Lusaka, le 14 septembre 1999

 

Différences dans la propagation du VIH dans quatre villes d'Afrique subsaharienne

Résumé de l'étude multi-sites *

Dans bon nombre de villes d'Afrique centrale, orientale et australe, le taux de prévalence du VIH parmi les femmes enceintes dépasse actuellement 30 % alors que dans les villes de la majeure partie d'Afrique occidentale moins de 10 % des femmes enceintes sont infectées. Quels sont les facteurs à l'origine de ces variations importantes ? Il est vrai que certaines populations urbaines sont confrontées à l'épidémie depuis plus longtemps, mais le facteur temps n'est pas suffisant à lui seul pour expliquer toutes les différences. Il est évident que le VIH s'est propagé à des vitesses différentes parmi les diverses populations.

Pour mieux comprendre ce différentiel de taux de propagation, une étude multi-sites a été réalisée dans quatre villes d'Afrique caractérisées par des tendances de prévalence du VIH différentes parmi les femmes enceintes. Les villes de Kisumu (Kenya) et de Ndola (Zambie), en Afrique centrale et orientale, ont été retenues pour leur taux élevé de prévalence du VIH ; parallèlement, les villes choisies en Afrique occidentale pour leur faible taux de prévalence ont été Cotonou (Bénin) et Yaoundé (Cameroun).

Entre les mois de juin 1997 et de mars 1998, des enquêtes ont été menées dans l'ensemble de ces quatre sites pour comparer :

  • Les caractéristiques du comportement sexuel - telles que l'âge du premier rapport sexuel et du mariage, le nombre de partenaires sexuels, les contacts avec les prostituées - qui sont susceptibles de déterminer le risque d'exposition à un partenaire infecté
  • Les cofacteurs - tels que l'utilisation de préservatifs, les autres maladies sexuellement transmissibles, la circoncision des hommes - qui sont susceptibles de déterminer le risque de transmission du VIH pendant les rapports sexuels.

Les cofacteurs - tels que l'utilisation de préservatifs, les autres maladies sexuellement transmissibles, la circoncision des hommes - qui sont susceptibles de déterminer le risque de transmission du VIH pendant les rapports sexuels. Dans chacun des pays dans lesquels l'étude a été menée, le comité national d'éthique - ainsi que d'autres comités d'éthique - a donné son agrément à la réalisation de l'étude. L'enquête auprès de la population générale effectuée dans chaque ville a été ciblée sur un échantillon pris au hasard composé de 1.000 hommes et de 1.000 femmes âgés de 15 à 49 ans. Les foyers ont été visités par une équipe d'enquêteurs et d'infirmiers ou de médecins. L'enquête auprès des professionnelles du sexe a été précédée par une cartographie de tous les endroits où les prostituées pouvaient être rencontrées et par un recensement du nombre de professionnelles du sexe présentes dans chaque lieu au moment du passage de l'équipe d'enquête, de sorte qu'un échantillon représentatif d'environ 300 prostituées a pu être sélectionné dans chaque ville.

Après avoir donné leur consentement verbal en toute connaissance de cause, les participants à l'étude ont été interrogés sur leurs caractéristiques socio-démographiques et leur comportement sexuel au moyen d'un questionnaire standard ; il leur a, en outre, été demandé de donner un échantillon de leur sang et de leur urine. Le dépistage du VIH a été réalisé de manière anonyme mais le résultat a été associé aux données de l'entretien et aux résultats des tests de dépistage en laboratoire du VIH et de la présence de maladies sexuellement transmissibles (MST), dont la syphilis, la blennorragie, l'herpès génital (HSV-2) et la trichomonase. Les participants à l'étude désireux de prendre connaissance de leur statut sérologique VIH ont été orientés vers un service de conseil pré et post dépistage gratuit. Les participants à l'étude présentant des symptômes et/ou des signes indiquant une MST ont été soignés.

* Le rapport complet de l'étude multi-sites a été déposé pour publication.

Résultats

Prévalence de l'infection à VIH

La prévalence de l'infection à VIH chez les hommes (âgés de 15 à 49 ans) était de 3 % à Cotonou, de 4 % à Yaoundé, de 20 % à Kisumu et de 23 % à Ndola. Concernant les femmes, les taux de prévalence étaient respectivement de 3 %, 8 %, 30 % et de 32 %.

