
croissante des membres de la communauté de continuer à exercer leurs
activités choisies, pour accéder aux ressources internes, une fois les
ressources internes épuisées, et de persévérer dans le long
terme Les dirigeants politiques et les chefs
traditionnels doivent s’impliquer dès le début, dans les efforts de
mobilisation communautaires Les projets bénéficiant du soutien communautaire
commencent toujours doucement, mais perdre un peu de temps au cours des
étapes initiales est préférable à la perte du soutien communautaire pour
la durée intégrale du projet Les résultats de ces efforts devraient prendre la
forme de recommandations pour des actions spécifiques en vue de
l’amélioration des programmes Au cours de la petite enfance, Les ONG peuvent se
voir réclamer un appui technique de la part des tuteurs/gardiens de
même que le PAM ou d’autres programmes gérant des dons/denrées un appui en
termes
nourriture La qualité des soins ne doit jamais être négligée
Les centres communautaires offrent des endroits
potentiels permettant aux groupes de soutien aux orphelins, à l’éducation
informelle, à la formation
aux compétences parentales et autres types de formation pour les enfants
plus âgés de se rencontrer Les projets à la base peuvent améliorer la
capacité des tuteurs/gardiens de subvenir aux besoins économiques des
enfants |
Pourcentage de jeunes enfants vulnérables
enregistrés et suivis Pourcentage de ménages vulnérables visités par les
tuteurs communautaires Pourcentage d’interventions suivies et
évaluées Pourcentage de volontaires à la base qui appuient
les pouponnières et les crèches Pourcentage de tuteurs qui déposent les enfants
dans les pouponnières et crèches communautaires pour participer à des
AGR Pourcentage de volontaires communautaires
formés. Pourcentage d’enfants tuteurs formés
professionnellement Pourcentage de maisons de groupes communautaires
qui reçoivent un appui à la base Pourcentage d’enfants orphelins résidents dans les
maisons de groupes communautaires Pourcentage d’adolescents et d’enfants qui sont
des tuteurs et qui participent à des programmes éducatifs
alternatifs Pourcentage de membres de la communauté qui
fréquentent les centres communautaires pour y recevoir des conseils et une
formation Pourcentage de tuteurs qui échangent leur travail
pour de l’argent Pourcentage de formateurs
formés Pourcentage de projets AGR autofinancés, qui
génèrent des revenus au profit des jeunes enfants. |
Les types de services (ou instruments d’intervention) qui pourraient être appropriés comprennent:
Mise en nourrice. Les gouvernements et agences donatrices encouragent souvent la mise en nourrice au sein des familles élargies en tant qu’intervention privilégiée pour les orphelins et autres enfants vulnérables (OVC). Si cela n’est pas possible, les jeunes enfants sont placés dans une famille de substitution. La mise en nourrice communautaire a deux avantages majeurs :
· Elle est rentable;
· Elle permet de garder les enfants dans un environnement social, culturel et ethnique auquel ils sont habitués.
Le défi est d’apparier la mise en nourrice avec le nombre croissant d’orphelins du SIDA. Les nourriciers sont d’ores et déjà débordés. Les mesures incitatives visant à promouvoir la mise en nourrice au sein des foyers a fait ses preuves.
L’assistanat de groupe aux enfants ou « foyers pour enfants » représente une option pour les placements à long terme des orphelins. Cette approche implique généralement une maison ‘communautaire’, dans laquelle quelques enfants (moins d’une dizaine) vivent ensemble avec une gouvernante. Les tuteurs sont sélectionnés au sein de la communauté, sur la base de leur expérience, de leurs intérêts ainsi que de leur capacité à travailler avec des enfants. Les enfants, pour leur part, ont des devoirs et des responsabilités au sein du foyer. La plupart des foyers disposent d’un lopin de terre arable qui leur permet de cultiver et de récolter la quasi-totalité de leur besoin en nourriture. La communauté fait don des foyers et de la terre, jouant ainsi un rôle actif dans le bien-être des enfants et l’entretien du foyer. Quelques foyers pour enfants sont devenus des villages pour enfants consistant en un groupement de foyers avec une petite clinique, une maternelle, un bureau, une ferme et une zone sportive. Quelques-uns des inconvénients des villages pour enfants sont la stigmatisation potentielle et une certaine forme d’ostracisme par rapport à la communauté.
Du fait que les familles et les communautés sont les deux premiers créneaux de réponse aux besoins des enfants et aux impacts du SIDA, leur permettre de faire plus pour protéger et s’occuper d’eux et promouvoir leur développement, est beaucoup plus significatif pour les enfants que les services pouvant être procurés. Un tel renforcement comporte des coûts et représente un type d’intervention, bien que ce ne soit pas souvent celui sur lequel les promoteurs de programmes, même ceux s’intéressant aux enfants, se concentrent Il est de loin préférable d’identifier et de promouvoir l’utilisation des possibilités qui se présentent à travers des activités de développement plus globales afin d’améliorer la capacité des familles et des communautés de protéger et de s ‘occuper de leurs propres enfants et de ceux qu’ils ont la capacité d’atteindre. Ceci peut comprendre l’amélioration de leur productivité agricole ; leur capacité de générer des revenus ; L’élimination de tout ce qui représente un danger localement, pour la sécurité de l’enfant, de même que mieux comprendre comment augmenter la stimulation d’un développement sain pour l’enfant et promouvoir une meilleure nutrition et de meilleures pratiques relatives à la santé, pour le bien-être et le développement des nourrissons et des jeunes enfants.
Crèche et éducation informelle de la petite enfance. La crèche et les services informels offrent de nombreux avantages pour les communautés affectées par le VIH/SIDA. Ces interventions procurent:
· Des activités de développement pour stimuler le développement social et cognitif des enfants;
· Un environnement propice à la croissance mentale et psychosociale des enfants;
· Des occasions d’établir une interaction et des liens avec des pairs ;
· Des enseignants faisant office de modèle pour les jeunes enfants;
· D’excellentes occasions de recevoir des repas nutritifs;
· Du temps de libre pour les tuteurs/gardiens pour leur permettre d’exercer des AGR, s’adonner à du travail agricole, et avoir accès aux services de santé et à l’éducation.
