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REPONSES LOCALES AU VIH/SIDA :
Programme Mondial
NOTE-CLE
L’équipe ONUSIDA chargée des réponses
locales assure le monitoring et l’analyse des systèmes
de réponses au VIH/SIDA existant de par le monde, et de
ces expériences, elle tire les principales leçons
qu’elle diffuse. Le document Note-clé -- mis à jour
chaque année par l’équipe -- reflète le niveau
général de compréhension des réponses
locales et leur application dans des contextes variés,
étant donné qu’il n’existe pas de modèle
universel.
En quoi consiste la « réponse
locale » au VIH/SIDA ?
« La population constitue
le sujet de la réponse à l’épidémie
du SIDA et non l’objet de nos interventions » (leçon
apprise dans la province de Phayao en Thaïland).
Une réponse locale au VIH/SIDA signifie
l’implication des gens là où ils vivent, à
leur domicile, dans leur entourage et sur les lieux de travail.
Pourquoi encourager une « réponse
locale » au VIH/SIDA ?
Ce que les individus décident de faire
et la manière dont ils se comportent est d’une importance
capitale dans la bataille contre l’épidémie. Dès
lors, on comprend facilement que les réponses doivent,
en premier lieu, être locales.
Quels sont les objectifs de la poursuite des
réponses locales au VIH/SIDA ?
Le but ultime de la poursuite des réponses
locales est de rendre les communautés locales capables
d’acquérir ce qu’on peut appeler des « compétences
par rapport au SIDA ». Cela signifie que les gens doivent
être à même d’appréhender la réalité
du SIDA et, en particulier, ils doivent :
- être correctement informés sur l’épidémie ;
- être capables d’évaluer adéquatement les
facteurs qui les exposent individuellement et collectivement
au risque d’infection ;
- agir de façon réduire le risque.
Le but final du processus est de réduire
la transmission du VIH et de permettre aux personnes vivant avec
le VIH, aussi bien que celles qui sont affectées, de jouir
d’une qualité de vie meilleure.
Partenariat local en matière de VIH/SIDA
Lorsqu’on n’a pas les moyens de réaliser
ses projets, le partenariat peut aider à améliorer
l’efficacité des réponses locales. Un tel partenariat
doit associer les groupes sociaux-cibles, les prestataires de
services et les facilitateurs.
Les Groupes sociaux-cibles sont
ceux dont les membres ont un rôle important à jouer
dans les activités de soins et de prévention du
VIH, soit parce qu’ils sont à risque d’infection, ou ont
été plus fortement affectés que d’autres,
ou pour d’autres raisons.
L’expérience de ces groupes est critique
pour le travail en partenariat. Les individus peuvent être
des membres de plusieurs groupes sociaux confondus. Par exemple :
les jeunes ( particulièrement les déscolarisés
et les sans emploi ) les femmes, les hommes, les personnes vivant
avec le VIH/SIDA, les membres de groupes professionnels spécifiques
tels que les professionnelles du sexe, les militaires, les mineurs,
les pêcheurs, les voyageurs au long cours.
Les prestataires de services peuvent être
des organes du Gouvernement ( y compris ceux du Gouvernement
local ), des Organismes non gouvernementaux ( ONG ), des groupes
à base communautaire, des groupes confessionnels. Ils jouent
un rôle important dans la fourniture de l’information, des
ressources et des services. Ils auront donc besoin d’évaluer
leurs compétences par rapport au SIDA et de prendre les
mesures qui s’imposent.
Les facilitateurs permettent et
facilitent l’interaction entre les différents partenaires
pour les réponses locales, en les aidant à devenir
plus compétents et à mobiliser plus de ressources.
Ils aident aussi les gens à articuler leurs opinions. Voici
quelques unes des tâches spécifiques des facilitateurs:
- Assister les individus et les communautés dans la mobilisation
des ressources tant techniques que financières;
- Aider au moyen de conseils à la mise en œuvre des projets
de lutte contre le VIH/SIDA ;
- Analyser les processus et les résultats des projets ;
- Aider les gens et les communautés à documenter
leurs expériences.