Dans l'ensemble des sites, à l'exception de Cotonou, la prévalence globale était nettement plus élevée chez les femmes que chez les hommes. La différence la plus marquée entre les hommes et les femmes est apparue dans le groupe d'âge 15-19 ans à Kisumu et à Ndola. A Kisumu, plus de 3 % des garçons adolescents étaient infectés, contre 23 % des filles adolescentes. A Ndola, la prévalence du VIH dans ce groupe d'âge était de 4 % pour les garçons et de 15 % pour les filles.

Les taux d'infection à VIH chez les professionnelles du sexe était extrêmement élevés dans les deux sites à haute prévalence - près de 75 % à Kisumu et 68 % à Ndola - contre 33 % à Yaoundé et 57 % à Cotonou, taux relativement élevé. Globalement, 40 % des prostituées avaient 24 ans ou moins, les jeunes étant toutefois plus nombreuses - 56 % - à Ndola. Près de 25 % des prostituées de Ndola avaient moins de 20 ans.

Caractéristiques du comportement sexuel

Première relation sexuelle et mariage

Dans l'ensemble des sites, entre 97 et 99 % des hommes et des femmes âgés de 20 ans et plus ont déclaré avoir eu des rapports sexuels. Toutefois, dans le groupe d'âge 15-19 ans, la proportion de ceux ayant entamé une vie sexuelle allait de moins de 50 % à Cotonou à un peu plus de 70 % à Kisumu. Pour les hommes et les femmes, l'âge du premier rapport sexuel était le plus bas à Kisumu et le plus élevé à Cotonou. Concernant les jeunes filles, elles étaient beaucoup plus nombreuses à avoir eu leur première relation sexuelle avant 15 ans à Kisumu et à Ndola que dans les deux sites à prévalence faible.

Le pourcentage d'hommes et de femmes qui étaient actuellement mariés ou avaient déjà été mariés était nettement plus important à Kisumu et à Ndola que dans les sites à prévalence faible. De même, l'âge lors du premier mariage était nettement plus bas pour les hommes et pour les femmes à Kisumu et à Ndola qu'à Cotonou et à Yaoundé.

Taux de changement de partenaires

Le taux le plus élevé de changement de partenaires a été relevé à Yaoundé, où les hommes ont déclaré une moyenne de 10 partenaires pendant leur vie (contre 5 à Kisumu et 4 à Cotonou et à Ndola) et où les femmes ont déclaré 3 partenaires (contre 2 dans les trois autres sites). Les hommes et les femmes de Yaoundé qui n'ont jamais été mariés ont déclaré le nombre le plus élevé de partenaires non conjugaux au cours de l'année qui a précédé l'entretien, suivis par les hommes et les femmes de Kisumu. Chez les hommes actuellement mariés dans les sites à prévalence élevée, le nombre de partenaires hors mariage était inférieur à celui déclaré par les hommes mariés de Cotonou et de Yaoundé. Les femmes actuellement mariées ont déclaré très peu de relations hors mariage (de 1 % à 3 %) sauf à Yaoundé où 12 % des femmes ont indiqué avoir eu au moins une relation hors mariage au cours de l'année qui a précédé l'entretien.

Différences d'âge entre les partenaires non conjugaux

Les différences d'âge entre les partenaires non conjugaux étaient similaires à Cotonou, Yaoundé et Ndola mais nettement moins marquées dans le site à prévalence élevée de Kisumu. La différence d'âge entre les partenaires non conjugaux, telle que déclarée par les hommes, était de 4 ans à Cotonou et à Yaoundé, de 3 ans à Kisumu et de 4 ans à Ndola, le partenaire masculin étant le plus âgé. Toutefois chez les adolescentes mariées vivant à Kisumu et Ndola, plus le mari était âgé (et plus la différence d'âge était grande entre les partenaires), plus elles encouraient un risque important d'être infectées par le VIH.

Contacts masculins avec les professionnelles du sexe

La proportion d'hommes déclarant au moins un contact avec une professionnelle du sexe au cours de l'année précédente était de presque 7 % à Cotonou, 13 % à Yaoundé, près de 7 % à Kisumu et 11 % à Ndola. Lorsque l'analyse a été limitée aux hommes qui ont déclaré avoir des relations non conjugales au cours de l'année qui a précédé l'entretien, le pourcentage de ceux qui ont eu des contacts avec une prostituée s'est révélé nettement plus important à Ndola (plus de 32 %) qu'à Cotonou et à Kisumu (environ 15 %) et qu'à Yaoundé (près de 20 %).