Le fait de payer pour les services de crèche peut représenter un fardeau pour les familles affectées par le VIH/SIDA. Certaines communautés africaines offrent des services de crèche gratuits généralement dispensés par des femmes volontaires. Les agences donatrices/bailleuses de fonds appuient généralement ces programmes. Par exemple, le PAM peut décider de faire des dons de nourriture alors qu’un gouvernement ou une ONG pourront fournir des services de soins de santé.
Placements institutionnels. Dans la pandémie du VIH/SIDA, il y aura besoin d’orphelinats. Bien qu’il soit reconnu de part et d’autre que les orphelinats ne représentent pas l’option la meilleure pour les jeunes enfants, il y a des nouveau-nés abandonnés dans les hôpitaux qui doivent être mis en placements institutionnels pendant que l ‘on explore la possibilité de les placer en nourrice. Depuis quelque temps, cependant, les hôpitaux et les travailleurs sociaux placent automatiquement les nouveau-nés en orphelinat après le décès de la maman parce que les familles élargies ne sont plus en mesure de s’en occuper. Les placements institutionnels représentent une solution d’appoint, un mécanisme de contrôle de la qualité devrait néanmoins être institué pour s ‘assurer que les standards sont bien respectés en matière de soins et que les enfants ne sont pas placés dans des maisons de façon permanente lorsqu’il existe d’autres options. Ce mécanisme pourrait être également utilisé pour mettre en vigueur certaines normes explicites, relativement au placement des enfants, notamment en évitant ceux qui sembleraient inappropriés. Les cas d’urgence et le placement en nourrice à long terme, qui répondent aux besoins des jeunes enfants sont moins coûteux et prodiguent généralement des soins de meilleure qualité que les institutions. Les options de soins institutionnels devraient donc être disponibilisées et constituer ainsi une politique prioritaire
Certaines études relatives aux placements institutionnels font apparaître que les orphelinats ne répondent pas aux besoins développementaux des enfants et qu’il est plus coûteux de les diriger que d’aider les familles à s’occuper des enfants. Par exemple, en Ouganda, les placements institutionnels sont 14 fois plus onéreux que ceux qui sont prodigués en milieu familial. De plus, certains experts en puériculture prétendent que les enfants éduqués au sein d’institutions peuvent ne pas avoir les compétences culturelles et la connaissance pratique dont ils ont besoin pour trouver leur place au sein d’une communauté et peuvent par conséquent avoir des difficultés à s’intégrer dans la société. Malgré cela et d’autres arguments, les orphelinats sont nécessaires dans la mesure où :
Les planificateurs devraient considérer que les institutions pour
enfants ont tendance à être un véritable aimant, drainant les ressources
nationales et internationales lorsque les autres options ne sont pas utilisées.
Les interventions dans les orphelinats doivent être surveillées pour s’assurer
que les enfants sont protégés. Elles devraient être conçues pour répondre aux
besoins de développement des jeunes enfants. Ces interventions devraient
comprendre l’enregistrement des enfants, appuyer les programmes de nutrition
pour enfants, les soins et l’éducation en direction des jeunes enfants, les
initiatives de réunification familiale, et la prestation de services de santé,
d’abris et de vêtements.
Bien que les circonstances varient d’une situation à une autre, nous essayons de présenter un ensemble d’interventions DPE VIH/SIDA. Ce mecanisme ne contient pas toutes les activités d’interventions; il met en relief les principales interventions du programme et les systèmes de prestation.
Interventions principales du
programme:
· Placement de jeunes orphelins dans des familles élargies ou en foyer nourricier;
· Supervision locale des conditions pour les enfants qui sont placés dans des familles, y compris les visites de la part de membres de la communauté;
· Développer des soins familiaux pour les enfants qui n’ont pas la chance d’en avoir, qui sont négligés ou abusés ;
· La surveillance et le suivi dans les institutions qui s’occupent de jeunes enfants ;
· Le provision d’assistance alimentaire aux foyers, groupes communautaires, et institutions qui aident les jeunes enfants dans les communautés affectées par le VIH/SIDA;
· L’organisation de crèches communautaires pour permettre aux tuteurs d’avoir accès aux AGR, à l’éducation, et aux soins de santé;
· La formation de volontaires à des thèmes relatifs aux jeunes enfants, y compris la nourriture, la santé, le développement, et les soins aux enfants VIH-infected.
Principaux systèmes de
prestation:
· Sous-traiter avec des organisations de la société civile (OSC) telles que les ONG pour mettre en œuvre des activités à travers des organisations communautaires formelles et informelles;
· Des subventions locales au profit des communautés et organisations communautaires;
· Prestation de services sociaux par les ministères sectoriels aux intervenants en DPE ;
· Diriger les agences internationales, les ONG nationales et internationales, et appuyer les institutions privées en termes d’argent de nourriture, et d’appui technique.
Les planificateurs DPE VIH/SIDA peuvent être les éléments suivants: Le personnel NAC (CNLS) et NAS ( SNLS), les Chefs d’équipe de la Banque Mondiale; Les ministères concernés par le bien-être des enfants et de leurs tuteurs; et les praticiens locaux et internationaux. Les planificateurs disposent d’au moins trois groupes qui doivent être informés quant à leurs activités, résultats et recommandation: 1) collaborateurs internationaux (UNICEF, Groupe thématique UN); 2) la communauté; Et 3) les personnalités du Gouvernement.
Le diagramme ci-dessous illustre les responsabilités des planificateurs DPE VIH/SIDA et ceux envers lesquels ils sont responsables.