Quel est le type d’approche appropriée
pour les réponses locales au VIH/SIDA ?
Typiquement, la stratégie des réponses
locales au VIH/SIDA a quatre composantes :
- le développement des ressources humaines et des systèmes
de compétences par rapport au SIDA, en mettant en place
les intrants, les structures et les processus nécessaires
pour un partenariat local effectif;
- le développement des politiques et la création
d’un environnement favorable
à l’émergence des compétences
par rapport au SIDA ;
- la mobilisation des ressources locales et extérieures ;
- l’apprentissage par l’action et l’interaction entre les différents
groupes impliqués.
L’Apprentissage : élément-clé
du progrès
L’action et l’apprentissage, lorsqu’ils sont
complémentaires à tous les niveaux d’un pays, constituent
la clé du progrès dans les réponses locales.
Les groupes sociaux-cibles, engagés
dans le partenariat local, peuvent créer la confiance en
soi nécessaire au progrès à réaliser,
en partageant cette confiance et leurs expériences avec
d’autres groupes et communautés.
L’administration locale -- le premier
niveau de la gestion des programmes sectoriels --établira
la liaison entre les activités locales et nationales. Elle
évaluera la situation du VIH/SIDA et identifiera les groupes-cibles
pour la réponse au VIH/SIDA, fournissant un appui à
ces groupes. L’administration locale analyse, documente et dissémine
les leçons apprises à partir des réponses
locales.
Les Ministères du Gouvernement,
les ONG et le secteur privé pourraient capitaliser
les réponses locales jusqu’au niveau national en intégrant
les leçons apprises localement dans leur plan stratégique
et leur processus de réforme. Les Gouvernements, par exemple,
pourraient procéder par l’adoption des réformes
qui auront réussi le test au niveau local. De telles réformes
vont permettre d’étendre des réponses locales efficaces
et soutenues à travers le pays.
Les facilitateurs nationaux agissent comme
des intermédiaires entre les niveaux d’apprentissage local
et mondial. Ils aident les gens à documenter et à
échanger leurs expériences. Les leçons apprises
sont présentées dans des Notes-clé, des Notes
techniques et des études de cas.
Organismes internationaux
Un co-sponsor de l’ONUSIDA ou une agence donatrice
pourront se charger de mettre en place les initiatives en réponses
locales et les rendre effectives dans un pays donné. L’organisation
prend la responsabilité de l’appui financier et administratif
à l’implantation du programme.
Le Réseau International des Ressources
Techniques en réponses locales qui comprend des facilitateurs
nationaux et d’autres acteurs-clés en réponses locales
échangent leurs expériences à travers le
monde. Ils communiquent à travers une adresse électronique
(localreponse @unaids.org). Les membres de ce réseau se
rencontre face-à-face trois fois par an lors des réunions
techniques organisées pour obtenir un consensus sur les
leçons universelles tirées des réponses locales.
L’équipe-cadre pour les réponses
locales basée à Génève a comme
tâche spécifique de faciliter et de stimuler l’apprentissage
à partir des réponses locales. Elle intègre
les expériences locales dans un programme mondial et plaide
pour les changements de politique et de stratégie conformément
aux nouveaux enseignements.
Pour plus d’information, veuillez contacter
Dr. Jean-Louis Lamboray, Conseiller Principal auprès du
Directeur et Coordonnateur de Réponses Locales au VIH/SIDA
à l’adresse suivante : Département de Politique,
Stratégie et Recherche (PSR), ONUSIDA, 20 Avenue Appia,
Ch-1211, Génève 27, Suisse ; Tel : (41
– 22) 7914756 ; Fax : (41 – 22) 7914741 ; E-mail :
Lamborayj@unaid.org.
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