Bien que les taux du VIH parmi les professionnelles du sexe aient tendance à être plus élevés dans les sites à haute prévalence, comme nous l'avons précédemment indiqué, un taux assez élevé a également été retrouvé chez les professionnelles du sexe de Cotonou. Toutefois, celles-ci ont plus souvent déclaré avoir utilisé un préservatif avec leur dernier client que dans les autres sites. Parmi les prostituées séropositives à Cotonou, 64 % ont déclaré avoir utilisé un préservatif avec leur dernier client, contre 34 % à Yaoundé, 50 % à Kisumu et 30 % à Ndola. Lorsque l'on confronte les données relatives à la prévalence du VIH et à l'utilisation de préservatifs avec la clientèle, il apparaît clairement que les clients de Ndola et de Kisumu sont plus exposés à l'infection à VIH que les clients vivant dans les villes à faible prévalence.

Utilisation du préservatif

Dans l'ensemble des sites, les hommes, en proportion relativement faible - allant de 21 % à Cotonou à 25 % à Ndola -, ont déclaré utiliser souvent ou toujours des préservatifs avec des partenaires non conjugaux. Les femmes vivant dans les villes à prévalence faible ont déclaré moins utiliser les préservatifs que les femmes vivant dans les sites à prévalence élevée.

Cofacteurs dans la transmission du VIH

Autres MST

La syphilis, MST qui occasionne des ulcères génitaux, s'est révélée de loin la plus prévalente à Ndola, puis à Yaoundé. D'après la sérologie, l'infection à HSV-2 (herpès génital) - autre MST occasionnant des ulcères - était plus courante dans les deux sites à haute prévalence que dans les deux autres sites. Considérée globalement, la prévalence des deux MST ulcératives était plus élevée à Ndola et à Kisumu. Les différences entre les sites étaient particulièrement importantes parmi les jeunes âgés de moins de 25 ans. Dans les quatre sites, le HSV-2 était fortement associé à un risque accru d'infection à VIH, à la fois chez les hommes et chez les femmes.

La prévalence de la blennorragie était dans l'ensemble faible et variable. La chlamydiose s'est révélée plus courante parmi les groupes d'âge les plus jeunes, notamment chez les filles, et la prévalence la plus élevée était enregistrée à Yaoundé, puis à Kisumu. Les taux les plus élevés de trichomonase étaient relevés chez les femmes à Kisumu et à Ndola (29 % et 34 %).

Circoncision des hommes

A Cotonou et à Yaoundé, pratiquement tous les hommes ont déclaré être circoncis ; parallèlement, à Ndola seuls 10 % des hommes étaient circoncis. A Kisumu, où le pourcentage global d'hommes circoncis était inférieur à 30 %, la prévalence du VIH était inférieure à 8 % chez les hommes ayant été circoncis avant leur premier rapport sexuel et de 25 % chez les hommes non circoncis. Dans une analyse multivariée, le fait d'être circoncis a été associé à un moindre risque d'infection à VIH.

Discussion

Dans notre étude, les seules différences de comportement sexuel qui permettent de distinguer Kisumu et Ndola de Cotonou et Yaoundé ont porté sur l'âge auquel les jeunes filles deviennent sexuellement actives et sur l'âge auquel les hommes et les femmes se marient pour la première fois. Comparées aux femmes vivant dans les sites à prévalence faible, les femmes de Kisumu et de Ndola étaient plus jeunes lors de leur première relation sexuelle et les personnes des deux sexes se mariaient plus précocement. A Kisumu, en outre, les adolescentes dont le mari était plus âgé risquaient plus d'être infectées par le VIH. En revanche, dans les sites à haute prévalence, les personnes interrogées n'ont pas déclaré de manière plus systématique de taux élevés de changement de partenaires, de contacts avec des professionnelles du sexe et de partenariats sexuels simultanés que dans les sites à prévalence faible. Il serait donc difficile de prétendre, à partir de ces données, que la divergence dans le taux de propagation du VIH entre les sites d'Afrique centrale et orientale et d'Afrique occidentale peut s'expliquer uniquement par des différences de comportement sexuel.