§
Réviser les politiques §
Concevoir les plans de mise en
oeuvre §
Recruter des meneurs
nationaux Collaborateurs internationaux
Responsabilités
Membres de la
communauté
Gouvernement
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Les étapes clé pour rendre les activités opérationnelles comprennent les stades suivants:
· Analyse de la situation collaboratrice;
· Etablissement des priorités;
· Ciblage géographique des bénéficiaires;
· Conception d’un système de suivi-évaluation
· Identification des ministères et des ONG/OSC qui devront endosser la responsabilité pour la mobilisation et le renforcement des capacités
L’annexe 5 propose une liste de contrôle pour la planification et l’opérationalisation des interventions DPE VIH/SIDA.
Des efforts
significatifs incorporeront un système de Monitoring & d’Evaluation lequel
sera partie intégrante d’un effort plus global de tout le programme national
contre le VIH/SIDA.
Le système de Monitoring & d’Evaluation devrait être basé sur la collecte de données de base ainsi qu’une analyse situationnelle, avec des indicateurs pour évaluer les intrants, les impacts et les résultats des sous-projets.
Des données quantitatives essentielles pour établir une base d’activités DPE VIH/SIDA peuvent être collectées à partir de différentes sources, pour des usages différents, qui, dans certains cas, peuvent comprendre la conception, supervision, et/ou la surveillance de tels programmes.
Voici quelques exemples de données disponibles quasiment partout et qui ont été collectées depuis très longtemps:
· Taux de mortalité infantile et des moins de 5 ans;
· Causes principales de la morbidité et de la mortalité chez les jeunes enfants;
· Couverture vaccinale;
· Statut nutritionnel;
· Scolarisation;
· Taux d’alphabétisation chez les femmes.
D’autres informations utiles qui ne sont ni disponibles ni collectées de façon aussi régulière comprennent des données sur :
· Les ripostes de la part des ménages et de la communauté face aux problèmes du VIH/SIDA et des orphelins;
· Les pratiques locales d’intervention en soins ;
· Le nombre de foyers dirigés par des enfants;
· La capacité, de la part des communautés, de faire face aux problèmes des orphelins et enfants de la rue
· Un taux simple ou double d’orphelins (ces données sont utiles pour identifier le degré de vulnérabilité des enfants);
· Le taux d’inscription en préscolaire;
· L’accès aux soins;
· Les activités informelles et l’inscription dans les programmes informels;
· Le nombre et le pourcentage de jeunes enfants séropositifs;
· Le nombre et le pourcentage de femmes enceintes séropositives;
· Le nombre d’enfants orphelins à cause du SIDA;
· Le nombre d’enfants s’occupant de membres malades au sein de leur famille.
· La stigmatisation dont souffrent les jeunes enfants séropositifs
· La proportion des orphelins de père et des orphelins de mère
La proportion des groupes d’orphelins de père et d’orphelins de mère (ainsi que la contribution séquentielle au double orphelinat) a tendance à varier dans le temps, avec, dans les premiers temps de l’épidémie, une tendance à calculer la proportion des orphelins de père comme étant le double de celle des orphelins de mère. Cette différentiation pourrait avoir des implications opérationnelles dans l’identification et la détermination des niveaux de vulnérabilité chez les enfants, plus particulièrement dans les sociétés in patrilinéaires.
Bien que ces données soient utiles pour planifier les interventions DPE VIH/SIDA, elles ne sont souvent pas immédiatement disponibles et peuvent nécessiter d’être collectées dans une étude séparée ou à l’intérieur d’une activité planifiée séparée telles qu’une évaluation sociale ou des bénéficiaires. Autrement, les données peuvent être extrapolées à partir des sources de données existantes ou d’analyses situationnelles pertinentes.
Pour collecter les informations citées ci-dessus, les acteurs concernés doivent être engagés-(voir la définition en annexe 8 – définitions utiles) – un exercice important et les analyses situationnelles existantes doivent être révisées (voir annexe 6 pour plus d’informations sur la préparation d’analyses situationnelles pour une intervention).
Après avoir obtenu autant de données qualitatives et quantitatives de base que possible, il s’agit ensuite d’analyser cette information d’une manière qui permettra de concevoir une stratégie claire et de tracer des orientations réalistes pour le programme DPE VIH/SIDA Les résultats de l’analyse et de l’évaluation doivent être distribués parmi les acteurs, utilisés pour planifier le plaidoyer et des activités publiques de conscientisation et pour mettre en œuvre de nouvelles activités ou changement d’activités.
Chaque sous-composante ou sous-projet contribuera à la performance et aux réalisations d’objectifs pour l’ensemble des programmes multisectoriels nationaux sur le VIH/SIDA.
Les indicateurs clé caractéristiques, pour un programme DPE VIH/SIDA sont:
· Un certain nombre de jeunes enfants et de tuteurs ont bénéficié de façon significative de programmes du secteur social;
· Un certain nombre de jeunes enfants et de tuteurs ont été atteints par les activités de la société civile;
· Un certain nombre de communautés ont été mobilisées pour répondre aux besoins les plus urgents des jeunes enfants séropositifs et de leurs tuteurs.
Des indicateurs généraux peuvent fonctionner efficacement dans une approche de mobilisation communautaire, mais des indicateurs plus spécifiques, dans la mesure où ils sont spécifiés par une agence extérieure, peuvent avoir pour effet de bloquer la responsabilité de la communauté par rapport à des actions à long terme.
Dans l’évaluation de l’impact au niveau national, les indicateurs caractéristiques spécifiques dans l’évaluation des intrants, des impacts, et des résultats des sous-projets sont les suivants :
Indicateurs
d’intrants:
· Nombre de personnes formées;
· Systèmes de distribution, appui social pour les familles, populations cibles ;
· Développement de messages d’information, d’éducation, et de communication (IEC), communications sur les changements de comportement (BCC), pièces de théâtre, histoires, et chansons dont le contenu se rapporte aux nourrissons, aux jeunes enfants et au VIH/SIDA;
· Le nombre de groupes informels et de OSC qui prêtent assistance à de telles activités.
Indicateurs
d’impacts:
· Le nombre d’individus au sein de la cohorte ciblée qui reçoivent une assistance totale;
· Le nombre d’individus au sein de la cohorte ciblée qui reçoivent des services de proximité
· Le nombre et le pourcentage de la population qui est suffisamment informé au sujet (i) des causes du VIH/SIDA, (ii) des bonnes pratiques de soins aux jeunes enfants, (iii) des besoins des jeunes enfants séropositifs VIH/SIDA.
Indicateurs de
résultats:
· La conscientisation sur, la sensibilisation à et la reconnaissance de l’importance des besoins des jeunes enfants victimes du VIH/SIDA;
· Le nombre et le pourcentage de jeunes enfants séropositifs qui reçoivent un certain niveau d’appui amélioré;
· Le niveau de malnutrition (par exemple le pourcentage d’enfants chétifs ou trop maigres) chez les jeunes enfants séropositifs.
La plupart des
gouvernements ont des ministères spécialement désignés pour s’occuper de la
jeunesse et des enfants ; ces ministères sont généralement les
interlocuteurs des activités DPE VIH/SIDA. De plus, de nombreux autres
ministères s’occupent des jeunes enfants et/ou du VIH/SIDA. Par la nature de
telles activités, beaucoup de fonctionnaires du gouvernement seront forcément
impliqués dans des activités DPE VIH/SIDA. Par exemple:
·
Le Ministère de la
Santé souhaitera intégrer la gestion d’une
stratégie contre la maladie des enfants, dans sa politique nationale de santé,
ainsi que des politiques relatives à la prévention des transmissions de mère à enfant et
disponibiliser les traitements aux mères et aux enfants victimes du
VIH/SIDA
·
Le Ministère de
l’Education souhaitera incorporer
les questions relatives au DPE, y compris la question de la parité des sexes, la
sexualité, le VIH/SIDA ainsi que l’éducation à l’autonomie fonctionnelle dans le
développement des cursus académiques officiels et informels et les programmes de
formation de façon à assurer la continuité des éducateurs professionnels en DPE dans le pays;
·
Le Ministère de
l’Agriculture souhaitera former les
intervenants en soins et les membres de la communauté à la production, au
traitement à la distribution et à la consommation des aliments au sein du
programme DPE; [La nutrition infantile pourra être affectée de façon plus
significative par les politiques agricoles et les activités liées à la
production de produits agricoles et à la
commercialisation.]
·
Le Ministère des
Administrations Locales souhaitera établir
des comités en rapport avec ces
questions;
·
Le Ministère du
Développement Communautaire souhaitera participer
aux efforts de mobilisation de la communauté et procéder au renforcement des
capacités;
·
Le Ministère des
Finances souhaitera s’occuper
du financement de ce type de programmes;
·
Le Ministère de la
Justice pourra agir en tant
que chef de file, par rapport au processus de planification de la législation
relative aux droits de propriété et d’héritage des femmes et des enfants,
particulièrement pour ce qui concerne les veuves, les orphelins et autres
enfants vulnérables;
·
Le Ministère des
Affaires Sociales pourra former
et appuyer les travailleurs du social à aider les jeunes enfants des familles
victimes du VIH/SIDA in SIDA-affected;
·
Le Ministère de la
Parité et de la Condition Féminine pourra appuyer la
formation et le conseil pour informer les communautés à travers des messages de
prévention, de dépistage-conseil volontaire et d’appui aux victimes du
SIDA
Pour décider quels
seront les ministères seront impliqués dans des activités planifiées DPE
VIH/SIDA, les planificateurs de programmes voudront revoir les politiques
nationales susceptibles de s’y afférer, et déterminer quelle entité gouvernementale doit jouer un rôle clé
et endosser la responsabilité au sein de cette politique. Les gouvernements ont
souvent des politiques sectorielles explicites pour les enfants, la santé
maternelle et infantile, la condition féminine, la population, l’éducation, la
nutrition, le VIH/, les orphelins, les enfants vulnérables, et si possible, le
développement de la petite enfance.
Les planificateurs
voudront procéder à une analyse rapide de chaque politique, du point de vue des
nourrissons, des jeunes enfants et du VIH/SIDA, et identifier une liste-clé des
ministères et autres entités gouvernementales qui pourraient être concernés. Un
comité inter-ministériel pourrait exister pour ce groupe ou des programmes
VIH/SIDA et le Programme National de Lutte contre le VIH/SIDA devrait appuyer le
travail de ces comités de façon à faire face aux besoins du
programme.
Selon le degré de
conscience d’un ministère et l’équipe qui le dirige, les planificateurs de
programmes pourraient avoir à fournir un effort concentré et proactif pour
stimuler l’intérêt dudit ministère dans les cohortes DPE et le
VIH/SIDA.
Les articles 6 et 18.2 of de la Convention des Nations-Unies sur Les Droits de l’Enfant établissent les normes relatives à la révision (voir Annexe 1). De plus, un ensemble de politiques relatives aux nourrissons, aux jeunes enfants et au VIH/SIDA est inclus dans la section suivante de ce guide. Les stratégies-clé recommandées informent les collaborateurs internationaux, le public, et les fonctionnaires du gouvernement.
Les modèles d’entreprise sociale représentent un type incitatif de modèle économique. Une stratégie pour renforcer l’adoption de telles recommandations est d’encourager les politiques qui procurent des incitatifs économiques aux entreprises ou aux communautés qui construisent des foyers pour les jeunes orphelins, qui dispensent une formation éducative aux enfants, qui augmentent le taux de vaccination au sein d’une communauté, etc.
Un pays peut avoir des politiques mises en place pour appuyer la continuation des activités de base DPE VIH/SIDA. Les planificateurs de ces programmes pourront revoir toutes les politiques et les lois relatives aux jeunes enfants pour s’assurer qu’elles protègent les intérêts de tous les enfants, y compris ceux qui sont handicapés, les orphelins et ceux dont les parents sont atteints d’une maladie incurable. Toute politique sectorielle (économique, santé, éducation) peut être pertinente et examinée attentivement de façon à identifier les éléments susceptibles de protéger au mieux les droits des enfants. La politique ainsi que le cadre juridique relatifs aux questions infantiles devraient ainsi appuyer et promouvoir des réponses visant à minimiser les effets du VIH/SIDA sur les enfants et les familles
Au cours du processus de révision, les planificateurs devront,:
· Analyser les politiques et les lois en vigueur par rapport au défi DPE VIH/SIDA;
· Identifier les lacunes ou incohérences devant être traitées.