En outre, aucune preuve ne permet d'affirmer que les différences dans les souches de VIH-1 en circulation sont un facteur majeur dans le taux de propagation du VIH. Le sous-type A s'est révélé le sous-type le plus répandu aussi bien dans les sites à prévalence faible que dans l'un des sites à prévalence élevée.

L'étude est, toutefois, parvenue à découvrir l'existence d'une association entre des taux de VIH plus élevés et deux cofacteurs biologiques, ce qui donne à penser que ces derniers pourraient avoir contribué à accroître le risque de transmission du VIH pendant les rapports sexuels dans les sites à forte prévalence.

Des études précédentes avaient déjà établi que la transmission du VIH est facilitée par la présence d'une autre MST, notamment d'une MST occasionnant des ulcères génitaux. L'étude multi-sites a révélé qu'à Kisumu et à Ndola un nombre nettement plus important de personnes, notamment dans le groupe d'âge 15-24 ans, portait les traces sérologiques d'une infection actuelle ou ancienne liée à une MST ulcérative (syphilis ou herpès génital).

Ensuite, l'étude a relevé d'importantes différences entre les sites dans le pourcentage d'hommes circoncis. A Cotonou et à Yaoundé, villes où plus de 97 % des hommes sont circoncis, les taux d'infection à VIH se sont révélés plus bas qu'à Kisumu et à Ndola, où le pourcentage d'hommes circoncis se situe entre 10 et 30 %. Dans les sites à haute prévalence du VIH, en outre, près de 16 % des jeunes hommes de moins de 25 ans avaient eu une MST ulcérative, alors que dans les sites à prévalence faible ce chiffre n'est que de 6 à 8 %. L'absence de circoncision a donc été associée à des taux élevés aussi bien en ce qui concerne le VIH que les MST ulcératives, ces dernières accroissant à leur tour le risque de transmission du VIH.

Enfin, comment peut-on expliquer la prévalence dramatiquement élevée d'infection à VIH (15-23 %) chez les jeunes filles de moins de 20 ans à Kisumu et à Ndola ? Dans ces villes, les jeunes filles célibataires ont déclaré une moyenne de 1 à 1,5 partenaire sexuel pendant leur vie, dont on estime que 10 à 12 % sont infectés par le VIH. Or une étude qualitative distincte réalisée à Kisumu a mis en lumière l'existence de relations sexuelles précoces entre des jeunes adolescentes (mariées et célibataires) et des partenaires plus âgés (des hommes âgés de 25 ans et plus). Ceci donne à penser que les adolescentes qui ont participé à l'étude multi-sites pourraient avoir minimisé le nombre de leurs partenaires, notamment de partenaires non conjugaux âgés de plus de 25 ans. De tels hommes auraient bien pu exposer les jeunes filles au virus dans la mesure où la prévalence du VIH à Kisumu et à Ndola parmi ceux âgés de 25 ans et plus se situe entre 26 et 40 %.

Même si l'on prend ces facteurs en considération, il est difficile, toutefois, d'expliquer la prévalence élevée du VIH parmi les adolescentes. Pour que les jeunes filles aient été infectées aussi tôt après leur première relation sexuelle malgré un nombre relativement faible de rapports avec un partenaire infecté, il faut bien que les cofacteurs de transmission du VIH aient joué un rôle à ce niveau. A cet égard, il est important de rappeler que près de 50 % des jeunes filles du groupe d'âge 15-19 ans vivant à Kisumu et à Ndola avaient été exposées au virus de l'herpès génital et que près de 16 % avaient la syphilis.

En conclusion, les différences de comportement sexuel ne suffisent pas à expliquer les différences dans le taux de propagation du VIH entre les villes d'Afrique centrale et orientale et celles d'Afrique occidentale étudiées. En effet, les différences comportementales semblent être plus que compensées par les différences de risque de transmission du VIH.

Les implications de nos conclusions pour les mesures de prévention sont complexes. Par exemple, si de nouvelles études parviennent à démontrer que la circoncision des garçons est une pratique réellement protectrice, il serait important d'évaluer prudemment les avantages ainsi que les risques pratiques d'une telle procédure en fonction des conditions de terrain, y compris les risques d'infection et d'hémorragie. Concernant les MST ulcératives, alors que l'on peut guérir la syphilis, il n'existe pas de médicament permettant de guérir ou de réduire la transmission de l'herpès génital - qui est une infection virale à vie. Il est cependant possible de prévenir l'herpès en utilisant des préservatifs et la recherche avance dans la mise au point d'un vaccin.