Le processus de révision doit comprendre des représentants des communautés affectées. Les cadres des programmes VIH/SIDA devraient fortement appuyer le processus de révision, y compris les efforts stratégiques qui peuvent être nécessaires pour accélérer le processus
Les entités suivantes devraient être impliquées dans le dialogue relatif aux politiques et à la formation:
· Le Conseil National de lutte contre le SIDA (l’organe politique et tactique le plus important qui s’occupe du VIH/SIDA dans un pays);
· Les ministères clé et les partenaires au développement;
· Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) pour les questions de plaidoyer relatives aux politiques
· Le Groupe Thématique des Nations-Unies sur le VIH/SIDA;
· Le Programme Commun des Nations-Unies sur le VIH/SIDA (UNSIDA);
· Les acteurs locaux.
Ces groupes, qui comprennent des ONG (Organisations Non-Gouvernementales) devraient collaborer étroitement pour traiter des questions pertinentes de politiques et de programmation relatives au DPE. Initialement, en raison de leurs contraintes en termes de personnel et ressources, le CNLS et le SNLS concentreront leur révision sur des politiques ayant un impact direct sur les interventions qui influencent (de façon positive ou négative) le sort des jeunes enfants
L’accent devrait être mis sur les politiques actuelles, plutôt que d’essayer de développer de politiques nouvelles. Dans la plupart des pays, le défi n’est pas tant le manque de politiques que l’incapacité de les mettre en œuvre. De plus, le nombre de nourrissons et de jeunes enfants qui bénéficient de soins à moindres coûts (tels que les soins familiaux supervisés) augmenteraient si les politiques et les programmes devaient être conçus à nouveau.
En matière d’activités VIH/SIDA de type DPE, un petit nombre de pays ont un cadre de politiques excellent, voire presque parfait. Malheureusement, ces politiques ne se sont matérialisées en actions affectant les orphelins et les autres enfants vulnérables (OVC) que fort modestement. Cette situation – comportant des déclarations de politiques bien intentionnées qui ne se réalisent pas dans la pratique – est monnaie courante en Afrique et ailleurs. (Voir annexe 2 pour des exemples de politiques actuelles sur le VIH/SIDA et les jeunes enfants en Afrique.
La prise de conscience publique au sujet des politiques clé, même au sein de groupes sensés mettre en œuvre les programmes, est généralement non-existante et bien que certains gouvernements aient entrepris le processus de politiques, ils vont très lentement. Par exemple, dans trois pays africains, considérés comme ayant les meilleures pratiques relativement aux orphelins et autres enfants vulnérables, la plupart des politiques et des lois concernant les enfants (y compris les politiques sur les soins aux orphelins et le VIH/SIDA ainsi que les lois concernant les décrets sur la mise en nourrice et l’adoption) attendaient d’être approuvées au niveau du gouvernement ou de passer au Parlement. Certaines d’entre elles ont même été en stand by pendant deux ans.
Les responsabilités gouvernementales couvrent la protection, la liberté et l’accès aux services sociaux pour les enfants et les familles victimes du VIH/SIDA. Les politiques qui s’adressent aux jeunes enfants victimes du VIH/SIDA se retrouveront dans les diverses manifestations de l’engagement d’une nation. Les responsabilités et politiques d’un gouvernement forment ensemble les éléments d’une déclaration publique commune sur les activités VIH/SIDA. Cette déclaration publique pourra être renforcée et les actions menées doivent refléter des standards acceptables pour la communauté. Le rôle du gouvernement est de s’assurer que les politiques répondant aux besoins des jeunes enfants démunis sont bel et bien formulées et mises en œuvre et que les droits de ces enfants sont protégés.
En fait, le gouvernement a un large éventail de responsabilités, mais ses déclarations de politiques bien intentionnées sur le DPE ne sont pas réalisées dans la pratique en raison d’un manque (i) de conscientisation sur les politiques, (ii) de suivi et (iii) de meneurs nationaux pour ce genre de programmes. Concernant les praticiens des programmes VIH/SIDA, les politiques qui seront activement perpétuées doivent passer le test décisif d’être à la fois désirables et réalisables.
Un ensemble de politiques nationales proposé est présenté ci-dessous, lequel devrait être mis en évidence, relativement face aux activités DPE VIH/SIDA, au sein d’un programme VIH/SIDA multisectoriel. Cet ensemble ne contient pas une liste complète de politiques nécessaires, même pour des financements directs ou des opérations. Cependant, il contribue à en réduire les possibilités pour ne prendre en compte que celles qui sont véritablement essentielles.
Un
ensemble de politiques proposées pour les jeunes enfants et le VIH/SIDA
Développement
humain
· Allaitement. Une politique d’allaitement, pour les mamans séropositives basée sur les connaissances actuelles en médecine et en culture locale, qui n’amoindrira pas l’importance de l’allaitement en général, tout en prenant des dispositions pour limiter la transmission du VIH/SIDA de mère séropositive à enfant.
· Conseil et dépistage volontaire (VCT). La prestation de services de conseils et de dépistage aux femmes et aux enfants est une des politiques prioritaires desquelles de nombreuses actions dépendent
· Accès au traitement VIH/SIDA. Les enfants séropositifs ont accès au traitement contre le SIDA et autres maladies opportunistes, lorsque ceux-ci sont disponibles.
· Assistance alimentaire. L’approvisionnement en assistance alimentaire prend en considération la situation spéciale des orphelins de 0 à 8 ans par ailleurs identifiés par les leaders communautaires, les travailleurs sociaux, ou autres professionnels ou membres de la communauté comme étant vulnérables
· Prévenir l’orphelinat. Les parents infectés par le VIH/SIDA devraient être assistés pour vivre plus longtemps à travers des cours d’éducation à l’autonomie fonctionnelle ainsi que des soins de santé adéquats, y compris ARV et conseil et dépistage volontaire.
Protection
sociale
· Non-discrimination. Les jeunes enfants, malgré leur statut VIH ou celui des membres de leur famille, ne sont sujets à discrimination ni dans les programmes officiels ni les programmes informels; les programmes appuieront la réduction de la stigmatisation contre le VIH/SIDA ainsi que la réduction de la discrimination au sein des communautés.
· Accès pour les enfants. Les orphelins et autres enfants vulnérables doivent avoir accès aux soins de santé, à la nutrition, à un abri, à l’éducation, ainsi qu’à d’autres avantages sociaux.
· Poursuite pour violence. La conformité aux lois sur la violence to violence à l’encontre des femmes et des enfants ainsi que les cours de justice juvénile.
· Protection sociale et soins pour enfants. Garantir les soins aux enfants qui ne disposent pas de soins parentaux, qui sont négligés ou abusés.
Développement communautaire
& Renforcement des capacités
· Incitatifs économiques. Il devrait y avoir des politiques offrant des incitatifs en matière de taxation ou d’abattements à ceux qui construisent des écoles, forment les parents et appuient les enfants adoptés.
· Surveillance. Des systèmes de surveillance communautaire sont appuyés pour surveiller le statut des jeunes enfants et leurs tuteurs.
· Formation pour les fonctionnaires Les fonctionnaires s’occupant de jeunes enfants et les comités de parlementaires pour les femmes et les enfants reçoivent une formation en conscientisation sur le SIDA et les questions relatives aux enfants victimes du VIH/SIDA, y compris les droits et abus des femmes et des enfants.
· Formation des éducateurs et travailleurs sociaux. Les éducateurs PE et les travailleurs sociaux doivent recevoir une formation exhaustive en VIH/SIDA pour renforcer leur compréhension des besoins des jeunes enfants victimes du VIH/SIDA, s’assurer que le traitement des jeunes enfants victimes du VIH/SIDA et de leur famille est non discriminatoire, les protéger contre l’infection du VIH et le SIDA, et encourager une plus large utilisation des services anti-SIDA.
Les organisations de la société civile représentent pratiquement tous les acteurs DPE en dehors du secteur privé. Elles accordent des subventions pour des activités DPE. Dans un grand nombre de pays les OSC interviennent lorsque le gouvernement a été lent à réagir. Les OSC jouent un rôle crucial en matière de réponse aux besoins des enfants victimes du VIH/SIDA, et une part importante de leur travail est consacré au renforcement des familles élargies. Des milliers de sites DPE sont situés dans les communautés les plus défavorisées du monde à cause des efforts des OSC, qui comprennent organisations à la base, les organisations confessionnelles (FBOs), les ONG internationales, les groupes de femmes, et d’autres organisations.
Les subventions aux OSC responsabilisent les communautés, la société civile, et le secteur privé pour pouvoir s’occuper du VIH/SIDA. Les OSC incorporent des initiatives d’éducation communautaire et de sensibilisation, qui peuvent encourager et mener à une mobilisation communautaire et nationale. Les subventions pour l’appui aux OSC appuient une grande fourchette d’activités qui sont menées au niveau du village, du district, au niveau régional, et national, par des groupes et des organisations formels, informels.
Ce guide résume le contexte des activités DPE VIH/SIDA appuyées par les OSC, leur type de propositions à vocation DPE, ainsi que le contenu et les critères de révision des propositions DPE VIH/SIDA.
Les activités VIH/SIDA ayant un impact sur les jeunes enfants seront considérées comme entrant dans un canevas plus global d’activités de subvention des OSC et des communautés.. Ce canevas, différent selon les pays, sera basé sur une “ liste positive” ou une “ liste négative ” d’activités éligibles. En effet, les programmes VIH/SIDA multisectoriels qui réussissent, encouragent les innovations tout en appuyant les initiatives pilotes.
Dans certains canevas de programmes VIH/SIDA nationaux d’activités des OSC, il peut être utile de créer une sous-catégorie séparée pour les activités DPE. Celle-ci pourrait comprendre une évaluation personnalisée des capacités des organisations en matière de DPE, des critères équilibrés de sélection, et un formulaire d’estimation.
Les activités DPE VIH/SIDA coïncideront avec des activités plus globales dans certains domaines, tels que :
Les campagnes IEC/BCC — telles que la préparation et la distribution de matériels IEC à l’attention de différentes audiences; l’utilisation de divertissements populaires ainsi qu’un appui pour encourager divers groupes (les élites, les groupes religieux, les clubs de sport) pour s’impliquer dans la dé-stigmatisation et l’appui aux jeunes enfants victimes du VIH/SIDA;
Les campagnes-plaidoyers — Pour réduire la stigmatisation et la discrimination à l’encontre des foyers qui comportent des individus victimes du VIH/SIDA; pour renforcer le cadre juridique relatif à la protection des jeunes enfants et du droit de propriété; pour soutenir la ratification des politiques à travers un décret au parlement; et garantir la mise en œuvre des politiques;
Soins aux PLWHA — tels que la formation aux soins à domicile et aux soins communautaires pour les enfants victimes du VIH/SIDA et leurs tuteurs ;
Soutien social pour les PLWHA — y compris l’aide aux foyers, pour couvrir les coûts des soins aux jeunes enfants victimes du VIH/SIDA et leurs tuteurs, des suppléments alimentaires, un soutien psychologique, et un soutien de proximité par les travailleurs sociaux ;
Les approches communautaires et familiales aux soins infantiles – puisqu’il est beaucoup trop coûteux de redimensionner les institutions pour leur permettre d’atteindre un grand nombre d’enfants, les ressources disponibles devraient se concentrer sur le développement, l’expansion et le renforcement des approches familiales aux soins infantiles, tels que les placements surveillés.
Formation des intervenants en soins communautaires — pour appuyer le développement holistique des jeunes enfants dans les communautés victimes du VIH/SIDA.