D'autre part, nos conclusions ne doivent pas être interprétées comme une dénégation du rôle important que le changement de comportement sexuel et l'amélioration des soins des MST peut jouer pour inverser la courbe de propagation de l'épidémie de VIH. En premier lieu, même dans les sites étudiés dans lesquels la prévalence du VIH est dite « faible », les taux d'infection à VIH sont importants ; en outre, même dans les sites à prévalence élevée à peine 25 % des hommes ont déclaré utiliser souvent ou toujours des préservatifs lors de leurs rapports avec des partenaires non conjugaux. Les comportements à risque recensés dans les quatre sites exigent donc une action à grande échelle et durable pour promouvoir les préservatifs et les comportements sexuels à moindre risque, et pour diagnostiquer et traiter les MST guérissables. Ensuite, étant donné les niveaux élevés d'infection à VIH parmi les jeunes femmes de Kisumu et de Ndola, des interventions efficaces doivent être mises en place de toute urgence pour réduire leur vulnérabilité. Il faut faire prendre conscience aux jeunes filles qu'elles courent le risque considérable d'être infectées par des MST ulcératives, le VIH, ou les deux, pendant leurs tout premiers rapports sexuels, notamment avec un homme plus âgé qui risque beaucoup plus d'être infecté que les garçons de leur âge. Les jeunes filles devraient apprendre les compétences psychosociales nécessaires pour s'opposer aux demandes de rapports sexuels précoces, non désirés ou non protégés. Avant tout, dans la mesure où les hommes continuent de jouer un rôle dominant quant au choix et aux circonstances dans lesquels les rapports sexuels ont lieu, il faut donner la priorité aux programmes de promotion des changements de comportement sexuel qui leur sont destinés. La pression sociale devrait s'exercer sur les hommes plus âgés afin qu'ils ne forcent ou ne contraignent les jeunes filles à avoir des relations sexuelles, ou qu'ils ne les incitent en leur proposant des cadeaux de « protecteur ». Les rapports sexuels entre des partenaires ayant une grande différence d'âge exposent les jeunes filles à des risques mortels et alimentent l'épidémie de VIH.

***

Les membres du groupe d'étude sur l'hétérogénéité de l'épidémie de VIH dans les villes africaines sont : A Buvé (coordinateur), M Laga, E Van Dyck, W Janssens, L Heyndricks (Institut de Médecine Tropicale, Belgique) ; S Anagonou (Programme national de Lutte contre le SIDA, Bénin) ; M Laourou (Institut national de Statistiques et d'Analyses économiques, Bénin) ; L Kanhonou (Centre de Recherche en Reproduction humaine et en Démographie, Bénin) ; Evina Akam, M de Loenzien (Institut de Formation et de Recherche démographiques, Cameroun) ; S-C Abega (Université Catholique d'Afrique Centrale, Cameroun) ; Zekeng (Programme national de Lutte contre le SIDA, Cameroun) ; J Chege (The Population Council (Conseil pour la population), Kenya) ; V Kimani, J Olenja (Université de Nairobi, Kenya) ; M Kahindo (National AIDS/STD Control Programme (Programme national pour le contrôle du SIDA/des MST), Kenya) ; F Kaona, R Musonda, T Sukwa (Tropical Diseases Research Centre (Centre de recherche sur les maladies tropicales), Zambie) ; N Rutenberg (The Population Council (Conseil pour la population), USA) ; B Auvert, E Lagarde (INSERM U88, France) ; B Ferry, N Lydié (Centre français sur la Population et le Développement, France) ; R Hayes, L Morison, H Weiss, J Glynn (London School of Hygiene & Tropical Medicine (Ecole de Londres d'hygiène et de médecine tropicale), Royaume-Uni) ; NJ Robinson (Glaxo Wellcome, Royaume-Uni) ; (M Caraël (ONUSIDA, Suisse).

Pour plus de renseignements, veuillez contacter Anne Winter, ONUSIDA, Genève, (+41 22 791.4577)

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