Initiatives de renforcement microéconomique– pour aider à libérer les intervenants en soins et leur permettre de vaquer à des activités économiques ou a recevoir une formation.
Les organisations qui soumettent une proposition de programme DPE VIH/SIDA devront répondre à un ensemble de critères standards en relation avec la communauté qui est censée recevoir les services, et l’organisation qui doit parrainer le programme. Ces critères pourront varier selon la nature et la taille de la proposition
Les candidats doivent décrire la pertinence de la proposition par rapport aux objectifs du programme VIH/SIDA, les activités réalisées ainsi que la capacité de gestion, la contribution à la communauté, et d’autres éléments communs aux demandes de subvention aux OSC.
Les candidats remettront un plan schématique expliquant les avantages des activités qu’ils proposent. Certaines activités comporteront des avantages directs et démontrables, alors que d’autres n’auront que des avantages modestes, éventuellement directs ou indirects direct, tout en améliorant potentiellement la situation des jeunes enfants victimes du VIH/SIDA.. Dans la conception des activités DPE VIH/SIDA, les candidats devront faire état de la façon dont les avantages seront contrôlés et la performance évaluée.
Au cours du processus de révision et d’approbation, les propositions devront être classées selon un système personnalisé de points, prenant en compte différents facteurs et types d’interventions DPE—accordant un score maximum pour approbation et financement ou la recommandation d’autres actions. La même procédure sera appliquée aux propositions relatives aux interventions DPE VIH/SIDA indépendantes ainsi que les interventions qui seront partie intégrante d’efforts plus importants, susceptibles de générer des avantages DPE.
Les variable-clé relatives aux propositions sont les suivantes :
¨ Mesure et nature de l’impact sur les groupes cibles;
¨ Nombre de bénéficiaires;
¨ Qualité des avantages;
¨ Coûts par bénéficiaire direct & indirect;
¨ Importance et portée de l’engagement et contribution de la part de la communauté et/ou des donateurs;
¨ Plans de pérennisation des activités;
¨ Participation des bénéficiaires.
Ces critères doivent être présentés aux candidats potentiels. Le système de classification doit être développé avec la participation des acteurs-clé potentiels, disponibilisé et soumis aux divers commentaires puis modifiés sur la base des réponses reçues.
Une simple liste de contrôle destinée à évaluer les options permettant d’investir dans les jeunes enfants victimes du VIH/SIDA et leur tuteur pourrait incorporer les éléments suivants:
q Les avantages de l’intervention en termes de santé et de développement psychologique;
q La responsabilité familiale et communautaire relative à l’intervention;
q Prestation des services dans les douze mois suivant le début de l’effort;
q Le coût relatif de l’intervention, par enfant, comparé aux possibilités ayant déjà été étudiées et les pronostics par rapport aux avantages comparatifs que les enfants en tireraient ;
q La probabilité selon laquelle la santé primaire, l’aide sociale, et d’autres services peuvent être redimensionnés;
q La probabilité selon laquelle les contraintes en termes de ressources humaines (les besoins en personnel qualifié et/ou en volontaires formés staff) peuvent être surmontées;
q L’implication des ONG au sein de la communauté et les liens avec d’autres institutions.
De même que les réponses en matière de VIH/SIDA doivent être évolutives, des recherches supplémentaires ainsi que des projets pilotes de démonstration sont nécessaires. Des financements VIH/SIDA offrent différentes occasions de traiter ces exercices en tant qu’activités appuyées par des ressources pour le NAC/NAS ou comme activités complémentaires sous subvention communautaire. Les activités de recherche pourraient comprendre les éléments suivants:
· Calculer les coûts par bénéficiaire, en parallèle aux différentes interventions pour traiter des questions OVC;
Des leçons ont été apprises des activités DPE VIH/SIDA passées et présentes. Certaines de ces leçons sont généralement applicables alors que d’autres se rapportent plus particulièrement au contenu des programmes, au contrôle et à l’évaluation. Les leçons suivantes servent de recommandations pour de nouvelles activités ou pour améliorer les efforts actuels.
· Les activités de prévention doivent être incorporées, dès le début, à l’intérieur de toutes les interventions DPE. Les activités de soins et d’appui, peuvent souvent représenter des points d’entrée pour débattre de questions relatives au SIDA et promouvoir des mesures de prévention.
· La qualité des soins peut être améliorée grâce à une formation standardisée.
· Les jeunes, plus particulièrement ceux qui sont responsables de veiller sur les plus jeunes, doivent être impliqués et appuyés au sein des programmes DPE VIH/SIDA. Les jeunes devraient être considérés comme faisant partie de la solution plutôt que comme le problème devant être résolu,. L’on devrait les appuyer à jouer un rôle de dirigeant dans la planification du programme, l’éducation publique, le plaidoyer, et l’évaluation. Dans des pays tels que l’Uganda et la Zambie) qui ont réduit la prévalence du VIH, la tendance à la baisse, de façon caractéristique, a été observée chez les jeunes.
Les besoins en développement des jeunes enfants victimes du VIH/SIDA en Afrique subsaharienne ne sont pas traités de manière adéquate. Le manque de financement, de données et de connaissance des meilleures pratiques ne sont que quelques-unes des raisons de ce manque d’action. Les praticiens du VIH/SIDA ont néanmoins la capacité d’encourager et de stimuler la riposte d’un pays aux questions du DPE en contribuant à renforcer la capacité des agences gouvernementales et de la société civile, en vue de généraliser la réponse du secteur privé, d’appuyer les OSC et les communautés et de coordonner les projets.
Ce Guide est un travail en cours. Il vise à faire partager et à renforcer la base de connaissance et l’expérience disponibles. Pour augmenter son utilité et aider tout un chacun, les praticiens sont priés de partager leurs problèmes et leurs succès dans ce domaine. Pour échanger vos informations, veuillez contacter l’adresse électronique suivante ecd@worldbank.org.
Directives pour l’Appui au
Développement de la Petite
Enfance (DPE)
dans les Programmes
Multisectoriels VIH/SIDA en Afrique
Annexe 1: Objectifs internationaux Relevant du DPE
VIH/SIDA – Extraits
Les Objectifs de Développement du Millenium (MDG) fixés en 2001 ainsi que les décisions de la Session Spéciale de l’Assemblée Générale des Nations-Unies sur les Droits de l’Enfant, en 2002, concentreront de plus en plus l’intérêt des donateurs et l’apport de ressources. Ces objectifs internationaux ne peuvent en aucun cas être substitués aux politiques nationales, stratégies, et actions, cependant les praticiens devront les prendre en considération lors de la formulation des activités. Ces déclarations représentent également des ressources utiles pour le développement de demandes d’assistance technique et de financement de la part d’agences bilatérales et multilatérales. Les principes in inhérents à la Convention des Droits de l’Enfant sous-tendent deux déclarations.
MDG (2001) – Buts, objectifs et indicateurs pertinents
But 4: Réduire la mortalité infantile
Cible 5: Réduire de deux tiers la mortalité des moins de 5 ans entre 1990 et 2015
Indicateurs: Taux de mortalité infantile; Taux de mortalité des moins de 5 ans.
But 6: Lutter contre le VIH/SIDA, la paludisme et autres maladies
Cible 7: Avoir stoppé et commencé à inverser la tendance de propagation du VIH/SIDA d’ici à 2015
Indicateurs: Le nombre d’enfants orphelins du SIDA.
Session Spéciale de l’Assemblée Générale des Nations-Unies sur les Droits de l’Enfant (2002)
“III. Protéger contre les
abus, l’exploitation et la violence
(a) Protéger les enfants contre toutes formes d’abus, de négligence, d’exploitation et de violence;
(b) Protéger les enfants contre l’impact des conflits armés et les déplacements forcés, et garantir la conformité aux lois internationales sur les conventions humanitaires et les droits de l’homme international; (en instance) . . .
(e) Améliorer le sort de millions d’ enfants qui vivent dans des circonstances particulièrement difficiles."
"IV. Lutter contre le
VIH/SIDA
. . . (c) D’ici à 2003 développer et d’ici à 2005 mettre en œuvre des politiques et stratégies nationales pour construire et renforcer les capacités gouvernementales, communautaires et familiales à procurer un environnement de soutien pour les orphelins, les filles et garçons infectés et affectés par le VIH/SIDA, et leur procurer un service de conseil approprié et un soutien psychosocial susceptible d’assurer leur inscription à l’école ainsi qu’un accès à un abri, de bons services de nutrition, de santé et de soutien social sur une base égalitaire par rapport aux autres enfants, et de protéger les orphelins et les enfants vulnérables contre toutes formes d’abus, de violence, d’exploitation de discrimination, de traite et de perte d’héritage"
La Convention des Droits de l’Enfant
La Convention stipule que:
Un enfant à droit à se développer "dans la mesure maximum possible" (Article 6). Elle stipule également que les signataires doivent "…faire en sorte que l’assistance aux parents et aux tuteurs légaux, dans l’exercice de leurs responsabilités par rapport à l’éducation de leurs enfants, soit optimisée tout en garantissant le développement des institutions, moyens et services pour s’occuper des enfants" (Article 18.2).
La Convention des Droits de l’Enfant est accessible à l’adresse suivante: http://www.unicef.org/crc/crc.htm
Annexe 2: Politiques
actuelles relatives au VIH/SIDA et aux jeunes enfants –
Exemples
Déclaration de Dakar, Africain Réseau sur l’éthique, la loi et le VIH, 1994: La responsabilisation de chaque personne, et plus particulièrement les femmes, les pauvres, les personnes non cultivées, et les enfants, est essentielle et doit être à la base de toutes les actions. La responsabilisation procède de la reconnaissance du droit à la connaissance, à l’information et à la technologie, au droit de choisir, et aux opportunités économiques.
LA CHARTE AFRICAINE SUR LES DROITS ET LA PROTECTION DE L’ENFANCE DOC. OUA CAB/LEG/24.9/49, 1990 – La déclaration de l’ OUA relative à la lutte contre le VIH/SIDA et les services de protection en direction des enfants et des femmes victimes:
Article 5: Survie et
Développement
1. Chaque enfant a un droit
inhérent à la vie. Ce droit sera protégé par la loi.
2. Les Etats partis
prenantes de cette Charte garantiront, autant que faire se peut, la survie,
protection, et développement de l’enfant.
Article 20:
Responsabilités Parentales
2. Les Etats partis prenantes
de cette Charte prendront toutes les mesures appropriées selon leurs propres
moyens et leurs conditions au niveau national:
(a) Assister les parents et
autres personnes responsables de l’enfant et en cas de besoins procurer une
assistance matérielle et des programmes de soutien particulièrement pour ce qui
concerne la nutrition, la santé, l’éducation, habillement, et le
logement;
(b) Assister les parents et autres personnes responsables de
l’enfant dans son éducation et garantir le développement des institutions
responsables de dispenser des soins aux enfants; et
(c) de s’assurer
que les enfants ayant des parents qui travaillent reçoivent des services de
soins.
Article 25: Séparation d’avec
les Parents
1. Tout enfant privé
provisoirement ou de façon permanente de son environnement familial pour quelque raison que ce soit aura
droit à une protection et une assistance spéciale.
La Déclaration CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) – d’investir dans la lutte contre le VIH/SIDA et cibler les femmes et les enfants en tant que groupes vulnérables dans la lutte contre le VIH/SIDA.
La Déclaration CDAA (Communauté de développement de l'Afrique australe) – considère le VIH/SIDA comme une question développement prioritaire à régler de toute urgence et cible les femmes et les enfants en tant que groupes vulnérables.
La Communauté de l’Afrique de l’Est – appelle toutes les parties à se joindre à la lutte contre le VIH/SIDA et sollicite une attention spéciale au sort des femmes et des enfants à la suite de l’épidémie.